Vous vous demandez peut-être pourquoi je vous laisse, chaque année, l’ingrate tâche de voter pour vos photographies préférées? Et bien, le résultat de cette année offre une bonne explication. Les deux clichés gagnants ont été croqués sur le vif par deux sœurs… en l’occurrence ma tante et ma mère! Y a-t-il eu une conspiration familiale au sein des électeurs? Quoi qu’il en soit, je suis bien heureuse d’avoir préservé mon chapeau d’impartialité et de ne pas m’en être mêlée!
Chose promise, chose due, je m’affairerai dans les prochaines semaines à dresser le portrait plus complet de nos deux arthropodes qui ont fait fureur. Le premier cliché par Sylvie Benoit nous racontera l’histoire d’un Vulcain qui a émergé dans une maison, par hasard. Le second, pris par Céline Benoit Anderson, mettra en vedette le joli thomise variable – un invertébré que j’affectionne particulièrement!
Cela dit, je souhaite remercier vivement tous les participants au concours de cette année. Plusieurs photographies se sont retrouvées dans le peloton de tête et nous avons même failli avoir trois photos ex æquo! Vos photos n’ont pas remporté le concours? Qu’à cela ne tienne! Elles ont sans aucun doute constitué un plaisir pour les yeux des lecteurs DocBébitte! Bravo et merci à tous!
Deux photos gagnantes ex æquo cette année, prises par deux sœurs!
La période de soumission des photos pour le 5e concours amical a maintenant pris fin et c’est l’heure de passer au vote! Une belle variété de clichés vous attend : un diptère sur jolies fleurs colorées, des coléoptères qui se laissent admirer, plusieurs insectes d’origine aquatique, une dolomède veillant sur sa progéniture, un papillon qui émerge par inadvertance dans une maison et j’en passe!
Cette année, ce sont 15 photographies qui se disputeront la première place sur le podium. Les clichés en lice sont classés par ordre alphabétique d’ordre d’invertébrés (de Araneae à Trichoptera) et sont numérotés en conséquence.
Retenez bien ce numéro, car c’est à vous, chers lecteurs, qu’incombe l’ingrate tâche de trancher pour votre photo « coup de cœur »! Que ce soit pour l’aspect artistique de la photographie ou encore parce que vous avez un faible pour l’invertébré mis en vedette, laissez libre cours à votre cœur!
Chaque personne a droit à un vote. Si vous avez soumis une photographie au concours, vous avez également droit de vote – pourquoi pas, puisqu’il s’agit d’un concours amical! La façon de procéder est la même que l’année dernière : vous devez remplir le questionnaire de vote « Google Forms » en cliquant sur ce lien : Vote 5e concours de photographie DocBébitte.
C’est maintenant à votre tour de jouer! Il ne vous reste plus qu’à admirer les photographies ci-dessous et à me transmettre votre vote. Vous avez jusqu’au vendredi 15 septembre pour voter. Que le meilleur gagne!
Cliquez sur les photographies pour les afficher en version « plein écran ». N’oubliez pas d’appuyer sur la flèche « retour arrière » pour revenir sur le site DocBébitte!
5e concours amical – Photographies en candidature
#1. Céline Benoit Anderson. Dolomède et sa progéniture, Coteau-du-Lac, Qc.
#2. Céline Benoit Anderson. Épeire diadème dans sa toile, Salaberry-de-Valleyfield, Qc.
L’été est enfin à nos portes et les insectes sont sortis de leur cachette après un hiver qui ne semblait plus cesser! C’est le temps de sortir nos appareils photo et de sillonner boisés et plates-bandes!
Pour une cinquième année consécutive, je souhaite encourager les photographes amateurs comme vous et moi à nous faire découvrir leurs coups de cœur entomologiques.
Le concours en est un amical notamment parce que ce sont les lecteurs de DocBébitte qui seront invités à voter. Le « prix » en est également un fort simple : la photo élue favorite du public se verra mise en vedette dans le cadre d’une chronique qui portera sur l’invertébré en question.
Vous pouvez jeter un coup d’œil aux gagnants des années passées :
Les invertébrés doivent avoir été photographiés au Québec ou doivent être retrouvés au Québec (aire de répartition qui inclut le Québec);
S’il y a des personnes que l’on peut reconnaître sur vos photographies, assurez-vous d’avoir leur accord avant de me transmettre ces dernières, car elles se retrouveront sur Internet;
Les photographies n’ont pas besoin d’avoir été prises à l’été 2017. Vous pouvez fouiller dans vos archives!
Ensuite, vous devez transmettre vos clichés en suivant ces instructions :
Un maximum de trois photographies par personne peut être soumis;
La résolution minimale des photographies doit être suffisante (1200 x 1600 pixels et plus est suggéré);
Fournir, pour chaque photo soumise, les informations suivantes :
Prénom et nom de l’auteur de la photographie;
Endroit où la photo a été prise (exemple : Trois-Rivières, Québec);
Si vous connaissez déjà le nom de l’invertébré en question, SVP l’indiquer.
Si vous possédez déjà une signature personnalisée, l’apposer sur vos photos avant de me les transmettre. Sinon, je me chargerai d’ajouter votre nom sur ces dernières;
Transmettre vos photos à info@docbebitte.com d’ici le 25 août 2017.
Photographies soumises
Votre photo a reçu le plus de votes? Je m’engage à publier une chronique entière consacrée à l’invertébré « croqué » sur le vif, incluant bien sûr la photographie gagnante en tête de chronique (et crédits photos associés). Bref, vous serez mis en vedette!
Pour ce qui est des autres clichés soumis, ils se retrouveront dans ma banque de photos et pourraient, qui sait, être utilisés dans le cadre de futures chroniques (également accompagnés des crédits photo)!
Un appel aux votes sera effectué auprès des lecteurs DocBébitte après la date limite de soumission.
À vos appareils photo et bonne chance!
Aller hop! Salissez-vous, penchez-vous… et prenez de belles photographies d’insectes!
Pour le temps des fêtes, je me suis amusée à faire imprimer des calendriers inédits DocBébitte que j’ai distribués à quelques parents. Il m’en reste un que j’aimerais faire tirer parmi vous, parents, amis et collègues fidèles!
Vous souhaitez mettre la main sur ce calendrier DocBébitte (voir photographies ci-jointes)?
Voici comment participer :
Vous devez posséder une adresse postale au Québec, où je pourrai vous envoyer le calendrier*;
Pour vous inscrire, me transmettre votre prénom et nom, ainsi qu’une adresse courriel où vous joindre si vous gagnez en suivant ce lien (Formulaire Google);
Vous inscrire avant le samedi 7 janvier à 23h59.
Le tirage aura lieu le 8 janvier prochain! D’ici là, bonne chance et passez une belle année 2017!
Caroline, alias DocBébitte
*SVP noter que je me dégage de toute responsabilité liée à un bris lors du transport par Postes Canada. Merci pour votre compréhension.
Grande gagnante : Julie Cusson avec ce joli syrphe
Cette année, j’appris quelle était la photographie gagnante uniquement à la fermeture du concours. Deux photos s’étaient menées une chaude lutte au courant de la première semaine, mais les deux derniers jours furent caractérisés par une hausse phénoménale des votes. Ce sont finalement cinq photographies qui se sont hissées au peloton de tête afin de se disputer la victoire.
Mention d’honneur : le méloé marginé de Mireille DagenaisMention d’honneur : la rhysse canelle de Marie-Andrée Fallu
Je vous dirais personnellement que tous les candidats sont gagnants. Quelles belles photographies qui témoignent tantôt d’individus colorés, tantôt de spécimens étranges! Toutefois, une photo franchi le fil d’arrivée en premier : le syrphe, par Julie Cusson! Chose promise, chose due, la présente chronique fera l’éloge de l’insecte photographié par Mme Cusson! Mais avant de débuter, j’aimerais aussi offrir une mention d’honneur à deux photographies qui se sont retrouvées sur la deuxième et troisième marche du podium : le méloé marginé de Mme Mireille Dagenais, ainsi que la rhysse canelle par Marie-Andrée Fallu. Bravo à tous!
J’ai trouvé amusant que la photographie gagnante porte sur un syrphe. En fait, une des toutes premières chroniques que j’avais concoctées pour DocBébitte portait sur cette famille d’insectes (cette chronique publiée en février 2013). J’étais fascinée par le fait que ces sympathiques mouches puissent ressembler aux hyménoptères (guêpes, abeilles et compagnie) – qui peuvent parfois être nettement moins sympathiques, surtout si vous venez de vous faire piquer! À l’époque de cette chronique, j’avais peu de photographies de syrphes en banque et nettement moins de livres spécialisés… c’est donc avec plaisir que je me lance dans les prochains paragraphes sur des anecdotes qui m’étaient inconnues à l’hiver 2013!
Première anecdote : je vous avais déjà raconté que les larves de certaines espèces de syrphes sont aquatiques. Celles-ci possèdent un long siphon (cette photo) qu’elles utilisent pour respirer, étant donné quelles peuplent les milieux pauvres en oxygène. Toutefois, les milieux aqueux qu’elles sont susceptibles de peupler sont parfois loin de pouvoir être qualifiés d’aquatiques… Par exemple, les bassins de recueillement de lisier fourmilleraient souvent de larves de syrphes, ces dernières demeurant bien enfouies sous la surface. C’est ce qu’on appelle être dans… (Oui, je m’autocensure un brin, ici! Avouez que le jeu de mots était tentant!)
De façon similaire, les restes gluants et liquides de carcasses en décomposition peuvent également s’avérer être des demeures de choix pour les larves de syrphes. À ce qu’il semble, cette propension à habiter ce type de milieu serait à l’origine d’une ancienne recette Grecque voulant que l’on puisse fabriquer des abeilles à partir de la carcasse d’un bœuf. Il est probable que nos anciens aient observé l’apparition soudaine d’un bon nombre « d’abeilles » à proximité d’animaux en décomposition qui, en fait, étaient des syrphes adultes émergeant de leurs pupes.
Et si l’on parlait d’anecdotes plus ragoûtantes? Les larves des syrphes n’ont pas toutes un si mauvais goût en matière de milieu de vie! En effet, certaines espèces pondent leurs œufs dans la végétation, à proximité de colonies de pucerons. Les larves, une fois sorties de l’œuf, s’affairent à dévorer les pucerons en question. Selon Marshall (2009), il suffit d’examiner attentivement toute colonie de pucerons pour trouver une ou des larves de syrphes à proximité. Ces dernières demeureraient immobiles de jour et s’activeraient la nuit. Fait intéressant : elles ressemblent à de petites limaces ou sangsues verdâtres, selon les sources… à un point tel que la première personne qui les découvrit les prit non pas pour des insectes, mais pour des mollusques! Vous pouvez jeter un coup d’œil à cette photographie provenant de Bug Guide. Drôle d’allure, n’est-ce pas?
Si l’on revient plus spécifiquement à la photographie gagnante, j’aurais aimé être en mesure de vous indiquer de quelle espèce il s’agit exactement. Vous avais-je déjà mentionné que l’univers des diptères (mouches) est vaste et varié? Chez les quelque 20 000 espèces de diptères recensées au Canada et aux États-Unis, les syrphes comptent pas moins de 813 espèces. Je ne suis malheureusement pas habilitée à les toutes les identifier, ce qui inclut l’individu pris en photo. N’étant qu’une simple entomologiste amateur, j’aurais eu besoin d’examiner bien plus de détails – qu’un professionnel n’aurait peut-être pas requis – pour confirmer l’identité de l’espèce en photo.
Les syrphes possèdent une fausse veine bien visible (cliquer pour agrandir)
D’ailleurs, vous vous demandez peut-être comment séparer syrphes et autres diptères? Cette tâche est plus facile que de procéder à une identification à l’espèce! À l’œil nu, il est déjà souvent facile de reconnaître les syrphes. Leur patron de vol – faire du surplace comme un oiseau-mouche – ou encore le fait qu’ils marient fréquemment le noir et le jaune à l’instar des guêpes et des abeilles, tout en ne possédant qu’une seule paire d’ailes, est fort aidant. Aussi, si vous êtes armés de caméras ou de loupes binoculaires, vous aurez la certitude de faire face à un syrphe en examinant ses ailes. Ces dernières sont caractérisées par la présence d’une fausse veine qui n’est pas retrouvée chez les autres diptères. J’ai d’ailleurs pris une photographie à partir de mon stéréomicroscope d’une aile de syrphe afin de vous en faire la démonstration. Elle agrémente la présente chronique. Ainsi, vous aurez une meilleure idée quel attribut examiner ou encore prendre en photographie afin d’identifier vos spécimens sans avoir l’ombre d’un doute!
Je termine cette chronique en vous remerciant de nouveaux d’avoir participé au concours amical de photographie DocBébitte pour une quatrième année consécutive – que ce soit en soumettant des photos, en votant pour ces dernières, ou encore simplement en faisant partie des fidèles lecteurs! Vous êtes une source certaine de motivation! À bientôt!
Pour en savoir plus
Borror, D.J. et R.E. White. 1970. Peterson Field Guides – Insects. 404 p.