Gagnant du concours 2026 : la demoiselle à taches apicales par Raphaël Pratte

Roulement de tambour!

Voici venu le moment de dévoiler la photographie gagnante du 14e concours amical de photographie d’invertébrés du Québec!

Cette année, 29 magnifiques clichés étaient en lice. Vous avez eu l’occasion d’admirer toutes sortes de petites bêtes, des papillons aux coléoptères, en passant par quelques insectes aquatiques. Et c’est une élégante demoiselle – à demi embusquée – qui a conquis vos cœurs et obtenu le plus de votes!

La photographie gagnante est celle d’une demoiselle à taches apicales (Calopteryx aequabilis), immortalisée par Raphaël Pratte au parc de la Gatineau. Toutes mes félicitations, Raphaël!

La photographie gagnante: demoiselle à taches apicales par Raphaël Pratte. Félicitations!!!
Mention honorable à Antoine Lantin pour la deuxième place!

Un immense merci également à tous les participants qui nous ont fait découvrir d’intrigants et beaux invertébrés, ainsi qu’à toutes les personnes qui ont pris le temps de voter.

En particulier, j’offre une mention honorable pour la photographie d’un sphex à tache orangée (A. procera) par Antoine Lantin, qui s’est hissée sur la seconde marche du podium. La composition de la photo était splendide!

Chose promise, chose due : attardons-nous maintenant à l’insecte vedette!

Démasquée par la lumière!

Raphaël avait intitulé l’envoi de sa photo ainsi : « Démasquée par la lumière »!

Bien qu’une bonne partie de l’insecte soit cachée sur le cliché de Raphaël, on devine en effet une délicate libellule colorée.

La demoiselle à taches apicales (aussi retrouvée dans certains ouvrages sous le nom de caloptéryx tacheté) a en effet de quoi attirer le regard. Son corps possède des reflets métalliques verdâtres et ses ailes ont les extrémités foncées – une des sources consultées mentionne qu’on dirait qu’elles ont été trempées dans l’encre noire.

Elle appartient aux caloptérygidés, une famille de demoiselles (sous-ordre des zygoptères) composée de plusieurs individus arborant des reflets métalliques. J’avais déjà écrit sur l’une des espèces couramment rencontrées au Québec : la demoiselle bistrée (Calopteryx maculata).

D’une longueur d’environ cinq centimètres, la demoiselle à taches apicales compte parmi les plus grandes demoiselles que l’on peut observer au Québec.

Distinction entre le mâle (à gauche) et la femelle (à droite).

Il y a une différence de coloration entre le mâle et la femelle. Le mâle a un corps vert métallique éclatant, parfois d’apparence bleutée, et le bout de ses ailes est noir. La femelle, quant à elle, est généralement plus bronzée. Ses ailes sont ombrées et ponctuées de petites taches blanches situées près des extrémités. Leurs extrémités peuvent également être plus foncées, comme chez le mâle, mais le contraste est moins saisissant.

On rencontre cette charmante libellule principalement le long des rivières et des ruisseaux à courant lent à modéré. Les mâles y défendent de petits territoires, notamment aux endroits propices à la ponte.

En matière de séduction, le mâle ne se contente pas d’attendre passivement la visite d’une femelle. Il lui offre une véritable parade nuptiale, avec des vols de démonstration, des battements d’ailes et des soulèvements d’abdomen qui mettent en valeur ses couleurs. Voilà un prétendant qui sait se faire remarquer!

La femelle n’est pas en reste côté prouesses. Pour pondre ses œufs dans les tissus de végétaux aquatiques, elle peut s’immerger complètement et demeurer sous l’eau pendant cinquante minutes! C’est plutôt étonnant à voir, mais j’avais déjà observé une autre espèce de demoiselle en faire autant – vidéo à l’appui dans cette chronique sur la ponte des libellules. Elle réussit cette prouesse en s’entourant d’une fine couche d’air, qu’elle traîne avec elle sous l’eau, comme une bonbonne d’oxygène. Le mâle, lui, l’attend patiemment à la surface.

Une fois écloses, les naïades (stade juvénile) se mettent à chasser d’autres petits invertébrés aquatiques. Elles constituent de redoutables prédatrices aquatiques! Elles ont une forme allongée de telle sorte qu’elles font penser à des phasmes. Cela leur a d’ailleurs valu le nom de naïades phasmes!

Les naïades passeront au moins deux ans sous l’eau. La vie adulte, elle, ne durera pas plus de 28 jours. C’est donc dire que la vie de notre insecte vedette aura été bien plus aquatique qu’aérienne! Quelle chance – j’adore l’eau, moi aussi!

La prochaine fois que vous longerez un cours d’eau, ouvrez donc l’œil : une petite silhouette aux éclats métalliques et aux ailes sombres papillonnantes pourrait bien se poser à proximité! Merci à Raphaël de nous l’avoir fait découvrir et bravo encore pour la victoire!

Merci également à vous tous d’avoir, une fois de plus, célébré le fascinant monde des invertébrés du Québec avec moi!

Pour en savoir plus

À vous de voter : Concours amical de photographie 2026

La période de soumission des photos pour le 14e concours amical est terminée. C’est maintenant à vous de voter!

Cette année, les lépidoptères (papillons et chenilles) et les coléoptères sont à l’honneur. Mais plusieurs autres groupes sont présents, y compris quelques insectes aquatiques et leurs stades adultes… vous savez que je les aime beaucoup, ceux-là!

Pas moins de 29 clichés se disputent la première place sur le podium.

Le prix? Une chronique mettant en vedette la photographie gagnante et son auteur!

Les clichés sont classés par ordre alphabétique d’invertébrés (de Coleoptera à Trichoptera) et numérotés en conséquence.

Retenez bien ce numéro, car c’est à vous de trancher pour votre photo « coup de cœur »! Que ce soit pour l’aspect artistique de la photographie, pour son caractère inusité, parce que vous avez un faible pour l’invertébré mis en vedette… ou tout simplement pour encourager le photographe associé, laissez libre cours à votre cœur !

Après tout, il s’agit d’un concours amical!

Chaque personne a droit à un vote – y compris les participants.

Comment voter ?

Remplissez le formulaire situé au bas de cette page (sous la galerie photo).

Date limite : vendredi 2 octobre 2026.

C’est maintenant à votre tour de jouer! Il ne vous reste plus qu’à admirer les photographies ci-dessous et soumettre votre vote. Bonne chance à tous!

Galerie Photo

Cliquez sur une photographie pour accéder à la galerie et visionner les photos pleine grandeur (en mode carrousel).

  • Notes concernant les identifications :
    • Plusieurs des identifications ont été fournies par les photographes lors de la soumission, comme il est parfois difficile d’identifier uniquement à partir de la photo soumise.
    • Les noms qui apparaissent sont, lorsque disponibles, les noms français. Sources : a) guide et répertoire Excel des noms français des invertébrés du Québec issus des travaux de Desroches et Tanguay; b) iNaturalist.ca.

Formulaire de vote – SVP un seul vote par personne

LA PÉRIODE POUR LE VOTE EST TERMINÉE. MERCI POUR VOTRE INTÉRÊT!

14e concours amical de photographies d’invertébrés du Québec

L’été se pointe le bout des antennes et avec lui revient une tradition bien vivante : le concours annuel de photographies!

C’est le moment parfait pour sortir vos appareils photo, fouiller les fleurs du regard, inspecter les feuilles, vous pencher près du sol et partir à la rencontre des fascinants invertébrés du Québec.

Pour une 14e année, je vous invite à me transmettre vos clichés coup de cœur : insectes, arachnides, mollusques, et autres petites bêtes du genre. Tout ce qui rampe, vole ou grouille mérite sa place!

Un concours amical, ouvert à tous

Que vous soyez entomologiste amateur ou expert, photographe en herbe ou aguerri, ce concours est pour vous! Et comme chaque année, ce sont les lecteurs de DocBébitte qui voteront, à la fin de l’été, pour leur photo préférée.

Le prix?

Simple, mais gratifiant : la photo gagnante sera mise en vedette dans une chronique dédiée à l’invertébré photographié – avec vos crédits photo, bien sûr!

Comment participer?

Critères d’admissibilité

  • Le sujet photographié doit être un invertébré présent au Québec (dont l’aire de répartition inclut le Québec);
  • Les personnes reconnaissables sur vos photos doivent avoir donné leur consentement, puisque les photos seront publiées sur le blogue DocBebitte.com;
  • Vos photos peuvent avoir été prises à n’importe quel moment (peu importe l’année).

Envoi de vos photos

  • Soumettre un maximum de deux (2) photos par participant;
  • Avoir une résolution minimale de 1200 pixels sur le bord le plus long;
  • Fournir, pour chaque photo :
    • Le prénom et le nom de l’auteur de la photographie;
    • L’endroit où la photo a été prise (exemple : Trois-Rivières, Québec);
    • Le nom de l’invertébré, si connu.
  • Vous pouvez ajouter votre signature sur la photo, sinon je l’ajouterai moi-même;
  • Envoyer vos photos à Docbebitte@outlook.fr avant le 11 septembre 2026 à 23h59. Indiquer « Concours de photo 2026 » comme objet. Un accusé de réception vous sera envoyé par la suite – prévoyez quelques jours.

Que se passe-t-il après?

Après la date limite, un appel aux votes sera lancé auprès des lecteurs de DocBébitte.

La photo ayant reçu le plus de votes sera mise en vedette dans une chronique dédiée, avec les crédits photo inclus.

Les autres clichés pourraient être utilisés dans de futures publications DocBébitte, avec mention du nom du photographe, bien sûr.

À vos marques, prêts, photographiez!

Je suis impatiente de découvrir vos plus belles trouvailles, peu importe leur nombre de pattes!

DocBébitte à la recherche des petites bêtes à photographier! Faites comme elle!

Tirage du calendrier DocBébitte 2026

Le temps des Fêtes approche, et avec lui revient une petite tradition de DocBébitte : le tirage du calendrier annuel 2026!

Chaque mois y met en vedette un invertébré différent, pour garder un brin de nature et de curiosité tout au long de l’année. Et, comme par le passé, mon calendrier est inédit et n’est pas en vente : je le réserve à quelques privilégiés… dont peut-être vous!

Vous voulez gagner votre exemplaire de ce calendrier beau en bébitte?

Voici comment participer :

  • Vous devez posséder une adresse postale au Québec, où je pourrai vous envoyer ledit calendrier*;
  • Pour vous inscrire, écrivez-moi à DocBebitte@Outlook.fr en indiquant que vous souhaitez participer au tirage du calendrier 2026;
  • Veuillez vous inscrire avant le vendredi 12 décembre 2025 à 23h59.
  • Le tirage aura lieu dans les jours suivant la date limite d’inscription.

Cette petite tradition de fin d’année est pour moi une façon de vous dire merci d’être là, de lire, de partager et de nourrir avec moi cette passion pour les petites bêtes de ce monde.

Je vous souhaite un merveilleux temps des Fêtes rempli de petites découvertes naturelles!

Caroline, alias DocBébitte

*Veuillez noter que je me dégage de toute responsabilité liée à un bris lors du transport par Postes Canada. Merci pour votre compréhension.

Recto et verso du calendrier DocBébitte 2026. Une tradition qui se répète!

Gagnant du concours 2025 : l’araignée fleur-de-lis par Raphaël Pratte

Vous l’attendiez?

Voici venu le moment de dévoiler la photographie gagnante du concours amical 2025!

Cette année, un peloton de tête s’est rapidement formé et la lutte a été serrée.

J’ai d’ailleurs remarqué que plusieurs d’entre vous ont été vivement appuyés par vos proches et amis : c’est parfait! Vous avez ainsi contribué à faire rayonner le merveilleux monde des invertébrés retrouvés au Québec.

Pour cette raison, à mes yeux, vous êtes tous des gagnants!

Mais un concours, c’est un concours:  il faut couronner un seul et unique gagnant.

Un cliché s’est dégagé du reste : l’araignée fleur-de-lis de Raphaël Pratte. Toutes mes félicitations, Raphaël, pour cette victoire!

La photographie gagnante! L’araignée fleur-de-lis de Raphaël Pratte.

Comme promis, la photo gagnante est mise de l’avant dans le présent billet, tout comme l’arthropode qui y figure.

Mention honorable à Claudia Bergeron.

Or, avant de présenter notre arachnide vedette, j’aimerais remercier chaleureusement tous les participants qui nous ont fait voir de magnifiques invertébrés.

En particulier, j’offre une mention honorable pour la photographie Cicadelle du rhododendron de Claudia Bergeron, qui s’est hissée sur la seconde marche du podium. Ce bel hémiptère coloré a eu la cote auprès du public!

Maintenant, place au gagnant!

L’araignée fleur-de-lis de Raphaël Pratte

L’araignée fleur-de-lis (Araneus diadematus) est l’une des araignées les plus fréquemment rencontrées au Québec. Elle demeure pourtant méconnue… et souvent mal-aimée!

J’en parlais déjà en 2017. À l’époque, son nom commun était épeire diadème, aussi appelée araignée des jardins. Dans leur ouvrage récent appuyé par l’Office de la langue française, « Les invertébrés du Québec et leurs noms français », Desroches et Tanguay (2025) privilégient désormais le nom araignée fleur-de-lis.

Il faut dire que le motif de son abdomen, qui rappelle une croix – d’où l’ancien nom « diadème » –, évoque tout autant une fleur de lis.

Comme je le mentionne d’emblée, cette araignée est très commune et il s’agit assurément de la plus connue d’entre toutes. Affublée à l’occasion du sobriquet « araignée à gros derrière », ce sont souvent les femelles bien dodues qu’on remarque le plus.

Tissandre, l’araignée fleur-de-lis qui veille à ma porte d’entrée!

Je vous ai d’ailleurs parlé récemment sur les réseaux sociaux d’une très grosse femelle qui a élu domicile près de ma porte d’entrée. Gourmande et active, nous avons hésité entre plusieurs noms pour la baptiser, dont la suggestion Tissandre, que j’ai adoptée, et qui vient justement… de M. Pratte!

À la suite de cette publication, j’ai reçu plusieurs de vos photos où figuraient d’autres beaux gros spécimens de cette espèce. Merci pour vos témoignages!

Ayant déjà eu le plaisir d’écrire sur l’araignée fleur-de-lis, je me permets ici de réitérer, en rafale, quelques faits fascinants sur cette dernière.

Saviez-vous que…

  • …bien qu’ancrée dans notre quotidien, elle a été introduite il y a plus de cent ans?
  • …elle est peu agressive et choisira la fuite bien avant de vous mordre?
  • …sa toile orbiculaire verticale correspond à l’archétype de la « toile d’araignée » qu’on retrouve partout (vêtements, affiches, etc.)?
  • …au lieu de détruire son ancienne toile, elle s’en nourrit pour en recycler les nutriments?
  • …la femelle devient nettement plus grosse que le mâle?
  • …elle a une durée de vie d’environ un an?
  •  …la femelle ne prend pas soin de ses petits et, selon certaines sources, meurt d’épuisement peu après la ponte?

Pour en savoir davantage sur l’araignée fleur-de-lis et sa façon de tisser des pièges redoutables, je vous invite à (re)lire mes chroniques « L’araignée des jardins » et « Un piège mortel ».

Encore bravo à Raphaël Pratte pour avoir mis en vedette cette araignée commune qui mérite d’être mieux connue!

Merci à toutes les personnes participantes, ainsi qu’à toutes celles qui ont pris le temps de voter. Ce concours amical nous a fait voyager à travers le Québec et découvrir la fabuleuse diversité de sa faune invertébrée!

J’ai déjà hâte à l’année prochaine!

Pour en savoir plus