Les antennes des insectes constituent des organes de grande importance. Elles détectent une vaste palette de signaux incluant les odeurs, les sons, les phéromones et les mouvements.
Certains insectes, comme la punaise d’eau géante dont j’ai récemment parlé, arborent de si petites antennes qu’elles ne sont pas visibles à l’œil nu. D’autres possèdent des antennes très longues comparativement à la taille de leur corps. C’est le cas de l’insecte de cette semaine, dont une toute petite partie vous est exposée. Savez-vous de qui il s’agit?
Vous pouvez répondre à cette devinette en vous joignant à la Page Facebook DocBébitte ou encore en inscrivant votre réponse dans la section « Commentaires » de la présente chronique. L’invertébré-mystère vous sera dévoilé lors d’une prochaine publication DocBébitte!
Pour le temps des fêtes, je me suis amusée à faire imprimer des calendriers inédits DocBébitte que j’ai distribués à quelques parents. Il m’en reste un que j’aimerais faire tirer parmi vous, parents, amis et collègues fidèles!
Vous souhaitez mettre la main sur ce calendrier DocBébitte (voir photographies ci-jointes)?
Voici comment participer :
Vous devez posséder une adresse postale au Québec, où je pourrai vous envoyer le calendrier*;
Pour vous inscrire, me transmettre votre prénom et nom, ainsi qu’une adresse courriel où vous joindre si vous gagnez en suivant ce lien (Formulaire Google);
Vous inscrire avant le samedi 7 janvier à 23h59.
Le tirage aura lieu le 8 janvier prochain! D’ici là, bonne chance et passez une belle année 2017!
Caroline, alias DocBébitte
*SVP noter que je me dégage de toute responsabilité liée à un bris lors du transport par Postes Canada. Merci pour votre compréhension.
L’année 2016 fut riche en découvertes entomologiques. Espérons que 2017 nous réservera également de belles surprises!
En ces temps de réjouissances, j’en profite pour vous souhaiter de très joyeuses fêtes. On se revoit en 2017 pour, je l’espère, une autre année remplie de chroniques et d’anecdotes sympathiques!
Caroline, alias DocBébitte
Ce lutin vert bien particulier vous souhaite de joyeuses fêtes!
Les pièces buccales de certains insectes sont faites pour transpercer les plantes coriaces, d’autres insectes ou… la peau! L’insecte-mystère de la semaine possède un rostre impressionnant s’apparentant (ou presque) à une seringue!
À cet effet, j’ai deux devinettes pour vous cette semaine. Saurez-vous me dire :
De qui s’agit-il?
Que transperce-t-il avec cet appendice?
Vous pouvez répondre à ces questions en vous joignant à la Page Facebook DocBébitte ou encore en inscrivant votre réponse dans la section « Commentaires » de la présente chronique. L’invertébré-mystère vous sera dévoilé lors de la prochaine publication DocBébitte!
Ce rostre sert-il à piquer les doigts inquisiteurs?
En 2013, j’écrivais deux chroniques dans le cadre desquelles je me prenais pour une critique littéraire. J’avais fait le portrait de neuf livres portant sur les insectes et autres invertébrés, question de vous aider à faire le choix entre différents ouvrages d’intérêt. Pour en savoir plus, suivre ces liens :
Je récidive, trois années plus tard, avec quelques nouveaux documents en main. Bien sûr, j’ai également quelques bouquins que je n’ai pas encore eu le temps de lire – Madame est occupée – et qui pourront faire l’objet de suggestions futures. Entretemps, je vous entretiens au sujet de trois ouvrages que j’apprécie vivement. À noter que vous pouvez aussi lire cette chronique au sujet d’une nouvelle clé québécoise d’identification des naïades et exuvies de libellules – un autre volume qui s’achète bien pour Noël!
Anecdotes croustillantes vous attendent dans le livre de Stewart (2011)
Le premier ouvrage s’intitule « Wicked Bugs » (Traduction maison : Bibittes malignes!) par Amy Stewart (2011). Il s’agit d’un recueil relatant de nombreuses histoires et anecdotes au sujet d’invertébrés étonnants, dérangeants, voire, selon l’auteure, « diaboliques »! Ainsi, vous apprendrez comment des coquerelles ont contaminé par l’hépatite les habitants d’un développement immobilier entier dans les années 1940 ou encore comment des bombes bourrées de puces transmettant la peste ont été conçues par les Japonais lors de la seconde Guerre mondiale et testées sur des communautés locales! Il y est aussi question des phobies : une quinzaine de phobies liées aux insectes y sont nommées dont la « Cnidophobie », la peur des piqûres d’insectes, ou encore la « Helminthophobie », qui est la peur maladive d’être infesté par des vers parasites! Qui aurait cru que cette phobie était courante au point de lui attribuer un nom?
Outre les invertébrés qui nous font frissonner, le livre en question porte aussi un regard sur d’autres individus qui génèrent des dommages à nos propriétés matérielles. Un portrait des invertébrés qui se nourrissent de nos précieux livres y est effectué, de même que celui d’une sorte de coléoptère qui gruge le bois dans les murs des demeures et qui laisse connaître sa présence par des « clics » nocturnes continus… de quoi à rendre fou tout insomniaque.
Ce livre n’est pas fait pour les lecteurs qui éprouvent déjà une certaine crainte des invertébrés. Si, toutefois, vous êtes capables de prendre le tout avec un grain de sel, vous vous amuserez sans aucun doute à savourer les anecdotes tantôt morbides, tantôt cocasses offertes par l’auteure.
3. Planches (haut) et descriptions (bas) du guide de Handfield (2011)
Le second livre que je vous suggère est rédigé par un auteur québécois : « Les papillons du Québec » par Louis Handfield (2011). Cet ouvrage constitue une vraie mine d’or d’information tant au sujet des papillons diurnes que nocturnes retrouvés au Québec. Vous cherchez à identifier un papillon que vous avez collecté ou pris en photo? Les planches disposées à la fin du livre présentent 1521 espèces retrouvées au Québec. Presque tout ce qui reste du bouquin est réservé à la description des espèces : nom latin et français (s’il y a lieu), observations par mois et par région du Québec, habitats fréquentés, espèces semblables et notes pertinentes.
L’auteur se permet même plusieurs anecdotes. À titre d’exemple, c’est grâce à ce document que j’appris que la chenille de la livrée des forêts, lors d’une épidémie en Abitibi, était devenue abondante à un point tel qu’elle avait causé des accidents de la route! En effet, les chenilles se retrouvaient écrasées par millier sur les routes, rendant ces dernières glissantes pour les véhicules s’y aventurant!
La première partie du guide fournit maints renseignements pertinents sur la capture et la conservation des papillons, allant des méthodes à utiliser pour les attraper jusqu’au matériel nécessaire pour les épingler et les préserver. En outre, que vous vous intéressiez aux papillons diurnes ou nocturnes du Québec, ce livre s’avère un incontournable!
Jolies images côtoient des descriptions utiles dans Evans (2014)
Le dernier ouvrage dont je veux vous entretenir s’intitule « Beetles of Eastern North America » publié en 2014 par Arthur V. Evans (un auteur dont j’avais déjà parlé ici). Vous aimez les jolis coléoptères et souhaitez en apprendre davantage à leur sujet? Le livre de Evans compte 1406 espèces de ces insectes retrouvés dans l’est de l’Amérique du Nord. Il comporte des photographies couleur à couper le souffle, lesquelles sont accompagnées de descriptions sur les comportements, caractéristiques morphologiques et habitats des espèces croquées sur le vif.
Comme la plupart des guides de ce genre, la première partie se consacre à expliquer la morphologie des coléoptères, ainsi que leur mode de vie (incluant la métamorphose, les comportements alimentaires et les soins parentaux). Elle présente également une clé d’identification des familles vulgarisée facilitant la navigation : on parvient souvent à mieux cerner à quelle famille on fait affaire (plus facile lorsqu’on parle de spécimens conservés, mais cela est aussi possible pour les photographies lorsque de nombreux angles sont couverts).
Il en demeure que ce qui ressort le plus de cet ouvrage, ce sont les très belles photos qu’il contient. L’amateur en sera enchanté et devrait également apprécier la quantité relativement importante (par rapport à d’autres écrits similaires) d’espèces qu’il contient!
Voilà qui termine ma troisième critique littéraire! En espérant que cette dernière vous sera utile pour choisir des cadeaux de Noël à des entomologistes amateurs que vous aimez… Ou encore pour proposer de petits présents pour vous-mêmes!
Pour en savoir plus
Evans, A.V. 2014. Beetles of Eastern North America. 560 p.
Handfield, L. 2011. Guide d’identification – Les papillons du Québec. 672 p.