Dans l’œil de mon microscope : l’œil du dragon!

Une devinette?

Eh oui! Je ne vous avais pas fait part de photographies vues à travers l’œil de mon appareil binoculaire depuis belle lurette!

Cette semaine, je vous présente une image où l’on croit voir l’œil d’un dragon, qui nous fixe attentivement.

Quel invertébré se cachette derrière cette image ?

Pour répondre à cette question, joignez-vous à la Page Facebook DocBébitte (pour plus d’interactions avec les autres lecteurs!) ou encore inscrivez votre réponse dans la section « Commentaires » de la présente chronique. La réponse vous sera dévoilée lors de la prochaine publication DocBébitte!

Quel invertébré arbore une parure qui ressemble à un œil?

Pour l’amour des « bébittes » !

DocBébitte et une naïade de libellule

En cette semaine précédant la Saint-Valentin, pourquoi ne pas parler d’amour ?

Et, plus spécifiquement, l’amour des insectes et autres invertébrés !

Lors d’années précédentes, je m’étais amusée à vous parler de duos amoureux chez les invertébrés : par exemple, le tandem des libellules, ou encore les méthodes de reproduction de plusieurs organismes.

Cette année, je souhaitais aborder la question sous une note plus légère : notre amour ou passion pour les petites bêtes de ce monde !

Pour ce faire, pourquoi ne pas recueillir vos témoignages sur ce qui vous fait « vibrer » chez les insectes et autres invertébrés ?

Avez-vous des groupes ou espèces favoris ? Pourquoi les aimez-vous tant ? Que vous inspirent-ils ?

Si je puis me permettre de démarrer cet échange, je vous dirais que j’ai un faible tout particulier pour les naïades (stade aquatique de la nymphe) de plusieurs insectes aquatiques. J’aimerais vous parler en particulier des naïades de libellules.

Vous le savez peut-être déjà, le logo de DocBébitte (ce billet) représente une naïade de libellule. Qu’est-ce que ça signifie pour moi ? Et bien, il s’agit de mon milieu de prédilection : j’ai étudié et je travaille dans le domaine de l’écologie des eaux douces. De surcroît, j’adore l’eau : j’y passerais des heures et des heures, submergée à la recherche de nouvelles découvertes. Comme je le témoignais dans cette chronique, je me prenais même pour une sirène, plus jeune.

Quand j’ai découvert les insectes aquatiques lors de mes études, j’ai été très étonnée de savoir que tous ces organismes grouillaient sous les roches et dans le substrat des lacs et des rivières. Ce fut un formidable constat ! Un coup de foudre, quoi !

Et vous, en cette semaine de l’amour, saurez-vous nous dire quels invertébrés vous font tout particulièrement craquer ?

Écrivez vos récits soit dans les commentaires liés au présent blogue ou joignez-vous à la page Facebook DocBébitte pour plus d’interactions !

Au plaisir d’entendre vos récits !

Huit années de DocBébitte !

DocBébitte a huit ans !

C’est en effet le 27 janvier 2013 que je me suis lancée sur un tout nouveau blogue, dont la toute première chronique originale (publiée le lendemain) portait sur un fabuleux insecte aquatique, rien de moins !

Je n’aurais pu deviner que je serais encore au poste 8 ans plus tard.

Qui plus est, DocBébitte m’a permis d’entrer en contact avec une vaste palette d’amoureux de la nature dont vous faites partie !

Je profite de cet événement pour vous remercier de tout cœur pour votre intérêt et vos encouragements !

N’oubliez pas que vous pouvez aussi vous joindre aux aventures de DocBébitte sur cette page Facebook ou voir des vidéos DocBébitte sur cette chaîne YouTube.

Au plaisir de faire encore plusieurs années de route avec vous !

Caroline, alias DocBébitte  

DocBébitte a 8 ans!

Joyeuses fêtes 2020!

2020 est une année qui restera gravée dans la mémoire de bien des gens!

Plusieurs souhaitent tourner la page rapidement, alors que d’autres ont profité du temps épargné par le télétravail pour s’adonner encore plus à leurs passe-temps préférés… comme l’entomologie!

Où que vous soyez et peu importe ce que vous avez fait de 2020, je prends un petit moment pour vous souhaiter, chers lecteurs DocBébitte, collègues, parents et amis, de joyeuses fêtes avec votre petit cocon familial… ainsi qu’une nouvelle année remplie de santé, d’abord et avant tout!

Au plaisir de faire de nouvelles découvertes avec vous et de continuer à lire vos commentaires en 2021, que ce soit sur le présent blogue ou sur la page Facebook DocBébitte!

Caroline, alias DocBébitte

Ce criquet-lutin vous souhaite de joyeuses fêtes!

L’histoire d’une photo: le sphinx du gaillet

Il est fréquent que mes parents et amis me transmettent des photographies d’invertébrés à identifier.

Bien que je ne sois pas une entomologiste professionnelle, je m’amuse souvent à tenter d’identifier les individus croqués sur le vif. Cela me permet d’en apprendre davantage moi-même au sujet de groupes d’organismes que je n’ai pas encore rencontrés, puis de partager mes découvertes.

Il y a quelques jours, lorsque ma mère me transmit une photo d’une chenille qu’elle avait observée au début du mois de novembre, je sus immédiatement de quelle espèce il s’agissait.

C’était un joli arthropode coloré que je n’avais pas eu la chance d’observer moi-même jusqu’à maintenant: une chenille du sphinx du gaillet (Hyles gallii).

Chenille du sphinx du gaillet: la photo qui m’a inspiré la présente chronique!

D’assez grande taille, cette chenille peut atteindre 70 millimètres à maturité. Sa robe varie du beige au noir en passant par le vert. Elle est munie d’une corne rouge ou noire au bout de son abdomen, ce qui aide à l’identifier (la corne est une caractéristique propre à la famille des sphinx). Elle se reconnaît également par la présence de taches plus pâles sur ses segments abdominaux.

L’adulte quant à lui, constitue un fort joli papillon de taille moyenne (voir cette photo tirée de BugGuide).

Les plantes favorites de la chenille incluent des végétaux de la famille des onagracées, tels les épilobes, et des rubiacées, dont les gaillets, d’où le sphinx tire son nom. Selon Wagner 2005, les chenilles matures font toutefois moins la fine bouche et peuvent se délecter d’autres types de plantes.

Les habitats privilégiés par cette espèce comprennent les milieux ouverts ou semi-ouverts tels que les champs, les prés abandonnés, les friches, les milieux humides ou les tourbières.

Selon Handfield 2011, les plantes hôtes de cette espèce sont communes et répandues sur le territoire du Québec, faisant en sorte que les adultes sont sans doute plus communs que ce que laissent paraître les données. En effet, ce dernier indiquait que les adultes étaient plutôt occasionnellement rencontrés au Québec, affirmation appuyée par Beadle et Leckie en 2012 concernant leur situation en Amérique du Nord. Cependant, Normandin mentionne dans son ouvrage publié en 2020 que cette espèce est commune; il faut croire que l’avancement de la science a permis de cumuler davantage d’informations, au courant des dernières années, sur la présence de cette espèce au Québec.

La période de vol des adultes s’étale de la fin du mois de mai à la première semaine d’août. Pour ce qui concerne les chenilles, on peut les voir se déplacer de la mi-août à la fin du mois d’octobre, période à la fin de laquelle elles se chercheront un refuge pour passer l’hiver. Pour ce faire, elles s’enfouiront dans le sol meuble, y effectueront leur métamorphose et traverseront les rigueurs de l’hiver sous forme de chrysalide.

La chenille que ma mère a photographiée au début du mois de novembre devait en être à ses derniers déplacements avant l’hiver.

Espérons qu’elle se soit trouvé un refuge et qu’on puisse l’observer sous forme adulte au printemps venu!

Pour en savoir plus

  • Beadle, D. et S. Leckie. 2012. Peterson field guide to moths of Northeastern North America. 611 p.
  • Bug Guide. 2005. Species Hyles gallii – Galium Sphinx – Hodges#7893. https://bugguide.net/node/view/31976 (page consultée le 13 décembre 2020).
  • Dubuc, Y. 2007. Les insectes du Québec. 456 p.
  • Handfield, L. 2011. Guide d’identification – Les papillons du Québec. 672 p.
  • Leboeuf, M. et S. Le Tirant. 2018. Papillons de nuit et chenilles du Québec et des Maritimes. 335 p.
  • Normandin, E. 2020. Les insectes du Québec. 620 p.
  • Wagner, D.L. 2005. Caterpillars of Eastern North America. 512 p.
  • Wikipédia. 2019.