Gagnante du concours amical de photographie d’insectes 2019 : Araignée sauteuse par Ève Parent

Roulement de tambour! C’est avec un immense plaisir que je vous dévoile la photographie gagnante du concours amical DocBébitte 2019!

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Adorable petite araignée sauteuse; bravo à Ève Parent pour ce cliché gagnant!

Vous aviez tout un défi cette année : choisir entre 43 sympathiques photographies d’invertébrés que l’on peut retrouver au Québec! Et c’est pour l’une des photos portant sur une araignée sauteuse offerte par Mme Ève Parent que vous, chers lecteurs, avez craqué!

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Mention honorable à Luc Pouliot

Chose promise, chose due, ladite photo est mise en vedette dans la présente chronique et je m’affairerai à vous parler un peu plus amplement de ce fabuleux groupe d’araignées dans quelques instants!

Or, avant de commencer, j’aimerais chaleureusement remercier tous les participants au concours qui nous ont permis de voyager au Québec et même un peu plus loin! En particulier, j’offre une mention honorable pour la photographie « Agapostemon virescens qui butine » de Luc Pouliot qui s’est hissée sur la seconde marche du podium. Les électeurs ont sans doute apprécié l’esthétisme et la clarté de ce cliché!

Le fabuleux monde des araignées sauteuses!

Les araignées n’ont généralement pas la cote auprès de la population. Les araignées sauteuses (famille Salticidae), aussi appelées saltiques, avec leurs grands yeux et leur corps poilu, ressemblent à de jolies petites peluches. De plus, leur tête articulée et leur propension à nous regarder quand on les approche les rendent plus « humaines » à nos yeux. Ce n’est pas pour rien qu’elles sont utilisées par les entomologistes vulgarisateurs comme représentantes charismatiques des arachnides mal-aimés.

J’ai déjà parlé de ce groupe dans de précédentes chroniques. En particulier – et c’est ce que la photo de Mme Parent permet d’apprécier le mieux –, j’ai parlé des grands yeux des araignées sauteuses et plus précisément leur disposition, qui sert à l’identification de cette famille (cette chronique).

Comme on peut se l’imaginer, le fait d’avoir de grands yeux et une tête articulée facilite la détection des proies. Et notre araignée sauteuse est toute une prédatrice! J’ai observé à plusieurs reprises des bêtes de ce groupe avec une proie en bouche, par exemple des chironomes, des trichoptères et des petits lépidoptères. Il est fort à parier que vous avez déjà effectué des observations similaires si vous êtes photographe amateur comme je le suis.

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Araignée sauteuse et sa proie!

Avoir une vue aiguisée permet aussi à nos saltiques de jauger leur réflexion. Vous avez peut-être déjà vu cette vidéo tirée de YouTube, où une araignée sauteuse se voit dans un miroir et croit qu’il s’agit d’une rivale ou d’une comparse? Pour ma part, il m’est arrivé à moult reprises de tenter de prendre un cliché de ces bestioles… pour les voir sauter sur la lentille de ma caméra. Je soupçonne qu’elles y voient leur réflexion et qu’elles cherchent à enquêter sur cette étrange bête qui mime leurs mouvements!

Je vous invite à jeter un coup d’œil aux chroniques déjà publiées pour plus de détails au sujet de ce fascinant groupe d’invertébrés :

Je vous souhaite une bonne lecture et je dis à nouveau « Félicitations » à Mme Parent pour son superbe cliché d’une saltique, vue de près!

 

Pour en savoir plus

  • Bradley, R.A. 2013. Common spiders of North America. 271 p.
  • Bug Guide. Family Salticidae – Jumping Spiders. https://bugguide.net/node/view/1962
  • Paquin, P. et N. Dupérré. 2003. Guide d’identification des araignées (Araneae) du Québec. 251 p.

 

Concours amical de photographie 2019 : À vous de voter!

La période de soumission des photos pour le 7e concours amical a maintenant pris fin et c’est l’heure de passer au vote! Nous battons des records cette année avec 43 photographies provenant de partout à travers la province, incluant quelques espèces retrouvées au Québec mais photographiées au Nouveau-Brunswick! Ces dernières se disputeront la première place sur le podium afin de remporter le prix : une chronique mettant en vedette la photographie gagnante!

Les clichés en lice sont classés par ordre alphabétique d’ordre d’invertébrés (de Araneae à Orthoptera) et sont numérotés en conséquence.

Retenez bien ce numéro, car c’est à vous, chers lecteurs, qu’incombe l’ingrate tâche de trancher pour votre photo « coup de cœur »! Que ce soit pour l’aspect artistique de la photographie, pour son caractère inusité ou encore parce que vous avez un faible pour l’invertébré mis en vedette, laissez libre cours à votre cœur!

Chaque personne a droit à un vote. Si vous avez soumis une photographie au concours, vous avez également droit de vote – pourquoi pas, puisqu’il s’agit d’un concours amical! La façon de procéder est la même que lors des précédentes éditions : vous devez remplir le questionnaire de vote « Google Forms » en cliquant sur ce lien : Vote 7e concours de photographie DocBébitte.

C’est maintenant à votre tour de jouer! Il ne vous reste plus qu’à admirer les photographies ci-dessous et à me transmettre votre vote. Vous avez jusqu’au vendredi 27 septembre pour voter. Bonne chance à tous!

Cliquez sur les photographies pour les afficher en version « plein écran ». N’oubliez pas d’appuyer sur la flèche « retour arrière » pour revenir sur le site DocBébitte! Notez que l’identification au genre et à l’espèce de plusieurs individus a été fournie par le photographe.

7e concours amical – Photographies en candidature
#1. Ève Parent. Araignée sauteuse, Saint-Hubert, Qc.

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#2. Ève Parent. Araignée sauteuse, Saint-Hubert, Qc.

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#3. Ève Parent. Araignée sauteuse, Saint-Hubert, Qc.

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#4. France St-Aubin. Coccinelle asiatique, Franklin, Qc.

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#5. Dominique Aumais. Lampyride, Salaberry-de-Valleyfield, Qc.

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#6. Dominique Aumais. Longicorne noir, Salaberry-de-Valleyfield, Qc.

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#7. Nadine Ferron. Longicorne noir, Pokemouche, N-B.

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#8. Dominique Aumais. Scarabées japonais en accouplement, Salaberry-de-Valleyfield, Qc.

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#9. Luc Pouliot. Bombyle (Sparnopolius confusus), Ste-Thérèse, Qc.

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#10. Luc Pouliot. Lucile soyeuse (Lucilia sericata), Ste-Thérèse, Qc.

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#11. Régent Lehouillier. Mouche sur Solidago sp., Ste-Claire, Qc.

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#12 Régent Lehouillier. Tipules en accouplement, Ste-Claire, Qc.

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#13. France St-Aubin. Cigale caniculaire, Fraklin, Qc.

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#14. Stéphane Dumont. Cigale caniculaire, Montréal, Qc.

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#15. Pierre Robert. Punaise (Podisus sp.) et sa proie, Ormstown, Qc.

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#16. Micheline Roberge. Punaise embusquée et sa proie, Maskinongé, Qc.

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#17. Micheline Roberge. Punaise embusquée et sa proie, Maskinongé, Qc.

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#18. Mario Mathieu. Festin de sangsues sur une tortue, Ayer’s Cliff, Qc.

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#19. Alexandre Roy. Abeille sur chardon, Neuville, Qc.

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#20. Régent Lehouillier. Abeille sur Solidago sp., Ste-Claire, Qc.

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#21. Luc Pouliot. Agapostemon virescens qui butine, Ste-Thérèse, Qc.

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#22. Lise Lauzon. Fourmi au travail, Pierrefonds, Qc.

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#23. Céline Benoit Anderson. Guêpe potière transportant une araignée, Salaberry-de-Valleyfield, Qc.

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#24. Sylvie Benoit. Argynne de l’Atlantique, Mont-Tremblant, Qc.

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#25. Céline Benoit Anderson. Chenille de l’arctiide de l’asclépiade, Salaberry-de-Valleyfield, Qc.

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#26. Anthony Prince. Chenille de l’espèce Acronicta insularis, Verchères, Qc.

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#27. Alexandre Roy. Chenille de l’espèce Acronicta retardata, Saint-Robert-Bellarmin, Qc.

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#28. Nadine Ferron. Chenille du diacrisie de Virginie, Pokemouche, N-B.

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#29. Katerine Cardin. Chenille du monarque, La Tuque, Qc.

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#30. Céline Benoit Anderson. Chenille du papillon du céleri, Salaberry-de-Valleyfield, Qc.

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#31. Sylvie Benoit. Festin de papillons amirals, Mont-Tremblant, Qc.

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#32. Lucie Dubé. Papillon belle-dame, Sept-Îles, Qc.

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#33. Sylvie Benoit. Papillon tigré du Canada, Mont-Tremblant, Qc.

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#34. Serge Massicotte. Papillons belles-dames, St-Gérard-des-Laurentides, Qc.

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#35. Alexandre Roy. Satyre, Sainte-Anne-des-Monts, Qc.

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#36. Philippe Grenier Darveau. Vice-roi, Sherbrooke, Qc.

Le Vice-roi (Limentis archippus) #4523

#37. Jonathan Aumais. Mante religieuse, Salaberry-de-Valleyfield, Qc.

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#38. Philippe Grenier Darveau. Aeschne du Canada, Sherbrooke, Qc.

Aeschne du Canada mâle (Aeshna canadensis)

#39. Philippe Grenier Darveau. Agrion résolu, Sherbrooke, Qc.

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#40. Katerine Cardin. Demoiselle bleue, La Tuque, Qc.

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#41. Katerine Cardin. Libellule Aeshnidae, La Tuque, Qc.

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#42. Micheline Roberge. Sympétrum tardif femelle, Maskinongé, Qc.

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#43. Nadine Ferron, Criquet sur hostas , Qc.

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7e concours amical de photographies d’invertébrés du Québec

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Concentrés comme DocBébitte (ici présente) ou enthousiastes et cœur léger, les deux pieds dans la boue? Qu’à cela ne tienne, on veut voir vos photos!

Vous l’attendiez? Voici la 7e édition du concours amical de photographies d’invertébrés DocBébitte!

Comme chaque année, j’invite photographes néophytes ou aguerris à sortir de leur demeure afin de prendre des clichés d’invertébrés!

Ce concours en est un amical notamment parce que ce sont les lecteurs de DocBébitte qui seront invités à voter, à la fin de l’été, pour leur « coup de cœur ». Bref, peu importe que vous soyez experts ou non en photographie ou en entomologie : on veut simplement voir et partager vos coups de cœur!

Le « prix » en est également un fort simple : la photo élue favorite du public se verra mise en vedette dans le cadre d’une chronique qui portera sur l’invertébré en question.

À cet effet, vous pouvez jeter un coup d’œil aux gagnants des années passées :

 

Comment participer?

Tout d’abord, il y a quelques règles à suivre :

  • Les invertébrés doivent avoir été photographiés au Québec ou doivent être retrouvés au Québec (aire de répartition qui inclut le Québec);
  • S’il y a des personnes que l’on peut reconnaître sur vos photographies, assurez-vous d’avoir leur accord avant de me transmettre ces dernières, car elles se retrouveront sur Internet;
  • Les photographies n’ont pas besoin d’avoir été prises à l’été 2019. Vous pouvez fouiller dans vos archives!

Ensuite, vous devez transmettre vos clichés en suivant ces instructions :

  • Un maximum de trois photographies par personne peut être soumis;
  • La résolution minimale des photographies doit être suffisante (1200 x 1600 pixels et plus est suggéré);
  • Fournir, pour chaque photo soumise, les informations suivantes :
    • Prénom et nom de l’auteur de la photographie;
    • Endroit où la photo a été prise (exemple : Trois-Rivières, Québec);
    • Si vous connaissez le nom de l’invertébré en question, SVP l’indiquer.
  • Si vous possédez déjà une signature personnalisée, l’apposer sur vos photos avant de me les transmettre. Sinon, je me chargerai d’ajouter votre nom sur ces dernières;
  • Transmettre vos photos à Docbebitte@outlook.fr d’ici le 6 septembre 2019. Un accusé de réception de vos photos vous sera transmis dans les jours qui suivent votre envoi.

 

Concernant les photographies soumises

Votre photo a reçu le plus de votes? Je m’engage à publier une chronique entière consacrée à l’invertébré « croqué » sur le vif, incluant bien sûr la photographie gagnante en tête de chronique (et crédits photo associés). Bref, vous serez mis en vedette!

Pour ce qui est des autres clichés soumis, ils se retrouveront dans ma banque de photos et pourraient, qui sait, être utilisés dans le cadre de futures chroniques (également accompagnés des crédits photo)!

Un appel aux votes sera effectué auprès des lecteurs DocBébitte après la date limite de soumission.

Allez, n’hésitez pas à grimper ou vous rouler dans la boue! Sortez vos appareils et… à vos marques, prêts, photographiez!

Tirage d’un calendrier DocBébitte 2019

Calendrier 2019
Recto et verso du calendrier DocBébitte 2019

Le temps des fêtes approche et ce sera très vite le temps de célébrer la fin d’une année riche en apprentissages! Quoi de mieux pour démarrer 2019 qu’avoir en main l’unique calendrier DocBébitte?

Comme vous le savez sans doute déjà, DocBébitte est un blogue que j’alimente dans mes loisirs et je n’en retire aucun bénéfice autre que vos sympathiques commentaires qui me font avancer dans mes réflexions!

Loin de moi est donc l’idée de commercialiser mes calendriers et c’est pourquoi, comme l’année dernière, je tenais à offrir un calendrier inédit DocBébitte (je n’en produis annuellement que quelques-uns pour proches parents) à un lecteur chanceux qui sera choisi par le hasard!

Voici comment participer :

  • Vous devez posséder une adresse postale au Québec, où je pourrai vous envoyer ledit calendrier*;
  • Pour vous inscrire, écrivez-moi à DocBebitte@Outlook.fr en indiquant que vous souhaitez participer au tirage du calendrier 2019;
  • Vous inscrire avant le vendredi 21 décembre à 23h59.

Le tirage (un seul calendrier est à tirer) aura lieu dans les jours qui suivront! D’ici là, bonne chance et je vous souhaite de terminer l’année 2018 en beauté!

Caroline, alias DocBébitte

 

*SVP noter que je me dégage de toute responsabilité liée à un bris lors du transport par Postes Canada. Merci pour votre compréhension.

Gagnant du concours amical de photographie d’insectes 2018 : Gomphe en émergence par Pierrot Busque

Photo gagnante : Gomphe en émergence, par Pierrot Busque
Photo gagnante : Gomphe en émergence, par Pierrot Busque

C’est avec un immense plaisir que je vous dévoile la photographie gagnante du concours amical DocBébitte 2018!

Étant donné que 8 des 21 photographies soumises cette année portaient sur des libellules, il n’est pas étonnant que notre cliché élu favori en soit un où figurent ces charmantes bêtes! Plus précisément, c’est la photographie d’un gomphe en émergence (famille Gomphidae), prise par Pierrot Busque, qui s’est avérée être la favorite des lecteurs! Cette observation – qui n’en est pas une que l’on effectue tous les jours – aura su capter la curiosité des électeurs.

Mention honorable à Enallagma civile sur plume par Peter Lane
Mention honorable à Enallagma civile sur plume par Peter Lane

Chose promise, chose due, ladite photo est mise en vedette dans la présente chronique et je m’affairerai à rédiger quelques lignes sur l’individu croqué sur le vif. Mais avant de commencer, j’aimerais remercier à nouveau tous les participants au concours, lesquels nous ont fait voir des photos hautes en couleur! En particulier, j’offre une mention honorable pour la photographie « Enallagma civile sur plume » de Peter Lane qui se retrouve en deuxième position. Les électeurs auront sans doute apprécié le côté artistique de ce cliché!

En outre, bravo à tous les participants, vos clichés ont été nettement appréciés… mais il fallait désigner un gagnant!

 

L’émergence du gomphe

Si vous me connaissez même un tant soit peu, vous savez probablement déjà que j’affectionne tout particulièrement les libellules et leurs naïades (stade aquatique de la nymphe). Le logo de DocBébitte représente d’ailleurs une naïade de libellule… l’aviez-vous deviné?

Sur la photographie de M. Busque, on voit en fait l’adulte de la libellule s’extirper progressivement de l’exuvie de la naïade – l’exuvie étant le squelette externe de tout insecte. Contrairement au papillon dont la chenille forme une chrysalide avant de se transformer en adulte, la métamorphose chez les libellules est dite simple. Il n’y a pas de stade comprenant la formation d’une chrysalide ou d’une pupe; l’adulte se forme directement à l’intérieur de la carcasse de la naïade.

Ainsi, quand la naïade sent qu’il est temps de se métamorphoser, elle rampe hors de l’eau et s’accroche à divers substrats. Selon les espèces et les milieux, il peut s’agir de roches (comme sur la photo de M. Busque), de troncs, de tiges, etc. Ensuite, l’adulte prêt à émerger fend l’exuvie au niveau du thorax et y émerge progressivement. Ce processus est assez long et nous laisse donc le temps d’admirer le phénomène.

La métamorphose ne se passe pas toujours comme prévu
La métamorphose ne se passe pas toujours comme prévu

Une fois extirpé, l’adulte doit se laisser sécher et prendre sa forme définitive avant de pouvoir s’envoler. Il est très vulnérable à ce moment. Un coup de vent ou une vague imprévue peut facilement le déformer et le rendre non opérationnel.

À plusieurs reprises dans les dernières années, j’ai observé des émergences de gomphes-cobras (Gomphus vastus) où je notais la présence de bon nombre d’individus « handicapés » (corps ou ailes déformés). La phase de métamorphose est non seulement énergivore pour nos belles libellules, elle est critique. Sans ailes fonctionnelles, notamment, nos adultes ne peuvent se déplacer afin de se nourrir et de se reproduire – leur objectif ultime!

Sur la photographie mise en vedette, on est en mesure de déterminer que l’individu est un gomphe (famille Gomphidae). Je suis capable d’identifier ce spécimen à la famille, pour ma part, à partir de l’exuvie. Les naïades et exuvies vides de gomphes sont faciles à identifier à cause de la forme de leurs antennes. J’avais déjà fait part des critères d’identification dans cette précédente chronique, si le sujet vous intéresse (je ne me répéterai pas ici)!

La famille Gomphidae est fréquemment rencontrée au Québec. Les adultes, d’assez bonne taille (40 à 60 mm), aiment bien se percher et se laisser admirer! En Amérique du Nord, on recenserait un peu plus de 100 espèces. L’extrémité de l’abdomen est très souvent renflée, une caractéristique qui permet généralement de rattacher les individus observés à cette famille. C’est d’ailleurs elle qui a donné le nom anglais à cette famille : « clubtails » (queue en forme de club de golf). De plus, l’espacement plutôt large entre les yeux de l’adulte (au-dessus de la tête) serait aussi typique à ce groupe (voir cette photo tirée de Bug Guide).

J’ai écrit à plusieurs reprises des chroniques portant en tout ou en partie sur ce beau groupe de libellules (comme mentionné plus haut, j’ai un petit faible…). Si vous êtes curieux et que le cœur vous en dit, voici quelques chroniques que vous pouvez lire à ce sujet:

Je félicite encore Pierrot Busque pour nous avoir partagé ses belles observations de gomphes en émergence!

Pour en savoir plus