La période de soumission des photos pour le 6e concours amical a maintenant pris fin et c’est l’heure de passer au vote! Cette année, 21 photographies se disputeront la première place sur le podium. Le prix : une chronique toute fraîche mettant en vedette la photographie gagnante!
Les clichés en lice sont classés par ordre alphabétique d’ordre d’invertébrés (de Araneae à Orthoptera) et sont numérotés en conséquence.
Retenez bien ce numéro, car c’est à vous, chers lecteurs, qu’incombe l’ingrate tâche de trancher pour votre photo « coup de cœur »! Que ce soit pour l’aspect artistique de la photographie ou encore parce que vous avez un faible pour l’invertébré mis en vedette, laissez libre cours à votre cœur!
Chaque personne a droit à un vote. Si vous avez soumis une photographie au concours, vous avez également droit de vote – pourquoi pas, puisqu’il s’agit d’un concours amical! La façon de procéder est toujours la même : vous devez remplir le questionnaire de vote « Google Forms » en cliquant sur ce lien : Vote 6e concours de photographie DocBébitte.
C’est maintenant à votre tour de jouer! Il ne vous reste plus qu’à admirer les photographies ci-dessous et à me transmettre votre vote. Vous avez jusqu’au vendredi 14 septembre pour voter. Que le meilleur gagne!
Cliquez sur les photographies pour les afficher en version « plein écran ». N’oubliez pas d’appuyer sur la flèche « retour arrière » pour revenir sur le site DocBébitte!
En rédigeant le titre de la présente capsule, je réalise que nous sommes en effet parvenus à une 6e édition du concours amical de photographies d’invertébrés DocBébitte!
Ce concours en est un amical parce que je souhaite encourager tous ceux qui ont un appareil photo – qu’ils soient amateurs ou aguerris – à sortir hors de leur demeure et prendre des clichés d’invertébrés! C’est en apprenant à connaître cette belle petite faune qu’on apprend à mieux l’apprécier!
Par ailleurs, il s’agit d’un concours amical parce que ce sont les lecteurs de DocBébitte qui seront invités à voter, à la fin de l’été, pour leur « coup de cœur ».
Le « prix » en est également un fort simple : la photo élue favorite du public se verra mise en vedette dans le cadre d’une chronique qui portera sur l’invertébré en question.
À cet effet, vous pouvez jeter un coup d’œil aux gagnants des années passées :
Les invertébrés doivent avoir été photographiés au Québec ou doivent être retrouvés au Québec (aire de répartition qui inclut le Québec);
S’il y a des personnes que l’on peut reconnaître sur vos photographies, assurez-vous d’avoir leur accord avant de me transmettre ces dernières, car elles se retrouveront sur Internet;
Les photographies n’ont pas besoin d’avoir été prises à l’été 2018. Vous pouvez fouiller dans vos archives!
Ensuite, vous devez transmettre vos clichés en suivant ces instructions :
Un maximum de trois photographies par personne peut être soumis;
La résolution minimale des photographies doit être suffisante (1200 x 1600 pixels et plus est suggéré);
Fournir, pour chaque photo soumise, les informations suivantes :
Prénom et nom de l’auteur de la photographie;
Endroit où la photo a été prise (exemple : Trois-Rivières, Québec);
Si vous connaissez déjà le nom de l’invertébré en question, SVP l’indiquer.
Si vous possédez déjà une signature personnalisée, l’apposer sur vos photos avant de me les transmettre. Sinon, je me chargerai d’ajouter votre nom sur ces dernières;
Transmettre vos photos à info@docbebitte.com d’ici le 31 août 2018. Un accusé de réception de vos photos vous sera transmis dans les jours qui suivent votre envoi.
Concernant les photographies soumises
Votre photo a reçu le plus de votes? Je m’engage à publier une chronique entière consacrée à l’invertébré « croqué » sur le vif, incluant bien sûr la photographie gagnante en tête de chronique (et crédits photo associés). Bref, vous serez mis en vedette!
Pour ce qui est des autres clichés soumis, ils se retrouveront dans ma banque de photos et pourraient, qui sait, être utilisés dans le cadre de futures chroniques (également accompagnés des crédits photo)!
Un appel aux votes sera effectué auprès des lecteurs DocBébitte après la date limite de soumission.
À vos marques, prêts, photographiez!
Le sujet de la photo peut parfois se retrouver derrière l’objectif plutôt que devant!
Comme l’année dernière, je tenais à offrir un calendrier inédit DocBébitte à vous, chers lecteurs! Avez-vous été suffisamment sages en 2017 pour le mériter?
Voici comment participer :
Vous devez posséder une adresse postale au Québec, où je pourrai vous envoyer ledit calendrier*;
Pour vous inscrire, écrivez-moi à info@docbebitte.com en indiquant que vous souhaitez participer au tirage du calendrier 2018;
Vous inscrire avant le mardi 2 janvier à 23h59.
Le tirage (un seul calendrier est à tirer) aura lieu dans les jours qui suivront! D’ici là, bonne chance et je vous souhaite de démarrer l’année 2018 en beauté!
Caroline, alias DocBébitte
*SVP noter que je me dégage de toute responsabilité liée à un bris lors du transport par Postes Canada. Merci pour votre compréhension.
Chose promise, chose due, je vous présente cette semaine un billet portant sur la seconde photographie élue favorite ex aequo lors du concours amical de photographie d’insectes 2017.
L’invertébré mis en vedette est un joli thomise variable (Misumena vatia), une araignée de la famille Thomisidae. À noter que je lis « la thomise variable » sur Internet, alors qu’Antidote me signale que « thomise » est masculin. Vous en serez avertis!
Cela dit, les thomises sont plus communément connus sous le nom d’araignées-crabes. Ils doivent cette appellation à leur démarche latérale qui rappelle celle d’un crabe; par ailleurs, ces araignées sont munies de pattes antérieures plutôt larges qui, elles aussi, peuvent faire penser au crustacé en question.
Misumena vatia photographiée avec une proieMisumena vatia sur de l’asclépiade, en bordure d’une routeButineurs : attention!
Ce qui surprend du thomise variable, c’est sa capacité à moduler sa couleur en fonction de son environnement. Les individus peuvent opter pour une coloration blanchâtre ou jaunâtre afin de se fondre au décor et duper leurs proies. Une fois la bonne teinte obtenue, ils demeurent immobiles sur les pétales des fleurs de couleur similaire, attendant le passage d’un insecte butineur. Le pauvre insecte n’a souvent pas la chance d’apercevoir ce maître du camouflage avant qu’il ne soit trop tard!
Le spécimen photographié par Céline est une femelle. Ces dernières sont de bonne taille : 6 à 9 mm, contre seulement 2,9 à 4 mm pour le mâle. Le dimorphisme sexuel (différence de la taille du corps selon le sexe) est chose courante chez les araignées et les thomises ne font pas exception. Cela dit, l’abdomen de la femelle est fréquemment (quoique pas tout le temps) flanqué de deux bandes roses. Le reste de son corps est généralement uni (blanc ou jaune). Le mâle, de son côté, est plus sombre : son céphalothorax et ses deux paires de pattes antérieures sont brun foncé ou rouille, alors que les deux paires de pattes postérieures, ainsi que l’abdomen, sont plus pâles. L’abdomen comporte également deux bandes brun-rougeâtre (voir cet exemple tiré de Bug Guide).
Comme on peut s’y attendre, ces jolies araignées sont communément observées dans les plates-bandes ou dans les champs où de nombreuses espèces de fleurs bourgeonnent. J’en ai aperçu à quelques reprises dans des rudbeckies et des onagres ornant des plates-bandes résidentielles (comme la photographie gagnante), ainsi que sur des asclépiades poussant en bordure de routes de campagne. À ce qu’il semble, on peut aussi retrouver des individus dans les verges d’or – une plante que j’affectionne, car on y retrouve toute une panoplie d’autres invertébrés (voir notamment cette chronique).
L’aire de répartition de notre arachnide est très vaste : elle s’étend du sud du Canada jusqu’au Mexique, recouvrant l’ensemble des États-Unis. Selon Bradley (2013), on peut rencontrer le thomise variable du mois de mai au mois d’août. Wikpédia, de son côté, précise que les juvéniles d’une année donnée hivernent dans la litière au sol; une fois le printemps venu, ils muent à nouveau et terminent leur cycle de vie pendant cette seconde saison estivale. Fait intéressant : après la ponte, les femelles demeurent avec leur sac d’œufs, qu’elles attachent à divers objets (notamment des feuilles repliées). Elles ne se nourrissent point pendant cette période et, peu après l’émergence de leurs rejetons, elles meurent. Il s’agit de mamans dévouées!
Sans surprise, ces araignées sont des prédateurs par excellence. Elles s’attaquent à toute proie de taille à être maîtrisée… ce qui constitue parfois des proies plus grosses qu’elles! Ainsi, comme toute araignée, il s’agit d’un invertébré bénéfique qui s’assure de réguler les populations d’insectes qui pourraient autrement s’avérer envahissants. Aussi, que vous aimiez les araignées ou non, ces individus colorés accrochent l’œil et sont agréables à regarder! Comme la photographie de notre seconde gagnante ex aequo!
Pour en savoir plus
Bradley, R.A. 2013. Common spiders of North America. 271 p.
C’est avec plaisir que je vous diffuse la première de deux chroniques au sujet des photographies gagnantes ex aequo du concours amical de photographie DocBébitte 2017. Comme je le mentionnais lors de la chronique révélant nos gagnants – et tel que promis chaque année – je me suis affairée à vous concocter la petite histoire derrière les clichés élus.
Cocon et exuvies des chenilles retrouvés au sous-solChenille, également retrouvée dans la maison chez SylvieLa chenille se tisse un nid douillet
La photo transmise par Sylvie Benoit relate justement une rencontre inopinée avec un joli papillon commun nommé « Vulcain » (Vanessa atalanta). Ce lépidoptère appartient à la grande famille des nymphalidés. C’est un cousin du papillon Belle dame (Vanessa cardui) que vous connaissez sans doute, car il a fait les manchettes en septembre dernier, étant aperçu en vastes hardes un peu partout au Québec.
Le Vulcain se reconnait facilement par ses ailes sombres flanquées d’une bande orangée surmontée de taches blanches. Son nom scientifique, Vanessa atalanta, référerait à une héroïne grecque « Atalanta » ou « Atalante » qui, selon la légende, était une coureuse fort rapide. Le Vulcain aurait vraisemblablement hérité de ce nom à cause de son vol, reconnu pour être rapide.
Le cliché gagnant a été effectué à l’intérieur d’une demeure. Trois papillons de cette espèce y ont été retrouvés par surprise! Quelques recherches effectuées par les propriétaires des lieux leur ont permis de résoudre le mystère : les restes de chrysalides et d’exuvies de chenilles furent découverts au sous-sol. Des chenilles avaient été introduites à l’intérieur de la maison par le biais de plants d’orties, qui y avaient été amenés pour sécher. À cet effet, Sylvie me transmit gracieusement quelques photographies supplémentaires appuyant ces observations. Elles complètent la présente chronique.
La livrée de la chenille du Vulcain est variable. Selon Wagner (2005), certains individus sont plus pâles (couleur blanchâtre à jaune verdâtre), alors que d’autres arborent une robe nettement plus sombre. Les individus croqués sur le vif par notre gagnante représentent des spécimens foncés, également caractérisés par la présence de lignes blanchâtres parcourant les flancs. De plus, les chenilles sont munies de poils et d’épines acérés, s’élevant d’une protubérance orangée, ce qui leur donne une apparence très piquante! Qui osera y mettre les doigts?
Sans grande surprise, les chenilles se délectent de plantes appartenant à la famille Urticaceae, dont – eh oui – les orties! Elles se tissent un nid douillet dans le repli des feuilles, comme en témoigne une des photographies qui agrémentent la présente chronique.
Vulcain que j’avais pris en photo il y a quelques années
Les adultes, quant à eux, sirotent le nectar de multiples espèces de fleurs; ils s’alimentent également de fruits et de détritus en décomposition. Comme ce sont de bons butineurs, il est facile de les voir dans nos jardins, particulièrement lors des mois de mi-mai à juillet (première génération) ou encore de mi-juillet à mi-septembre (deuxième génération). Les Vulcains aiment aussi se prélasser au soleil sur tout support situé au ras du sol (roche, tronc d’arbre, etc.), où l’on peut prendre le temps de les observer. C’est ainsi que j’avais pris quelques clichés de ce sympathique papillon, m’approchant peu à peu du sujet. Le Vulcain, pas trop nerveux, se laisse d’ailleurs approcher pour être admiré. La photographie de Sylvie en est un bel exemple! Bravo à notre première gagnante!