Joyeuses fêtes 2025!

En cette période de festivités, je tenais à vous remercier d’être là, curieux et enthousiastes face au monde minuscule qui nous entoure.

Chaque insecte, chaque invertébré a une histoire fascinante… et vous me donnez le plaisir de les partager.

Que votre temps des Fêtes soit rempli de joie, d’étonnement et, pourquoi pas, d’une petite rencontre inattendue avec une créature à six (ou huit) pattes!

À très bientôt pour d’autres découvertes!

Joyeuses fêtes!

– DocBébitte… et son conjoint Alexandre, à qui tout le crédit revient pour la création de la BD de Noël qui accompagne ce billet!

Le conjoint de DocBébitte était inspiré: quel beau cadeau pour terminer 2025!

Six livres en cadeau

Vous cherchez une idée de cadeau à saveur entomologique à offrir… ou vous avez simplement envie de vous gâter?

J’ai ce qu’il vous faut!

Je vous présente ma toute nouvelle vidéo où je propose six livres coup de cœur : certains pour apprendre, d’autres pour s’émerveiller et se divertir. Tous parfaits pour nourrir notre passion des petites bêtes!

Envie d’encore plus d’idées?

J’ai puisé dans mes archives pour vous rassembler davantage de chroniques et de capsules vidéo qui regorgent de suggestions captivantes sur les insectes et autres invertébrés, dont les araignées :

De quoi plonger dans un univers fascinant! J’espère que vous y trouverez votre prochain coup de cœur!

Bonne lecture!

Tirage du calendrier DocBébitte 2026

Le temps des Fêtes approche, et avec lui revient une petite tradition de DocBébitte : le tirage du calendrier annuel 2026!

Chaque mois y met en vedette un invertébré différent, pour garder un brin de nature et de curiosité tout au long de l’année. Et, comme par le passé, mon calendrier est inédit et n’est pas en vente : je le réserve à quelques privilégiés… dont peut-être vous!

Vous voulez gagner votre exemplaire de ce calendrier beau en bébitte?

Voici comment participer :

  • Vous devez posséder une adresse postale au Québec, où je pourrai vous envoyer ledit calendrier*;
  • Pour vous inscrire, écrivez-moi à DocBebitte@Outlook.fr en indiquant que vous souhaitez participer au tirage du calendrier 2026;
  • Veuillez vous inscrire avant le vendredi 12 décembre 2025 à 23h59.
  • Le tirage aura lieu dans les jours suivant la date limite d’inscription.

Cette petite tradition de fin d’année est pour moi une façon de vous dire merci d’être là, de lire, de partager et de nourrir avec moi cette passion pour les petites bêtes de ce monde.

Je vous souhaite un merveilleux temps des Fêtes rempli de petites découvertes naturelles!

Caroline, alias DocBébitte

*Veuillez noter que je me dégage de toute responsabilité liée à un bris lors du transport par Postes Canada. Merci pour votre compréhension.

Recto et verso du calendrier DocBébitte 2026. Une tradition qui se répète!

Boîte à mythes : les insectes gèlent en hiver?

C’est une question que je reçois très souvent à ce temps-ci de l’année : que font les insectes en hiver?

Vous vous l’êtes certainement déjà demandé.

Bien que certains se laissent en effet mourir lorsque le temps froid arrive, d’autres optent pour des stratégies variées.

Les vaillantes abeilles, elles, choisissent de mettre l’épaule à la roue… ou plutôt les ailes à la ruche… pour permettre à la colonie entière de survivre! Elles bravent le froid.

La nouvelle planche de ma BD « Boîte à mythes » fait la lumière sur leur tactique.

Ma nouvelle planche « Boîte à mythes » s’intéresse à ce qui se passe à l’intérieur de la ruche…

Que font les abeilles en hiver ?

Sans être exhaustive, voici les grandes lignes de ce qui se passe au sein de la ruche :

  • Les ouvrières forment une grappe autour de la reine pour la garder au chaud.
  • La grappe est plus ou moins compacte selon la température extérieure : elle se contracte quand il fait froid et se dilate lorsqu’il fait plus chaud.
  • Les abeilles font vibrer leurs muscles thoraciques servant habituellement au vol (sans toutefois faire bouger leurs ailes) pour produire de la chaleur.
  • Elles maintiennent ainsi une chaleur minimale nécessaire à leur survie. Au début de l’hiver, il s’agit d’une température d’environ 6 à 12 °C en périphérie de la grappe à environ 18 à 22 °C au centre de cette dernière (ces valeurs varient selon les sources).
  • Cette température grimpe jusqu’à 32-36 °C au cœur de la grappe, un peu après le solstice hivernal, pour permettre la reprise de la ponte et le développement de nouvelles ouvrières.
  • La grappe est en mouvement constant : les individus du centre migrent vers la périphérie, alors que ceux de la périphérie reviennent vers le centre. Cela permet à tous les membres de la ruche de rester au chaud.
  • Les abeilles survivent en consommant les réserves de miel accumulées dans la ruche avant l’arrivée de l’hiver. Produire de la chaleur nécessite de l’énergie!
  • La reine ne pond pas ou peu d’œufs pendant la période la plus froide de l’hiver. Ainsi, elle est entourée d’une cohorte d’abeilles dites « d’hiver », qui ont une durée de vie plus longue que celles qui naissent en été.
  • Les abeilles sortiront de la ruche au printemps lorsque les températures extérieures auront recommencé à atteindre les 10 à 12 °C.
  • Beaucoup d’études se sont intéressées à cette fascinante dynamique en fonction de différents facteurs (température extérieure, âge des individus, haplotypes, type de milieu – urbain, agricole ou naturel – et j’en passe!), incluant diverses façons d’assurer la survie des ruches en période froide (chez les apiculteurs). J’en cite quelques-unes dans la section « Pour en savoir plus » ci-dessous. Consultez-les!

Que dire des autres invertébrés?

Les tactiques sont multiples et incluent, sans être exhaustives :

  • Se mettre au chaud (parfois en s’introduisant dans nos demeures!);
  • Trouver des abris (litière au sol, dessous de roches, etc.) pour se mettre en hibernation (ralentissement du métabolisme) et, dans certains cas, produire des substances agissant comme de l’antigel;
  • Migrer vers le sud, où la température est plus clémente;
  • Traverser les rigueurs de l’hiver sous une forme plus tolérante (œuf, larve ou pupe).

Si vous êtes curieux, je parle plus longuement de ces tactiques dans cette précédente chronique :

Bon hiver! Ça ne fait que commencer! ⛄

Pour en savoir plus

Insectes, plein air… et dos fragile : comment adapter son été

Un dos fragile, un été rempli d’insectes et de plein air : incompatibles? Pas forcément.

Si, comme moi, vous êtes actifs et adorez pratiquer des activités en plein air, les pépins de santé ne sont pas les bienvenus.

Néanmoins, il existe des façons de s’adapter pour continuer de vivre ses passions.

Je l’ai appris cet été et je tenais à vous partager les trucs qui m’ont aidée.

Quand tout a commencé

1er mai 2025. L’été commence à peine à pointer le bout de son nez. Les insectes sortent de leur cachette et je suis excitée à l’idée d’amorcer cette saison que j’affectionne tout particulièrement. Et c’est à ce moment que je me blesse au dos. Une blessure qui me demande encore des adaptations au moment où j’écris ces lignes, des mois plus tard.

Histoire courte : ma capacité de marche est extrêmement réduite, je peine à demeurer debout de façon statique et conduire me fait mal.

Pourtant, l’été est entièrement rempli : animations entomologiques, escapades courtes en camping et vacances en camping. Mon conjoint et moi en faisions d’ailleurs de l’humour : une seule fin de semaine de tout l’été n’était pas occupée. (Et j’ai finalement été invitée à participer à une animation entomologique!)

Cela étant dit, j’ai songé à maintes reprises à tout annuler. J’ai eu plusieurs moments de découragement… mais, heureusement, chaque défi a trouvé sa solution!

Si je vous raconte tout cela, c’est pour partager mon expérience, soutenir ceux qui traversent quelque chose de similaire et montrer qu’il est possible de continuer à profiter de la vie – et des insectes – autrement.

Faire du plein air et de l’entomologie malgré une blessure au dos

1. Trouver du soutien

      Ma blessure a affecté mon autonomie. J’adorais faire mes commissions et me rendre à mes rendez-vous à pied. Tellement que je n’ai pas de voiture à moi : j’ai ma passe d’autobus et… mes jambes!

      Et que dire des escapades et vacances où nous faisions plusieurs kilomètres de randonnée par jour, du canot, du kayak, et j’en passe!

      Me retrouver limitée du jour au lendemain m’a fait sentir impuissante.

      Heureusement, j’ai été bien entourée. Mon conjoint m’a tantôt prêté sa voiture, tantôt reconduite à mes rendez-vous lorsque la douleur m’empêchait de conduire. Il a aussi pris le rôle de conducteur en tout temps pour nos escapades et nos vacances. Pas une mince tâche, puisque nous avions beaucoup de route à faire : entre autres, l’Île du Prince Édouard était notre destination de vacances.

      Avoir une douce moitié soutenante : inestimable!

      Ce soutien peut également venir d’un parent ou d’un ami : l’important, c’est de ne pas s’isoler.

      Autre point : par écrit, je semble sans doute détachée de la situation. En réalité, mon moral en a pris un sacré coup. C’est normal : j’ai dû faire plusieurs deuils quant à mon autonomie et ma mobilité. J’ai donc ajouté un outil de plus à mon arsenal : obtenir de l’aide externe. Aucune honte à consulter un professionnel de la santé mentale. C’est précieux et ça ne devrait jamais être un tabou!

      2. Bien s’outiller

      J’ai consulté des spécialistes de la santé physique et, en plus d’exercices réguliers de physiothérapie, on m’a recommandé de rester le plus active possible, en respectant mes nouvelles limites, bien sûr. Ainsi, avant de me lancer dans des activités, j’ai dû m’équiper.

      Ce tabouret a sauvé mon été!

      J’ai fait l’acquisition d’un tabouret et d’une chaise ultralégers et déployables. Je me suis mise à les trimbaler partout – surtout le tabouret. Bon, oui, c’est généralement mon conjoint qui le trimbalait, pour limiter le poids que je transportais! Cela me permettait de m’asseoir dès que mon dos faisait mine de protester (ou, préférablement, un peu avant!).

      Nous avions une activité de canot-camping prévue en début d’été. Pour ce type d’activité, j’ai acheté une corde d’amarrage qui, comme vous le verrez plus loin, a servi à me faire… tirer!

      Pour les longs déplacements en voiture, je me suis munie de plusieurs accessoires : un coussin pour les fesses, un coussin pour le dos, et même un pour le cou. Après différents essais et combinaisons, j’ai adopté le coussin pour les fesses.

      Enfin, nous avons choisi un équipement de camping favorisant le confort. On frôlait le « glamping », rendus là! L’utilisation d’une plus grande tente, d’un matelas plus épais et d’un petit divan gonflable a permis de sauver la mise. Plus besoin de m’accroupir et de ramper dans la mini-tente de mon conjoint – bien qu’il l’appelle son « château »!

      Galerie 1. Nos adaptations en matière de tentes. Cliquez sur les images pour les voir pleine taille.

      3. Adapter ses activités

      En dernier lieu, j’ai choisi mes activités en fonction de ce qui m’était réellement possible. Pas de longues randonnées en vue, hélas! Mais beaucoup de belles options restaient accessibles.

      Attirer les insectes vers soi

      Les pièges lumineux sont conçus pour amener les insectes vers nous. Il m’était donc possible, tant à la maison qu’en camping, de les attirer afin de les observer et les photographier.

      Munie de mon tabouret ou d’une chaise de camping, je pratiquais l’entomologie sans trop de douleur. Même lors de rencontres d’entomologistes amateurs, une place adaptée m’attendait.

      Je n’avais qu’à attendre… puis photographier!

      Diaporama 1. Piège lumineux et quelques insectes observés. Cliquez sur les flèches pour faire défiler le diaporama.

      Observer (et photographier) à proximité

      En plus des insectes nocturnes, la macrophotographie diurne demeurait accessible.

      Heureusement, les insectes sont partout : pas besoin de couvrir de longues distances pour les dénicher. Et pour éviter d’être debout trop longtemps, je traînais mon fameux tabouret ou je squattais tous les bancs de parc ou grosses roches disponibles.

      D’ailleurs, les parcs urbains sont parfaits pour une mobilité réduite : bancs multiples, fleurs, étangs… Ils me permettaient de m’adonner à ma passion!

      Observer, les pieds (et les fesses) dans l’eau

      Pas capable de marcher longtemps? Qu’à cela ne tienne!

      Mes invertébrés préférés – ceux vivant sous l’eau – peuvent être observés dans un bol d’eau, bien assise. Il ne me suffisait que d’une plage, un filet et un bol blanc, et le tour était joué!

      Je me suis adonnée à cette activité en eau salée comme en eau douce, et j’y ai trouvé de vrais trésors! En témoigne cette photo prise par mon conjoint, où j’ai l’air d’un enfant de cinq ans à la plage!

      Diaporama 2. Observer des invertébrés aquatiques en eaux salées et en eaux douces. Cliquez sur les flèches pour faire défiler le diaporama.

      • Galerie - Jouer dans l'eau

      Randos à petits pas

      J’avais l’habitude de faire des randonnées de plusieurs kilomètres en terrain accidenté, particulièrement en vacances (8-10 km et plus). C’est devenu impensable.

      Nous avons donc opté pour des promenades courtes, sans dénivelé, avec de nombreuses occasions de s’asseoir.

      Comme je l’ai mentionné, les parcs urbains recèlent d’habitats fleuris propices aux insectes et répondaient donc à mes besoins. À Québec, le domaine de Maizerets s’est avéré parfait. Le parc du Bois-de-Coulonge et la Réserve naturelle des marais Léon-Provancher m’étaient également accessibles.

      Si vous avez des suggestions de lieux de ce type, je suis tout ouïe! Partagez-moi vos coups de cœur dans les commentaires.

      De plus, heureuse coïncidence (nos réservations avaient été faites avant ma blessure), nos vacances se déroulaient dans des parcs fédéraux très accessibles : le parc national de l’Île-du-Prince-Édouard, ainsi que le parc national de Fundy. Ces lieux offraient de nombreux sentiers courts, ainsi que des haltes avec bancs et tables de pique-nique, souvent près de plages. Moins rustiques que nos destinations habituelles en montagne, certes, mais bien plus compatibles avec mon dos. Nous avons pu en profiter.

      Me voyez-vous bien assise sur le banc de parc?

      Sur l’eau sans ramer

      Un dos, c’est utile!

      En plus de ne pas pouvoir marcher comme avant, je ne pouvais pas ramer. Moi qui adore le canot et le kayak!

      Qui plus est, nous avions déjà réservé une longue fin de semaine de canot-camping. Heureusement, nous étions trois et avions prévu un canot et un kayak. La solution? M’installer dans le kayak, muni d’un bon appui pour le dos… et me faire remorquer par mon conjoint et son frère, qui siégeaient dans le canot. Le tout combiné à de multiples arrêts pour me dégourdir le dos (et me mettre les pieds à l’eau!).

      J’étais dubitative au départ, mais cette tactique a très bien fonctionné.

      Une corde et deux acolytes qui ont sauvé mon escapade!

      Animer, version adaptée

      Si vous me suivez sur ma page Facebook, vous savez que je suis impliquée dans plusieurs activités d’animation. Je craignais de devoir tout annuler… mais, encore ici, des adaptations étaient possibles.

      Les activités d’observation des invertébrés aquatiques et de pièges lumineux m’ont permis d’être présente, car je n’avais pas besoin de marcher de longues distances. Et avec mon « super tabouret », je pouvais me rasseoir dès que nécessaire.

      Galerie 2. Le tabouret: fidèle compagnon de l’animatrice! Cliquez sur les images pour les voir pleine taille.

      J’ai même pu, à la mi-octobre, maintenir ma présence au Salon des insectes/Salon de la nature à Montréal. Mon acolyte Martine nous y a conduits, j’avais mon coussin et nous avons fait plusieurs arrêts-étirements. Sur place, nous avions des chaises, me permettant de m’asseoir la majorité du temps. Grâce à ces aménagements, les passants n’ont probablement pas remarqué que j’étais blessée, et j’ai pu les recevoir avec tout mon enthousiasme!

      Sur la route, version dos fragile

      Qui dit mal de dos, dit inconfort en voiture.

      Outre l’équipement mentionné plus haut, j’ai appliqué deux autres stratégies.

      Premièrement, sur recommandation de ma physiothérapeute, nous arrêtions toutes les 45 minutes de route environ pour que je me dégourdisse lors de nos plus longues sorties. Nous sortions de la voiture et marchions quelque 5 à 10 minutes chaque fois. Pour joindre l’utile à l’agréable, nous en profitions pour photographier des insectes. Cela m’a permis de photographier plusieurs observations fort sympathiques que je vous partage.

      Diaporama 3. Les invertébrés observés lors de nos escales routières. Cliquez sur les flèches pour faire défiler le diaporama.

      Notre voyage vers l’Île-du-Prince-Édouard s’en est trouvé rallongé d’environ 50 %. Nous avons donc choisi de faire la route en deux jours plutôt qu’un. Plus long, oui, mais grâce à ces ajustements, j’ai pu profiter de vacances que j’avais sérieusement envisagé d’annuler. Le prix à payer en valait la peine.

      Deuxièmement, j’ai mis à profit la fonction de siège chauffant comme compresse chaude pour le bas du dos : un vrai soulagement!

      Autre astuce à ce sujet : en camping, j’avais amené des « hot pads ». Glissés dans un bas coincé sous l’élastique de mon pyjama, ils constituaient une compresse chaude parfaite dans mon dos juste avant le dodo.

      La conclusion?

      Si vous me lisez, c’est peut-être que vous cherchez vous aussi des options.

      J’espère que mon expérience pourra vous inspirer et vous rappeler qu’avec quelques ajustements, du soutien et le bon équipement, il est possible de continuer à profiter du plein air… et des insectes!

      Ne s’adaptent-ils pas à tout, d’ailleurs? Inspirons-nous d’eux!