DocBébitte en bref : Des araignées plein les pantalons!

Premier spécimen caché sous mes pantalons

Les araignées. Ces arthropodes qui font bien plus souvent l’objet de peurs que d’admiration. Elles sont pourtant bien utiles et… partout!

C’est notamment en camping que l’on peut voir l’ampleur de leur omniprésence.

La semaine dernière, j’étais en camping à l’Île aux Lièvres, un superbe endroit que je recommande. Les observations de faune et de flore typiquement québécoises abondaient. Cela comprenait les organismes invertébrés, dont les araignées.

Second individu, également sous mes pantalons (Araneus nordmanni ou saevus)
Celle-ci était encore sur mes pantalons au moment de la photo (famille Gnaphosidae)

Non seulement elles arpentaient les murs et plafonds des somptueuses bécosses auxquelles nous avions accès (et où, j’ose le préciser, je ne me suis pas attardée à prendre de photos), elles se faufilaient un peu partout.

Je l’appris très bien lorsque j’eus à dénouer un pantalon que j’avais attaché à une table de pique-nique afin qu’il sèche pendant la nuit.

Cette araignée (genre Larinioides) a fui rapidement sur le côté de la table

Non pas une, ni deux araignées y avaient trouvé refuge… mais bien cinq beaux spécimens, dont un qui était particulièrement gros (un membre de la famille Agelenidae, autrefois classé dans la famille Amaurobiidae, faisant environ 2 cm).

J’ai beau avoir travaillé à me désensibiliser à la peur des araignées (voir cette chronique où j’en parle), ce dernier individu me fit lâcher un cri de petite fille apeurée, alors que je croyais avoir retiré toutes les araignées de mon pantalon. Je pris d’ailleurs un cliché de la bête, toujours dans mes pantalons, à côté du bouton, afin que vous appréciiez sa taille. Jolie, n’est-ce pas?

Bien que l’on observe plus souvent les groupes d’araignées qui se tiennent bien tranquilles dans les toiles qu’elles ont tissées (les agélénidés ou les épeires, par exemple), il faut savoir que plusieurs espèces d’araignées se déplacent et chassent leurs proies au sol ou sur divers supports (arbres, murs, etc.), particulièrement pendant la nuit. De même, les mâles de taxons tisseurs de toiles, comme le genre Agelenopsis, se déplacent fréquemment au sol, sans doute à la recherche d’une compagne.

Le jour venu, ces charmantes bêtes se cherchent un abri… lequel peut s’avérer être des vêtements lâchement laissés sur une table pendant la nuit!

Grosse araignée qui demeurait cachée dans l’une des jambes de mon pantalon (Agelenidae du genre Coras ou Wadotes)
Même spécimen, encore dans mes pantalons

Tout cela étant dit, je ne vous déconseille pas d’aller faire du camping, loin de là! Mais n’oubliez pas de bien secouer et vérifier les vêtements que vous auriez laissé traîner hors de la tente avant de les enfiler! Quelques surprises pourraient s’y cacher!

Remerciements

Je tiens à remercier les membres de la page Facebook Araignées du Québec pour leur aide à l’identification des organismes photographiés, lorsque cela était possible. La luminosité n’était pas optimale (sous couvert forestier) et les individus ont fui rapidement une fois dévoilés!

Pour en savoir plus

  • Bradley, R.A. 2013. Common spiders of North America. 271 p.
  • Paquin, P. et N. Dupérré. 2003. Guide d’identification des araignées (Araneae) du Québec. 251 p.

DocBébitte en bref : L’araignée est dans ses raisins, Marilon, Marilé!

Cool! Il y a une araignée dans mes raisins!

Vous n’entendrez sans doute pas cette phrase sortir de la bouche de n’importe qui! Qui plus est, l’anecdote que j’ai à vous raconter est loin de porter sur une araignée dangereuse comme une veuve noire.

Et non! Elle concerne tout simplement une observation récente que je souhaite vous relater et qui fait honneur à la chanson « L’arbre est dans ses feuilles »!

Tout a commencé par la découverte de ce qui me semblait être une toile d’un organisme inconnu dans mes raisins. Une toute petite toile d’à peine 1 cm de long. Au moment de mon observation initiale, je n’étais même pas certaine s’il s’agissait d’un cocon d’araignée, de chenille ou d’un débris quelconque.

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Taille de l’araignée et du minuscule arachnide (point orange) à côté d’un pic d’entomologiste

Je décidai d’examiner l’objet sous toutes ses coutures sous la loupe de mon appareil binoculaire. En déplaçant légèrement la toile, je vis deux ou trois pattes apparaître. Eurêka! Il s’agissait des restes desséchés (potentiellement un exosquelette) d’une minuscule araignée. En la dégageant de la toile, je remarquai son centre orangé, mais n’en fis pas de cas dans l’immédiat. Ce n’est que quelques instants plus tard que je m’exclamai à nouveau « Génial! Il y a une tique dans mon araignée! »! Sur le coup, je croyais qu’il s’agissait d’une tique – et une première version du présent billet parlait de tique -, mais un collègue entomologiste m’aiguilla vers d’autres groupes d’arachnides moins connus, notamment les aoûtats (voir cette page sur BugGuide).

Depuis les objectifs de mon stéréomicroscope, je voyais bien les caractéristiques de ce second arachnide. Malheureusement, les photos que je pris ne permettent pas de voir ces détails. J’atteignais visiblement la limite dans la résolution de mes appareils. Il faut dire que la bête faisait à peine la taille du point qui ponctue la présente phrase. Photo à l’appui!

Que faisait cet invertébré dans les restes d’une araignée, elle-même logée dans une toile tissée dans mes raisins? Qu’à cela ne tienne! Cette observation inusitée m’enthousiasma, bien qu’elle demeurera sans doute un mystère!

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Dans mes raisins il y a une toile!

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Dans ma toile il y a une araignée!

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Dans l’araignée il y a un petit arachnide!

Gagnante du concours amical de photographie d’insectes 2019 : Araignée sauteuse par Ève Parent

Roulement de tambour! C’est avec un immense plaisir que je vous dévoile la photographie gagnante du concours amical DocBébitte 2019!

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Adorable petite araignée sauteuse; bravo à Ève Parent pour ce cliché gagnant!

Vous aviez tout un défi cette année : choisir entre 43 sympathiques photographies d’invertébrés que l’on peut retrouver au Québec! Et c’est pour l’une des photos portant sur une araignée sauteuse offerte par Mme Ève Parent que vous, chers lecteurs, avez craqué!

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Mention honorable à Luc Pouliot

Chose promise, chose due, ladite photo est mise en vedette dans la présente chronique et je m’affairerai à vous parler un peu plus amplement de ce fabuleux groupe d’araignées dans quelques instants!

Or, avant de commencer, j’aimerais chaleureusement remercier tous les participants au concours qui nous ont permis de voyager au Québec et même un peu plus loin! En particulier, j’offre une mention honorable pour la photographie « Agapostemon virescens qui butine » de Luc Pouliot qui s’est hissée sur la seconde marche du podium. Les électeurs ont sans doute apprécié l’esthétisme et la clarté de ce cliché!

Le fabuleux monde des araignées sauteuses!

Les araignées n’ont généralement pas la cote auprès de la population. Les araignées sauteuses (famille Salticidae), aussi appelées saltiques, avec leurs grands yeux et leur corps poilu, ressemblent à de jolies petites peluches. De plus, leur tête articulée et leur propension à nous regarder quand on les approche les rendent plus « humaines » à nos yeux. Ce n’est pas pour rien qu’elles sont utilisées par les entomologistes vulgarisateurs comme représentantes charismatiques des arachnides mal-aimés.

J’ai déjà parlé de ce groupe dans de précédentes chroniques. En particulier – et c’est ce que la photo de Mme Parent permet d’apprécier le mieux –, j’ai parlé des grands yeux des araignées sauteuses et plus précisément leur disposition, qui sert à l’identification de cette famille (cette chronique).

Comme on peut se l’imaginer, le fait d’avoir de grands yeux et une tête articulée facilite la détection des proies. Et notre araignée sauteuse est toute une prédatrice! J’ai observé à plusieurs reprises des bêtes de ce groupe avec une proie en bouche, par exemple des chironomes, des trichoptères et des petits lépidoptères. Il est fort à parier que vous avez déjà effectué des observations similaires si vous êtes photographe amateur comme je le suis.

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Araignée sauteuse et sa proie!

Avoir une vue aiguisée permet aussi à nos saltiques de jauger leur réflexion. Vous avez peut-être déjà vu cette vidéo tirée de YouTube, où une araignée sauteuse se voit dans un miroir et croit qu’il s’agit d’une rivale ou d’une comparse? Pour ma part, il m’est arrivé à moult reprises de tenter de prendre un cliché de ces bestioles… pour les voir sauter sur la lentille de ma caméra. Je soupçonne qu’elles y voient leur réflexion et qu’elles cherchent à enquêter sur cette étrange bête qui mime leurs mouvements!

Je vous invite à jeter un coup d’œil aux chroniques déjà publiées pour plus de détails au sujet de ce fascinant groupe d’invertébrés :

Je vous souhaite une bonne lecture et je dis à nouveau « Félicitations » à Mme Parent pour son superbe cliché d’une saltique, vue de près!

 

Pour en savoir plus

  • Bradley, R.A. 2013. Common spiders of North America. 271 p.
  • Bug Guide. Family Salticidae – Jumping Spiders. https://bugguide.net/node/view/1962
  • Paquin, P. et N. Dupérré. 2003. Guide d’identification des araignées (Araneae) du Québec. 251 p.

 

On a des araignées de cette taille au Québec?!

Dans une chronique qui date de 2014 (celle-ci), j’avouais bien humblement être atteinte d’une certaine phobie des araignées. Depuis ce temps, je m’exerce à les approcher, les étudier et même à les manipuler. Néanmoins, il reste un groupe d’arachnides qui me hante encore… D’autant plus qu’il s’agit d’énormes bêtes retrouvées près des plans d’eau où je passe beaucoup de temps. Il s’agit des dolomèdes!

Le genre Dolomedes (Famille : Pisauridae) constitue le groupe d’arachnides québécois regroupant les plus gros spécimens. Les femelles de certaines espèces frôlent un étonnant 3 cm d’envergure (taille du corps sans les pattes). Paquin et Dupérré (2003) recensaient 4 espèces de Dolomedes au Québec, lesquelles ont toutes un faible pour les abords de rivières, lacs, marais et tourbières.

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Je vous présente la dolomède!

Mes premières rencontres – trois dans un même été, en 2006 – datent d’ailleurs d’un moment où j’étais chargée d’étudier des milieux aquatiques situés dans le bassin de la rivière Jacques-Cartier. La première de toutes fut mémorable. Alors que nous allions nous amarrer à un quai sur le lac Saint-Joseph, la technicienne qui conduisait notre bateau fit un inattendu changement de cap. Elle me pointa rapidement la raison : une énorme araignée avait élu domicile sur le quai, en plein où nous nous dirigions. Une fois sur la terre ferme, je ne pus m’empêcher d’aller voir l’individu de plus près. Je n’avais jamais rien vu d’aussi gros! Une rame à la main, j’entrepris de vérifier l’intention de la bête. Je fus surprise de voir l’araignée faire face à la rame que je tendais, puis prendre une posture menaçante : pattes avant relevées et crocs sortis. Ouf! Gigantesque ET agressive? Pas question à ce moment d’enquêter davantage!

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La taille est impressionnante contre ces planches de bois de grange

Ce même été, je fis deux autres rencontres : un individu docile sur une roche, se laissant observer… et un individu marchant sur l’eau tout droit vers le canot dans lequel je siégeais. Je ramai un peu plus vite et, une fois passée la trajectoire de l’araignée, je regardai en arrière… pour m’apercevoir que l’araignée n’était plus nulle part… S’était-elle accrochée à mon embarcation? Je dois vous avouer avoir été nerveuse tout le reste du parcours, m’attendant à voir surgir une araignée-monstre dans mon embarcation!

Mes rencontres subséquentes furent moins spectaculaires. Je dus attendre 7 ans plus tard avant de faire de nouvelles observations, lesquelles sont toutes documentées sur photo ou vidéo. Une de ces observations relate une rencontre avec une dolomède qui avait élu domicile sur un hangar à bateau. Sur une des vidéos ci-dessous, on me voit porter mon aviron vers la bête, afin de vérifier sa réaction et donner une idée de sa taille. Finalement, ma propre réaction fut la plus comique des deux! Je vous laisse en juger!

Si les dolomèdes vivent si près de l’eau, c’est qu’elles y retrouvent notamment une source de nourriture abondante. Nommées « fishing spider » dans la langue de Shakespire, elles sont connues pour pêcher de petits poissons. Tête vers le bas, pattes frôlant la surface de l’eau, elles attendent patiemment le passage de petits poissons et de têtards. Il arrive même qu’elles créent de légères ondulations, question de donner l’impression aux poissons qu’un insecte se noie. Malheureux sont ceux qui tombent dans le panneau! Nos araignées se nourrissent également des larves et naïades d’insectes aquatiques, de même que d’insectes terrestres si l’occasion se prête. La dolomède qui me fit presque crier comme une gamine ne fit d’ailleurs pas la fine bouche quand une mouche domestique se posa à quelques centimètres d’elle. En un bond, la mouche était devenue un délicieux hors-d’œuvre! Dommage que je n’étais pas en train de filmer à ce moment-là!

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Dolomède et son nid dans l’asclépiade

Les dolomèdes ont l’étonnante capacité de marcher sur l’eau. On le voit dans une des vidéos ci-dessous. Selon Paquin et Dupérré (2003), elles sont si habiles qu’elles peuvent même poursuivre une proie en usant de ce mode de locomotion. De plus, elles sont capables de demeurer submergées pendant quelque 30 minutes afin d’échapper à un prédateur ou encore pour capturer une proie!

Les femelles tissent leur nid à proximité de l’eau. En 2017, ma mère me transmit des photographies d’une dolomède ayant fait son nid dans un plant d’asclépiades. La toile fourmillait de dizaines de petites dolomèdes juniors! Intriguée par cette observation, je me rendis quelques semaines plus tard au même endroit et pus observer deux femelles dans leur nid. Il n’y avait plus de rejetons, mais j’étais néanmoins heureuse de faire la rencontre de ces grosses araignées!

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Superbe observation d’une dolomède et ses rejetons!

Les dolomèdes sont de bonnes mères. Avant de tisser leur nid, elles trimbalent leur sac d’œufs partout où elles vont. Contrairement aux araignées-loup (Lycosidae) qui traînent leur sac d’œufs à l’aide de leurs filières (bout de l’abdomen), les dolomèdes transportent ces derniers dans leurs chélicères. Il s’agit d’une des façons de distinguer ces deux familles souvent confondues. L’autre méthode consistant à regarder la disposition des yeux.

Cela dit, j’ai regardé les critères dans mes livres et sur Internet afin de bien identifier les espèces que j’avais photographiées, mais il persiste un doute de ma part pour la distinction entre Dolomedes tenebrosus et Dolomedes scriptus, deux espèces que l’on retrouve au Québec et dont la robe respective présente suffisamment de variations pour me confondre. En outre, il est mention de comparer attentivement les motifs en « w » de l’abdomen (D. scriptus présentant notamment des « w » plus pâles et constants), ou encore certains motifs sur le céphalothorax. Toutefois, quand je compare mes observations avec des photographies classées sur Bug Guide, je dois avouer me poser bien des questions! De plus, Evans (2008) ajoute que les motifs de D. tenebrosus sont plus contrastants pour les populations nordiques (et, je présume, ressembleraient donc davantage à D. scriptus). Si vous avez des astuces supplémentaires pour distinguer ces araignées particulières et fascinantes, je suis tout ouïe!

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Cet individu retrouvé moribond est probablement D. tenebrosus, mais ce ne sont pas tous les spécimens qui sont faciles à identifier!

Si vous n’avez pas encore rencontré ces impressionnantes araignées, vous serez peut-être moins surpris quand vous ferez leur connaissance! Et je serai heureuse de vous entendre parler de votre rencontre avec la plus grosse de nos araignées… celle qui hante encore votre dévouée DocBébitte!

Vidéo 1. Dolomède qui marche sur l’eau.

Vidéo 2. Je voulais montrer la taille de la dolomède en comparaison avec mon aviron. Finalement, c’est moi qui sursaute quand la dolomède s’enfuit en un clin d’œil! C’est qu’elle est brave, cette DocBébitte!!!

Vidéo 3. En 2017, je tente de surmonter mes peurs en approchant cette dolomède très docile.

Pour en savoir plus

  • Bradley, R.A. 2013. Common spiders of North America. 271 p.
  • Bug Guide. Family Pisauridae – Nursery Web Spiders. https://bugguide.net/node/view/1963
  • Bug Guide. Genus Dolomedes – Fishing Spiders. https://bugguide.net/node/view/1985
  • Evans, A.V. 2008. Field guide to insects and spiders of North America. 497 p.
  • Paquin, P. et N. Dupérré. 2003. Guide d’identification des araignées (Araneae) du Québec. 251 p.

 

DocBébitte en bref : l’araignée qui aime les caméras!

L’araignée qui ne voulait pas lâcher mon objectif!
L’araignée qui ne voulait pas lâcher mon objectif!

Il est bien connu que les vedettes hollywoodiennes cherchent à être sous les projecteurs. Qui aurait cru que les araignées recherchaient, elles aussi, une telle attention?

Elle s’y promène nonchalamment
Elle s’y promène nonchalamment

La revoilà, tout juste avant de s’élancer vers l’objectif de mon second appareil photo!
La revoilà, tout juste avant de s’élancer vers l’objectif de mon second appareil photo!

J’avais déjà constaté que les araignées sauteuses (famille Salticidae) ont la vilaine manie de sauter sur l’objectif de ma caméra quand je tente de les prendre en photo (voir ce billet). Habituellement, cependant, je parviens par la suite à croquer le sujet sur le vif sans trop de difficultés.

Toutefois, un petit mâle de l’espèce Eris militaris (une espèce très commune dont j’ai aussi parlé ici) me donna beaucoup de fil à retordre alors que je tentais de l’immortaliser sur photographie, la semaine dernière. Nous nous adonnâmes en effet à un petit manège où il sautait sur l’objectif de mon appareil photo, je le reprenais sur mon doigt (pour tenter à nouveau de le photographier), pour le voir  immédiatement resauter sur mon objectif… et ainsi de suite à 5 ou 6 reprises!

Voyant que je n’y arrivais pas, je jugeai bon de récupérer ma seconde caméra… où un manège semblable s’instaura : la petite bête ne cessait de sauter d’un objectif à l’autre! Je parvins néanmoins, de peine et de misère, à lui soutirer quelques clichés!

Je pris également cette sympathique vidéo, présentée ci-dessous, où l’on voit l’araignée sauter sur mon appareil photo… pour s’y admirer, peut-être? En effet, mon hypothèse est que l’araignée s’y voit et que, curieuse, elle tente d’enquêter sur l’identité de cet étranger en s’y approchant davantage. Qu’en pensez-vous?

 

Vidéo 1. Araignée sauteuse qui veut être « dans ma caméra »!