Youpi! Les insectes sont sortis et voici venu le moment de sortir nos appareils photo pour photographier nos fascinants insectes et invertébrés québécois.
J’invite, comme chaque année, photographes néophytes ou aguerris à nous faire découvrir les petites bêtes invertébrées de leur environnement en nous transmettant leurs coups de cœur!
Je désigne le concours annuel « d’amical » parce que ce sont les lecteurs de DocBébitte qui seront invités à voter, à la fin de l’été, pour leur photo préférée.
Le « prix » en est un également fort simple : la photo élue favorite du public se verra mise en vedette dans le cadre d’une chronique qui portera sur l’invertébré croqué sur le vif.
Comment participer ?
Premièrement, suivez ces règles:
Les invertébrés doivent avoir été photographiés au Québec ou pouvoir y être retrouvés (aire de répartition incluant le Québec);
S’il y a des personnes que l’on peut reconnaître sur vos photographies, assurez-vous d’avoir leur consentement avant de me transmettre ces dernières, car elles se retrouveront sur Internet (blogue DocBebitte.com);
Les photographies n’ont pas besoin d’avoir été prises pendant l’année 2024. Vous pouvez fouiller dans vos archives!
Ensuite, transmettez vos clichés en suivant ces instructions :
Soumettre un maximum de deux (2) photos par personne;
Avoir une résolution minimale suffisante (1200 pixels ou plus sur le bord le plus long);
Fournir, pour chaque photo soumise, les informations suivantes :
Prénom et nom de l’auteur de la photographie;
Endroit où la photo a été prise (exemple : Trois-Rivières, Québec);
Le nom de l’invertébré photographié, si connu.
Apposer votre signature personnalisée à la photo si vous en avez déjà une. Sinon, je me chargerai d’ajouter moi-même votre nom sur ces dernières;
Transmettre vos photos à Docbebitte@outlook.fr d’ici le 13 septembre 2024. Un accusé de réception de vos photos vous sera transmis; prévoir 1 à 3 semaines environ.
Concernant les photographies soumises
Votre cliché a reçu le plus de votes? Je m’engage à publier une chronique consacrée à l’invertébré qui y figure, incluant la photographie gagnante en tête de chronique (et crédits photo associés). Bref, vous serez mis en vedette!
Pour les autres clichés soumis, ils se retrouveront dans la banque de photos DocBébitte et pourraient, qui sait, être utilisés dans le cadre de futures chroniques ou vidéos (accompagnés des crédits photo, bien sûr)!
Un appel aux votes sera effectué auprès des lecteurs DocBébitte après la date limite de soumission.
À vos marques, prêts, photographiez!
Sortez photographier les invertébrés… comme cette DocBébitte concentrée!
La magie des fêtes s’est déjà installée parmi nous!
Les chansons de Noël retentissent un peu partout où l’on va et la neige recouvre enfin le sol de son manteau blanc.
Il est venu… non pas le divin enfant, mais le temps de faire tirer le seul et unique calendrier DocBébitte! Qui aura la chance de le remporter cette année?
Vous le savez déjà, DocBébitte est une initiative réalisée sur mon temps personnel, pour le plaisir d’apprendre et de partager mes apprentissages. Ainsi, le calendrier en est un inédit que j’offre en cadeau seulement à quelques membres de mon entourage – il n’est pas en vente, ne le cherchez pas dans un magasin près de chez vous!
Néanmoins, comme les années précédentes, j’offre une version à un lecteur chanceux qui sera choisi par le hasard!
Voici comment participer :
Vous devez posséder une adresse postale au Québec, où je pourrai vous envoyer ledit calendrier*;
Pour vous inscrire, écrivez-moi à DocBebitte@Outlook.fr en indiquant que vous souhaitez participer au tirage du calendrier 2024;
Veuillez vous inscrire avant le dimanche 24 décembre à 23h59.
Le tirage (un seul calendrier est à tirer) aura lieu dans les jours qui suivront ! D’ici là, bonne chance et je vous souhaite de très joyeuses fêtes!
Caroline, alias DocBébitte
*Veuillez noter que je me dégage de toute responsabilité liée à un bris lors du transport par Postes Canada. Merci pour votre compréhension.
Recto et verso du calendrier DocBébitte 2024… Qui sera le chanceux ou la chanceuse?
Ça y est : vous avez voté pour votre photo préférée de 2023!
Cette année, j’ai reçu un grand nombre de votes témoignant du fait que vous avez fait circuler toutes les belles photos du concours 2023 dans vos réseaux.
D’ailleurs, sur un des partages effectués, j’ai eu le plaisir de lire ce commentaire : « Toutes les photos sont vraiment cool et belles. Ça donne un beau point de vue sur ce merveilleux monde auquel on ne porte pas beaucoup d’attention. »
Objectif atteint! C’est la raison d’être du concours amical, de mettre en lumière ces fabuleux insectes (et autres invertébrés)!
Mais qui, au juste, a remporté le concours amical de 2023?
Il s’agit de Mylène Roy et son cliché d’une vivipare chinoise.
Félicitations à Mylène Roy qui a remporté le concours amical 2023!
Mention honorable à Jean-Michel Nadeau pour son joli sphinx colibri.
Chose promise, chose due, ladite photo est mise en vedette dans la présente chronique et je m’affairerai à vous parler dans quelques instants de cet invertébré à statut particulier.
Or, avant de commencer, j’aimerais chaleureusement remercier tous les participants qui nous ont fait voir de beaux invertébrés que l’on peut retrouver au Québec.
En particulier, j’offre une mention honorable pour la photographie « Sphinx colibri » de Jean-Michel Nadeau, qui s’est hissée sur la seconde marche du podium. Ce tout joli papillon en a charmé plus d’un!
La vivipare chinoise de Mylène Roy
La photo gagnante de 2023 présente un organisme au statut particulier : il s’agit d’une espèce exotique envahissante. Elle témoigne du fait que ces dernières sont bel et bien établies parmi nous. Hélas!
L’ironie du sort, c’est que, au moment où j’ai découvert la photographie gagnante, je venais de quitter un congrès international axé sur la biodiversité. Ce congrès mettait en lumière plusieurs facteurs contribuant au déclin global dans la biodiversité, parmi lesquels figuraient les espèces exotiques envahissantes. J’ai parlé du déclin dans la biodiversité, un sujet qui pique vivement ma curiosité, dans cette précédente capsule, si vous souhaitez en savoir plus.
Cela étant dit, qu’en est-il de la vivipare chinoise (Cipangopaludina chinensis)?
Lors de la soumission de sa photo, Mme Roy me précisait que le spécimen provenait du lac Champlain. C’est également Mme Roy qui a identifié l’espèce sur la photo – espèce que je ne connaissais pas encore pour ma part, bien que je m’intéresse beaucoup aux milieux aquatiques. Je peux donc vous dire que j’étais très curieuse d’en apprendre plus sur le sujet!
Concernant sa répartition, le site Faune-MELCCFP (2023) précise justement que l’espèce a été rapportée dans le sud de Montréal et dans le bassin versant du lac Champlain. Selon la même source, on la rencontre ailleurs au Canada, notamment dans le sud et l’est de l’Ontario, y compris le lac Érié, ainsi qu’en Colombie-Britannique et en Nouvelle-Écosse.
Pour ma part, j’avais pris en photo une affiche, lors d’une visite à l’automne 2022 à Les Trois Lacs, près de Val-des-Sources, qui indiquait que cette espèce s’y retrouvait. Malheureusement, elle a aussi été repérée dans le lac Matapédia, en Gaspésie, à l’été 2023 (Radio-Canada Ohdio, 2023).
La vivipare chinoise et la vivipare géorgienne ont élu domicile à Les Trois Lacs, un de plusieurs sites envahis au Québec.
Comme on le voit sur la photo de Mme Roy, la vivipare chinoise est un fort gros escargot qui peut atteindre une longueur de 7 cm. Il semble qu’une autre espèce, Heterogen japonica (pas de nom français dans les sources que j’ai consultées) puisse ressembler à la vivipare chinoise, bien que la coquille de cette dernière soit plus allongée. Sur iNaturalist, il n’y avait pas encore d’occurrences notées pour le Québec, mais on voit qu’elle est introduite aux États-Unis et est maintenant aux portes du Canada, au sud de l’Ontario.
La vivipare géorgienne, qui est un autre envahisseur de bonne taille présent au Québec, se distingue par sa couleur plus pâle, affichant une teinte beige avec une ligne brunâtre qui serpente autour de la spirale de la coquille. Elle se démarque de la vivipare chinoise mature, qui présente des tons plus sombres allant du vert olive, au brun verdâtre et même au brun rougeâtre.
La vivipare chinoise vit en eau douce, de 20 cm jusqu’à 3 mètres de profondeur, dans les milieux à débit faible ou nul, où le substrat est meuble (boueux ou limoneux). Il peut s’agir de rivières, d’étangs, de lacs ou même de fossés en bordure des routes. Sa durée de vie est de quatre à cinq ans.
Comme toute espèce exotique envahissante, il s’agit d’une espèce tolérant un vaste éventail de conditions environnementales. Ainsi, elle tolère un grand gradient de températures (0 à 30 °C), de conditions environnementales (dont des milieux pollués), survit aux hivers froids et peut supporter une exposition prolongée à l’air libre (résiste à la dessiccation).
La femelle peut produire annuellement jusqu’à 65 rejetons. Selon Mme Chalifour, interviewée par Radio-Canada Ohdio (2023), elle a pour particularité de garder ses rejetons dans sa coquille et de les relâcher peu à peu, des mois de mai à octobre. Ces derniers, d’une taille d’environ 5 mm, sont déjà entièrement formés avec leur toute petite coquille.
Notre gastéropode est originaire de l’Est de la Russie et du Sud-Est asiatique. Il aurait été introduit au Canada et aux États-Unis par plusieurs biais : commerce associé à l’aquariophilie et aux jardins d’eau, introduction comme ressource alimentaire, et transport vers de nouveaux sites par les plantes aquatiques demeurées accrochées aux embarcations et équipements associés.
Au Québec, sa présence a été notée pour la première fois en 2003… dans le lac Champlain! L’observation de Mme Roy n’est donc pas une surprise, malheureusement!
Comme la vivipare chinoise est de grande taille et qu’elle peut atteindre d’impressionnantes densités – 40 individus par mètre carré –, elle peut avoir d’importantes répercussions sur son environnement. Par exemple, à cause de sa taille et de son abondance, elle peut obstruer les prises d’eau et constituer une nuisance aux baigneurs par l’amoncellement de ses coquilles sur les berges et les fonds sableux.
De plus, comme elle mange les algues qu’elle racle sur divers substrats, elle peut contribuer au déclin dans la biodiversité et l’abondance de cette ressource, qui est à la base de plusieurs chaînes alimentaires aquatiques. Ainsi, elle diminue la quantité de nourriture disponible pour les autres espèces d’escargots indigènes ou pour d’autres brouteurs aquatiques.
Une chose que j’ai souvent remarquée, œuvrant dans le domaine de l’environnement, c’est qu’il est difficile de se débarrasser d’une espèce exotique envahissante une fois qu’elle s’est installée. En ce qui concerne la vivipare chinoise, je trouve peu de conseils pour s’en départir, hormis une note sur l’utilisation du sulfate de cuivre qui permettrait de contrôler certaines espèces envahissantes d’escargots. Toutefois, l’ajout de produits en milieux aquatiques est un sujet délicat : ils ont le potentiel d’affecter d’autres espèces non ciblées et leur utilisation nécessite par conséquent un examen minutieux.
En outre, d’après les sources consultées, la méthode privilégiée pour contrer la propagation des vivipares chinoises semble davantage être de prévenir leur introduction sur de nouveaux sites. Cela implique des mesures telles que le nettoyage des embarcations, des remorques et des équipements associés avant de changer de plan d’eau. De plus, il est recommandé de s’abstenir de vidanger des produits d’étangs ou d’aquariophilie, comme des plantes aquatiques, dans les milieux naturels. Il est aussi pertinent d’apprendre à identifier ces gastéropodes et de signaler leur présence aux autorités concernées ou aux acteurs du milieu, comme les organismes de bassins versants, s’ils sont repérés. En cas de doute, prenez des photos!
Enfin, j’entends certains d’entre vous demander : peut-on les manger? Avouez que ce serait une bonne façon de diminuer leurs populations!
Sachez que la vivipare chinoise figure au menu depuis des millénaires en Asie. Néanmoins, mes lectures m’apprennent que cet escargot pourrait transmettre des vers parasitaires intestinaux aux personnes qui le consomment. Bien que cela soit avéré en Asie, il est encore inconnu, au moment d’écrire ces lignes, si cela peut être le cas en Amérique du Nord. Bref, si vous aviez l’intention de vous cuisiner des escargots à l’ail, il serait plus prudent d’opter pour une autre espèce… du moins pour l’instant!
Voilà qui termine la chronique mettant en vedette la photo gagnante du concours de 2023! Je remercie à nouveau les participants, mais aussi toutes les personnes qui ont pris le temps de voter. Et félicitations encore une fois à Mylène Roy de nous avoir fait découvrir un nouvel organisme – cette fois-ci avec un statut d’espèce envahissante – malheureusement bien établi au Québec!
La période de soumission des photos pour le 11e concours amical a maintenant pris fin et c’est l’heure de passer au vote !
Chaque année, je suis agréablement surprise par la belle diversité que nous avons au Québec. Et les photos de nos candidats de 2023 en témoignent : cigales, mille-pattes, chenilles, araignées, coléoptères colorés… et j’en passe !
Nous avons aussi droit à des espèces introduites, des espèces rares, plusieurs scènes de prédation et même une coquine scène d’accouplement !
Ce sont 29 clichés qui se disputeront la première place sur le podium. Le prix : une chronique mettant en vedette la photographie gagnante !
Les photographies en lice sont classées par ordre alphabétique d’ordre d’invertébrés (de Araneae à Orthoptera) et sont numérotées en conséquence.
Retenez bien ce numéro, car c’est à vous, chers lecteurs, qu’incombe la tâche de trancher pour votre photo « coup de cœur » ! Que ce soit pour l’aspect artistique de la photographie, pour son caractère inusité, parce que vous avez un faible pour l’invertébré mis en vedette… ou tout simplement pour encourager le photographe associé, laissez libre cours à votre cœur ! Après tout, il s’agit d’un concours amical !
Chaque personne a droit à un vote. Si vous avez soumis une photographie au concours, vous avez également droit de vote.
Comment voter ? Remplissez le formulaire de vote situé tout au bas de la présente publication (sous les photographies candidates).
C’est maintenant à votre tour de jouer! Il ne vous reste plus qu’à admirer les photographies ci-dessous et soumettre votre vote. Vous avez jusqu’au vendredi 13 octobre 2023 pour voter. Bonne chance à tous!
Cliquez sur une photographie pour accéder à la galerie et visionner les photos pleine grandeur (en mode carrousel).
Vous l’avez deviné : c’est le temps de sortir vos appareils photo et prendre des clichés de nos beaux insectes et invertébrés québécois.
Comme chaque année, j’invite photographes néophytes ou aguerris à nous faire découvrir les petites bêtes invertébrées de leur environnement en me transmettant leurs coups de cœur !
Je désigne le concours annuel « d’amical » parce que ce sont les lecteurs de DocBébitte qui seront invités à voter, à la fin de l’été, pour leur photo préférée.
Le « prix » en est un également fort simple : la photo élue favorite du public se verra mise en vedette dans le cadre d’une chronique qui portera sur l’invertébré croqué sur le vif.
Comment participer ?
Premièrement, suivez ces règles:
Les invertébrés doivent avoir été photographiés au Québec ou pouvoir y être retrouvés (aire de répartition incluant le Québec);
S’il y a des personnes que l’on peut reconnaître sur vos photographies, assurez-vous d’avoir leur consentement avant de me transmettre ces dernières, car elles se retrouveront sur Internet (blogue DocBebitte.com);
Les photographies n’ont pas besoin d’avoir été prises pendant l’année 2023. Vous pouvez fouiller dans vos archives!
Ensuite, transmettez vos clichés en suivant ces instructions :
Soumettre un maximum de deux (2) photos par personne;
Avoir une résolution minimale suffisante (1200 pixels ou plus sur le bord le plus long);
Fournir, pour chaque photo soumise, les informations suivantes :
Prénom et nom de l’auteur de la photographie;
Endroit où la photo a été prise (exemple : Trois-Rivières, Québec);
Le nom de l’invertébré photographié, si connu.
Apposer votre signature personnalisée à la photo si vous en avez déjà une. Sinon, je me chargerai d’ajouter votre nom sur ces dernières;
Transmettre vos photos à Docbebitte@outlook.frd’ici le 15 septembre 2023. Un accusé de réception de vos photos vous sera transmis dans les jours qui suivent votre envoi.
Concernant les photographies soumises
Votre cliché a reçu le plus de votes ? Je m’engage à publier une chronique consacrée à l’invertébré qui y figure, incluant la photographie gagnante en tête de chronique (et crédits photo associés). Bref, vous serez mis en vedette !
Pour les autres clichés soumis, ils se retrouveront dans la banque de photos DocBébitte et pourraient, qui sait, être utilisés dans le cadre de futures chroniques ou vidéos (accompagnés des crédits photo, bien sûr) !
Un appel aux votes sera effectué auprès des lecteurs DocBébitte après la date limite de soumission.
À vos marques, prêts, cliquez !
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