Fascinantes chenilles

La semaine dernière, je vous présentais une photographie – vue par l’œil de mon microscope – qui mettait en vedette un individu bien particulier : une chenille de sphinx ondulé (famille des sphingidae). Il s’agit d’une gigantesque chenille verte qui se métamorphose en un gros papillon de nuit brunâtre.

Sphinx ondulé ventre
Les « ventouses » de la semaine passée appartiennent à une chenille de sphinx ondulé

Je comptais initialement vous parler du sphinx ondulé de façon spécifique, mais j’ai tellement eu de plaisir à observer les différentes caractéristiques de la chenille que j’ai plutôt décidé de vous parler des étonnants attributs morphologiques des chenilles. Bien sûr, la chenille de sphinx ondulé demeure mon modèle pour cette chronique!

Lorsque l’on contemple une chenille, on peut remarquer que son corps se divise en trois grandes parties : la tête, le thorax et l’abdomen (voir cette image).

Sphinx ondulé Face 2
On voit la tête (les points bruns près des mandibules sont les yeux) et le thorax

Les deux grands lobes qui forment la tête de la chenille ne sont pas, comme certains pourraient le croire, des yeux. Les yeux sont, en fait, beaucoup plus petits. Ils sont au nombre de six de chaque côté de la tête et forment approximativement un demi-cercle. Les antennes, quant à elles, sont très courtes et on peut tout juste les voir.

L’autre caractéristique-clé de la tête d’une chenille est sans contredit ses mandibules. Vous ne serez pas surpris si je vous dis que les chenilles sont de vraies machines à broyer! J’en avais d’ailleurs déjà parlé dans cette chronique.

Viennent ensuite le thorax et l’abdomen. Le thorax est la partie supérieure du corps de la chenille, celle située tout juste sous la tête. Elle se caractérise par trois paires de pattes « articulées », qui sont en fait les « vraies » pattes de la chenille. Elles seront préservées au stade adulte.

En revanche, l’abdomen comporte plusieurs paires de « fausses » pattes (aussi appelées pseudo-pattes). Selon l’espèce concernée, ce sont de une à quatre paires de « pattes-ventouses » (autre appellation que j’ai trouvée dans mes guides) que l’on peut retrouver le long de l’abdomen. Elles sont accompagnées d’une paire de pattes anales, située à l’extrémité antérieure de la chenille (là où elle éjecte les feuilles digérées, comme le nom le suggère)!

Sphinx ondulé microscope3
Pattes anales de la chenille

Ces fausses pattes sont munies de petits crochets qui permettent à la chenille de s’agripper aux branches et aux feuilles dont elle se nourrit. On voit toutefois, sur une de mes vidéos ci-dessous, que ces crochets n’agrippent pas toujours bien à la peau humaine! PS – La chenille ne s’est pas blessée à la suite de cette mésaventure!

Autre élément morphologique intéressant : tout le long de ma jolie chenille de sphinx s’affichent une série de « picots » de forme arrondie. Il s’agit de stigmates (on voit aussi souvent le terme spiracles en anglais), des endroits par où les chenilles respirent. Celles-ci sont effectivement dépourvues de poumons et les stigmates permettent donc à l’oxygène de se diffuser vers les tissus corporels.

Pour terminer cette chronique en beauté, je vous laisse sur une série de photographies et de courtes vidéos mettant en vedette toutes ces fascinantes caractéristiques des chenilles. À noter que deux chenilles ont servi de modèle : une chenille vivante et une chenille que j’ai retrouvée morte dans ma piscine et qui fait partie de ma collection « éco-responsable » (basée sur des invertébrés retrouvés morts uniquement). Bon visionnement!

Dans cette première vidéo, on voit une chenille de sphinx ondulé qui se remet à bouger après que je l’aie sauvée de la noyade.

Même chenille de sphinx que j’ai remise sur une branche. On voit bien comment elle utilise ses « pattes-ventouses »!

Sphinx ondulé Face
Vue sur les mandibules (mâchoires) de la chenille; notez les antennes de chaque côté
Sphinx ondulé microscope4
Vue des mandibules (dessous) au microscope
Sphinx ondulé microscope2
Yeux de la chenille (points brunâtres)
Ventouses
Photo de la semaine dernière: ce sont les pattes-ventouses de la chenille

Pour en savoir plus

Pour l’amour des insectes (et autres invertébrés)!

Je me permets cette semaine de faire une petite incursion dans le monde de la passion. La chronique d’aujourd’hui s’inspire en fait d’un article qui a été publié sur le site Intranet de l’endroit où je travaille.

couverture_monarque
Livre sur l’élevage des monarques

L’article en question s’intitulait « La passion des papillons » et parlait d’un jeune homme de 11 ans qui vient de publier – à l’aide de sa maman – son tout premier livre sur l’élevage des papillons monarques. Il dépeignait le garçon comme étant un passionné des papillons, ayant commencé à en faire l’élevage à l’âge de quatre ans! Georges Brossard – célèbre entomologiste québécois – aurait dit de lui qu’il était « le monarque des jeunes scientifiques et entomologistes québécois ». L’histoire ne s’arrête pas là, et je vous suggère de consulter ce site si vous voulez en savoir plus sur le jeune homme en question.

Pour ce qui est du livre, celui-ci décrit notamment où trouver les œufs de monarque, quelle est la nourriture de la chenille, comment prendre soin du papillon une fois métamorphosé et quand le libérer. Il est en vente à la boutique Le Naturaliste (chemin Ste-Foy, à Québec).

J’ai trouvé cette histoire fort inspirante et il ne m’en fallut pas plus pour que j’aie envie de vous relater une rencontre avec M. Georges Brossard en avril 2012. M. Brossard avait été invité à faire une présentation sur les insectes à mon lieu de travail. Cependant, ce dernier ne se limita pas qu’à nous parler des insectes et il s’engagea plutôt sur la route de la passion.

À l’aide de plusieurs exemples, tout droit tirés de sa propre expérience, il nous expliqua à quel point il est important d’aller au bout de ses rêves dans la vie. Pour lui, ses rêves concernaient les invertébrés. Pour d’autres, il peut s’agir d’un emploi, d’un voyage, d’une famille, qui sait! L’important, c’est de se fixer un objectif – réaliste, certes, sinon on risque de se décourager – et de faire les efforts nécessaires pour l’atteindre. Il peut aussi s’agir de petits objectifs – comme créer un blogue sur les invertébrés ! – qui nous amènent de la satisfaction personnelle au quotidien.

Conference-Georges_Brossard
Doc Bébitte en compagnie du célèbre entomologiste Georges Brossard

Cela dit, revenons à la conférence de M. Brossard. À un certain point, M. Brossard alla chercher une mygale bien vivante dans sa collection. Il s’approcha du public pour l’exhiber… et pour donner quelques émotions fortes à certains spectateurs qui ne souhaitent pas particulièrement s’en approcher! Je me rappelle à cet instant m’être dit « ferme donc ta bouche », car j’étais bouche bée et fort impressionnée… ce que M. Brossard a dû remarquer, puisqu’il est venu me prendre par la main afin que je serve de « cobaye ». C’est à ce moment qu’il a mis la mygale dans mes mains. Et savez-vous quoi? J’étais tellement nerveuse de me retrouver soudainement comme faisant partie du « spectacle » que je n’ai même pas eu peur lorsque ce dernier posa la mygale entre mes deux mains. Bien au contraire, j’étais impressionnée à quel point elle était jolie. Son poil miroitait entre le brun et le violet. Aie-je besoin de mentionner qu’à ce moment précis, j’ai retrouvé l’enfant de 11 ans en moi?

Caro et Monarque2
Une Doc Bébitte un peu plus jeune en compagnie… d’un monarque!

Qu’on ait 7 ans ou 77 ans, la passion contribue à nous redonner un cœur d’enfant. Elle aide à nous épanouir, nous donne de l’énergie et, parfois, nous aide à passer à travers les moments plus difficiles. Bref, elle nous donne des ailes… de papillon!!!

 

Pour en savoir plus

Hymne aux pollinisateurs

Papillons, abeilles, mouches, coléoptères et j’en passe! Qu’ont-ils en commun? En fait, de nombreux individus appartenant à ces groupes d’insectes jouent un rôle d’une grande importance, tant pour les écosystèmes que pour nous, les humains : ce sont des pollinisateurs!

Bourdon_Pollinisateur
Bourdon (Hymenoptère)

Pensez-y. Les fruits que nous mangeons proviennent d’une fleur qui a tout d’abord été fertilisée par le pollen d’une seconde fleur. Puisque ces dernières ne se déplacent pas comme les animaux, elles ont besoin d’« entremetteurs ». Il s’agit bien sûr des pollinisateurs! Il en est de même pour les arbres qui nous entourent : sans pollinisation, pas de fruits. Et sans fruits, peu de possibilités de se disperser. Bref, sans insectes pollinisateurs, le paysage « végétal » serait bien différent!

Certes, les insectes ne sont pas les seuls pollinisateurs, mais on pourrait tout de même dire qu’ils dominent cette profession! Un pollinisateur par excellence est sans contredit l’abeille. Vous avez d’ailleurs sans doute remarqué que plusieurs cultivateurs (je pense en particulier aux pomiculteurs) font installer des ruches à proximité de leurs terres, afin de favoriser la pollinisation de leurs fruits. L’être humain a su reconnaître la valeur des pollinisateurs et l’utiliser à son avantage. Mais qu’arrive-t-il quand une plante perd ses pollinisateurs?

Belle-Dame1
Belle-Dame (Lépidoptère)

Il existe quelques cas connus de plantes dont les pollinisateurs sont disparus. Un cas étonnant est celui des abeilles qui ont complètement disparu d’une région de Chine (voir la vidéo Le silence des abeilles dans la section « Pour en savoir plus »). Cette disparition a été dévastatrice pour la culture des poiriers et ce sont maintenant de nombreux ouvriers humains qui doivent grimper dans les arbres afin de les féconder de façon manuelle. Ce service, autrefois offert gratuitement par les insectes, fait maintenant l’objet de nombreuses heures de travail pour l’être humain!

Ce ne serait pas moins de 35% de la production mondiale de nourriture qui serait directement dépendante des pollinisateurs. On parle ici de fruits, légumes, céréales, café, cacao et épices… Ce n’est pas peu dire! Pourtant, des études récentes démontrent une diminution significative des populations d’abeilles dans plusieurs régions du globe. Les pesticides sont pointés du doigt, mais plusieurs autres facteurs seraient également mis en cause (champignons, espèces envahissantes, pollution globale et changements climatiques). Albert Einstein aurait dit « Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre ». Il n’avait probablement pas tort!

Bref, la prochaine fois que vous croquez dans un fruit, une barre de chocolat ou que vous sirotez une tasse de café, pensez qu’il y a sans doute un insecte derrière le tout!

Je termine cette chronique par une petite galerie-photo en guise d’hymne aux pollinisateurs. Vous pouvez cliquer sur les photographies pour les visualiser en plus gros plan! Je vous recommande également de regarder la vidéo de l’émission Le code Chastenay, dans la section « Pour en savoir plus » ci-dessous. Elle parle de la situation des abeilles au Québec, plus particulièrement en rapport avec l’utilisation d’un pesticide.

Pour en savoir plus

Bombyliidae
Bombyle (diptère)
Perce-oreilles Fleur
Perce-oreilles (dermaptère)
Syrphidae_Pollinisateur
Syrphe ou mouche à fleur (diptère)
Hymenoptère petite
Hymenoptère
Hespérie2
Hespérie (lépidoptère)
Papillon Bleu-argent
Bleu-argenté (lepidoptère)
Abeille_Pollinisatrice
Hymenoptère
Abeille cotonnière
Abeille cotonnière (hymenoptère)
Mouche verte_Pollinisateur
Mouche verte (diptère)
Belle-Dame2
Belle-Dame (lepidoptère)
Coléoptère rouge_Pollinisateur
Téléphore fauve (coléoptère). Pollinisateur malgré lui: il se promène d’une fleur à l’autre en quête de petits insectes!

Une soif à étancher pour un insecte-emblème

Nous sommes au tout début de l’été 2012. C’est une des premières journées chaudes de l’été où il fait bon se baigner. Alors que je me prélasse dans la piscine, un papillon me tourne autour. Je me rends rapidement compte que la bête en question est assoiffée et qu’elle profite des flaques d’eau que j’ai laissées autour de la piscine pour s’abreuver. Il ne m’en faut pas plus pour aller chercher ma caméra et tenter de prendre l’individu en photo. Celui-ci ne se laisse pas facilement approcher et je réalise quelques clichés de médiocre qualité. Tant pis, je continue à me baigner. Mais voilà donc que le papillon s’approche davantage. Je sors de la piscine et j’attends. Ce dernier se pose à mes pieds, où une flaque d’eau s’est formée. Puis je tends ma main mouillée vers ce dernier… qui y monte pour « lécher » l’eau qui dégouline sur mes doigts!

Naturellement, j’ai pris l’évènement en photo et j’ai également pris une vidéo. Sur cette dernière, on voit très bien le papillon « lécher » mes doigts avec son rostre – l’appendice que les papillons déploient pour se délecter du nectar des fleurs. Bref, je n’étais pas la seule à avoir chaud!

Après cette sympathique rencontre, je décidai d’identifier le papillon en question… ce qui fut très facile. Cette espèce de papillon est bien distincte, avec ses ailes foncées traversées chacune d’une large bande blanche. C’est d’ailleurs cette bande blanche qui lui a valu son nom : l’Amiral (Limenitis arthemis).

L’Amiral est l’insecte-emblème (non-officiel, cependant) du Québec. Ce choix s’est concrétisé en 1998, dans le cadre d’un vote populaire auquel 230 000 québécois ont participé. L’Amiral s’était alors présenté contre quelques autres espèces d’insectes, dont la coccinelle maculée et la cicindèle à six points (qui aurait sans doute été mon premier choix si j’avais eu connaissance d’un tel vote). C’est sans doute sa jolie parure qui lui valu le premier prix!

Amiral 2
Amiral vu de dos
Amiral 1
Amiral sur ma main, vu de côté

Cette espèce est abondante dans la portion sud du Québec. En faisant quelques recherches, j’ai appris que l’Amiral se nourrissait non seulement du nectar des fleurs, mais aussi de la sève et des jus provenant de matières en décomposition, telles que des fruits, des excréments et des cadavres d’animaux… Bref, je ne peux pas dire où s’est promené le joli papillon avant d’atterrir sur ma main (et je crois ne pas vouloir le savoir)!

La chenille de l’Amiral a développé un camouflage idéal : elle imite une fiente d’oiseau. Vous en avez peut-être déjà vu une (moi aussi d’ailleurs), mêlée à la matière végétale, sans réaliser qu’il s’agissait d’une chenille. Elle se nourrit des feuilles d’un bon nombre de d’arbres, incluant amélanchiers, bouleaux, saules et peupliers. Il n’est donc pas étonnant d’en retrouver (chenilles et adultes) autour de nos maisons – surtout lorsqu’on demeure à côté d’un boisé!

Si vous voyez souvent des papillons dans votre entourage, portez une attention particulière aux ailes. Si vous tombez sur un papillon d’assez grande taille caractérisé par de belles bandes blanches, il est fort probable que vous soyez tombé face à face avec un Amiral, l’insecte-emblème du Québec!

Pour en savoir plus 

Avoir une faim de… chenille!

Vous avez sans doute déjà entendu ou même utilisé l’expression « avoir une faim de loup » ou encore « manger comme un ogre ». Je propose pour ma part de remplacer le sujet de ces deux expressions par le mot « chenille ». En effet, les chenilles sont reconnues pour avoir un appétit vorace.

Chenille diacrisie 1
Chenille du Diacrisie de Virginie (yellow bear)

La chenille dont je veux vous parler est une jolie petite chenille orangée et poilue qui a dévoré, en quelques jours, plusieurs plantes autour de mon étang. J’ai eu la chance de la voir à l’œuvre et de la suivre (photos et vidéo à l’appui) pendant plusieurs jours.

Son nom commun anglais est le « yellow bear » (ourson jaune). Il s’agit plus précisément de la larve du Diacrisie de Virginie, un joli papillon de nuit blanc que j’avais capturé en photo l’année précédente. Les couleurs de la chenille peuvent varier du jaune pâle au orange foncé. Celle que j’ai suivie était déjà plutôt grosse et de couleur orangée. Toutefois, j’en ai aussi aperçue une seconde, pendant la même période, plus pâle et plus petite. Il s’agissait d’un individu de la même espèce, mais située à un stade de développement moins avancé.

Les chenilles de cette espèce sont faciles à identifier. On les reconnaît à leur allure uniforme poilue, qui comprend également plusieurs poils éparses plus long que les autres. C’est une chenille qui est très commune au Québec. L’adulte, quant à lui, se distingue des autres papillons de nuit par sa robe blanche ponctuée d’un petit point noir caractéristique que l’on peut apercevoir sur son aile, lorsqu’elle est fermée.

Diacrisie Adulte
Adulte du Diacrisie de Virginie

Les chenilles peuvent multiplier leur taille jusqu’à 3000 fois en quelques semaines (variable selon l’espèce, bien sûr!). Ce n’est donc pas pour rien qu’on qualifie le stade larvaire des papillons comme une période de frénésie alimentaire! Et qui dit manger beaucoup dit… eh bien oui, excréter beaucoup! Quelle ne fut donc pas ma surprise lorsque la chenille que je tenais entre mes mains expulsa (et expulser est bien le mot) une boulette dure et verte qui rebondit sur ma main avant d’aller s’écraser au sol! J’ai d’ailleurs eu l’occasion de photographier la « production » en excréments de cette dernière sur les feuilles situées juste en-dessous de son lieu privilégié d’alimentation.

Malgré le fait que cette jolie petite chenille s’est affairée à faire disparaître les feuilles de certaines de mes plantes, et ce, en quelques jours à peine, il semblerait que cette espèce ne soit pas considérée comme une peste. J’imagine qu’il en serait autrement si elles arrivaient par dizaine – ce qui n’est justement pas le cas de cette espèce en particulier.

Les chenilles sont de fort sympathiques animaux qui aiment faire la vedette : il est habituellement assez facile de les manipuler et de les photographier! Qui plus est, elles finissent leur développement sous la forme de jolis papillons qui contribuent à notre émerveillement… ainsi qu’à la pollinisation de nombreux fruits et légumes!

J’ai beaucoup d’autres croustillants détails que j’aimerais partager avec vous au sujet des chenilles. Ce devra être pour une prochaine chronique! Cela dit, je vous laisse sur quelques photos et une courte vidéo, toutes prises à l’été 2012.

(Si la vidéo ci-dessous ne s’affiche pas, vous pouvez l’obtenir ici: http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=i4201JVQ2R4)

Diacrisie Fèces
Fèces de la chenille – Noter également les feuilles environnantes qui ont été mangées
Diacrisie chenille jaune
Chenille du Diacrisie de Virginie – Stade moins avancé

 

Pour en savoir plus:

  • Leboeuf, M. et S. Le      Tirant. 2012. Papillons et chenilles du Québec et des maritimes. 391 p.
  • Marshall, S.A. 2009.      Insects. Their natural history and diversity. 732 p.
  • Wagner, D.L. 2005. Caterpillars of Eastern North      America. 512 p.
  • Photos et informations sur l’espèce      spilosoma virginica (Bug Guide): http://bugguide.net/node/view/498