Depuis plus de 13 ans, je vous emmène explorer le monde fascinant des insectes et autres invertébrés.
Aujourd’hui, une nouvelle page se tourne… quasiment au sens propre! Je suis ravie de vous annoncer l’arrivée de bandes dessinées sur le blogue!
Ces BD, pleines d’humour et de curiosités, mettront en scène nos petites bêtes préférées, tantôt pour déboulonner des mythes, tantôt pour révéler leurs caractéristiques les plus singulières.
L’objectif?
Vous faire sourire tout en continuant d’apprendre sur ces créatures étonnantes.
Ce projet vous emballe aussi? Laissez un commentaire pour me dire ce que vous en pensez… Et proposez-moi des sujets qui « piquent » votre curiosité pour de futures planches!
À l’automne 2024, j’ai fait un voyage mémorable dans l’Ouest américain, en compagnie de mon conjoint et de son frère.
Nous avons exploré plusieurs parcs nationaux, dont la célèbre Vallée de la mort – Death Valley National Park. L’un de mes coups de cœur de tous les temps. Et avec raison : c’était la troisième fois que j’y mettais les pieds!
Dans cette toute nouvelle capsule vidéo, je vous partage nos aventures dans ce lieu fascinant. Attendez-vous à des paysages saisissants, des animaux surprenants… et quelques moments cocasses!
Je termine la vidéo par une composition inédite: une chanson dont j’ai écrit les paroles et chanté la mélodie, avant de confier la suite à un outil d’intelligence artificielle pour l’amener encore plus loin.
Prêts pour l’aventure? Bienvenue dans la Vallée de la mort: une vallée pleine de vie!
Remerciements
Alexandre Roy et Jean-Isaac Blais-Roy pour la belle compagnie et m’avoir aidée à repousser mes frontières!
Nicolas Beaumont-Frenette pour m’avoir fait découvrir ce lieu exceptionnel en 2006… puis à nouveau en 2014!
Connaissez-vous les vers plats, aussi appelés planaires?
Ces étonnants invertébrés aquatiques qui peuvent régénérer des parties de leurs corps lorsque sectionnés?
J’ai eu la chance d’observer ce phénomène de mes propres yeux, il y a quelques jours.
Curieux d’en voir plus? Plongez dans ce monde fascinant à travers une courte vidéo que je vous ai préparée.
Et si le sujet vous intrigue, vous pouvez également lire cette chroniqueque j’avais écrite en 2019. Les spécimens y figurant n’appartenaient pas à la même espèce… Voyez-vous les différences?
Heureux de voir la neige fondre et les insectes pointer le bout du nez ?
Vous n’êtes pas les seuls !
Même si nos invertébrés adorés se font plus discrets pendant les rigoureux mois d’hiver, des activités comme Papillons en fête (visionnez mes visites de 2025 et 2024 en vidéo) permettent aux petits comme aux grands de garder le lien avec cette précieuse nature.
Et c’est quelque chose d’essentiel.
Ces dernières semaines, je m’affairais à mettre de l’ordre dans une vaste pile d’articles que j’avais accumulés, pour tomber sur un dossier vieux d’un peu plus de dix ans traitant du « déficit-nature ».
Ce concept – nommé nature-deficit disorder en anglais, bien qu’il ne s’agisse pas d’un diagnostic médical – suggère qu’un fossé se creuse entre les enfants (sans oublier les adultes !) et la nature, avec des effets néfastes sur la santé physique et le bien-être mental.
Il exprime que la société d’aujourd’hui favorise moins le jeu non structuré et que les gens restent davantage rivés à leur écran qu’avant – que ce soit la télévision, les jeux vidéo ou le télétravail – et omettent de sortir prendre une bouffée d’air.
Le tout conduisant, selon les sources consultées, à des enfants qui ont plus de difficulté à se concentrer, qui sont hyperactifs et dérangent leurs confrères. Ou encore à des adultes plus stressés, en surplus de poids, et moins « connectés » au monde qui les entoure.
Des activités comme Papillons en fête permettent de connecter avec la nature en hiver.
Selon le Children and Nature Network, les enfants passent en moyenne 44 heures par semaine devant un écran et moins de 10 minutes par jour à l’extérieur. C’est ahurissant ! Et si l’on regarde autour de nous, entre les séries télé, le télétravail qui nous garde confortablement dans nos pantoufles, ou la vie qui file si vite qu’on ne priorise pas une randonnée santé (oups, coupable !), on réalise que les adultes ne font pas beaucoup mieux.
Pourtant, les preuves sont là selon Louv (2010) : les notes des enfants de classes sortant régulièrement en plein air sont supérieures à celles de leurs confrères qui demeurent à l’intérieur. Les déficits en vitamine D et la myopie sont également moindres chez les premiers. Même le gain de poids infantile est moindre dans les secteurs urbains où les parcs « verts » occupent plus de place.
Et pour les adultes ?
Lorsqu’on passe un peu de temps à l’extérieur, il y a un accroissement d’activité dans la portion de notre cerveau liée à la dépression et à l’anxiété, conduisant à une meilleure humeur. Et les bienfaits ne s’arrêtent pas là selon les sources consultées : la capacité d’empathie est augmentée, la mémoire s’améliore, de même que les capacités à se concentrer sur des tâches multiples.
Sur le plan physique, les bénéfices sont également présents : diminution du stress et de la fréquence cardiaque et amélioration de la forme physique globale, puisqu’on bouge davantage que devant un écran.
À la fin mars, j’ai fait une petite escapade nature dans un camp rustique du Parc national des Monts-Valin. Pas d’électricité, pas d’Internet. Juste du plein air, un beau feu de foyer et de la bonne compagnie. À notre retour, j’ai mentionné à mon conjoint que ça faisait longtemps que je n’avais pas déconnecté à ce point. C’était même salvateur. Je reconnais que je suis impliquée dans beaucoup de choses, qui me passionnent toutes. Mais le vase est souvent bien plein. J’avais besoin de ce temps de repos, connectée avec la nature et les gens qui m’entourent. Ce fut un déclic. Ça vous est déjà arrivé de ressentir cela ?
Pourquoi ce changement d’habitudes ?
Je ne le cache pas : j’ai 47 ans. Quand j’étais petite, l’Internet n’existait pas.
Comment survivait-on, nous demanderons les plus jeunes ?!? Trêve de plaisanteries !
Je me souviens de mes potions magiques, concoctées dehors avec du sable, des feuilles, des cocottes (alouette !) mêlés dans une chaudière… D’avoir tenté de grimper dans des arbres – je n’ai jamais été très douée en acrobaties, hélas ! D’avoir pris de multiples marches dans les bois, d’être allée à la pêche avec mon papa et d’avoir observé, voire nourrit une panoplie d’animaux… Même ce raton-laveur qui a fui avec mon sac de biscuits en entier, alors que je lui en tendais un de l’autre main !
Les changements technologiques sont souvent pointés comme l’une des causes de ce déficit. Aujourd’hui, la source d’information numéro un est l’Internet. Pourquoi sortir ? Mais les avancées technologiques constituent-elles une si mauvaise chose en soi ? Comme j’aurais aimé lire sur tous les animaux que l’on peut découvrir maintenant en saisissant tout simplement leur nom dans une fenêtre Google ! La façon de travailler et d’apprendre se fait aujourd’hui largement devant un écran d’ordinateur. C’est une réalité qu’il ne faut ni ignorer ni condamner. Vous êtes bien en train de me lire devant un écran, n’est-ce pas ?
Les changements sociétaux et les habitudes de vie joueraient également un rôle. Les sources consultées indiquent que la façon de jouer des enfants a, elle aussi, changé. Au lieu de jouer dehors, chez des amis ou dans des parcs jusqu’à ce qu’il fasse noir, les enfants ont plus tendance à se retrouver seuls, devant un écran. De plus, les inquiétudes au sujet d’étrangers « dangereux » auraient resserré les règles de sorties à l’extérieur et diminué le temps de jeu non structuré.
Une jeune DocBébitte qui découvre le monde naturel.
Comment y remédier ?
Un des articles que j’ai consultés mentionnait l’importance de ces professeurs qui réalisent des sorties avec leurs étudiants, pour leur permettre d’apprendre sur le fascinant monde naturel qui les entoure. Encourageons ces éducateurs qui sèment des graines d’amour de la nature. Justement, j’ai eu la chance de collaborer avec au moins deux d’entre eux – Patrice du Collège Clarétain de Victoriaville, et Denis de l’ERE de l’Estuaire – tous deux dévoués à faire découvrir les beautés des petites et grandes bêtes, de la flore, des roches, et j’en passe ! Bravo, Messieurs !
En tant que parents et amis, vous pouvez aussi inviter vos enfants et collègues à marcher dans une zone boisée. Si la chose vous intéresse, vous pouvez les initier au camping – une activité que j’adore ! Nous avons de si beaux parcs ici au Québec : le choix est grand ! Même les activités à l’intérieur, comme celle de Papillons en fête susmentionnée, ou encore l’Insectarium de Montréal, permettent un fantastique contact avec les organismes vivants. N’hésitez pas à me faire part de vos sorties préférées en la matière : je suis tout ouïe !
Enfin, vous pouvez faire comme moi et vous investir dans la réalisation d’activités qui visent à parler du monde naturel à tous ceux qui veulent bien entendre. Ou tout simplement y participer ! Une piste qui peut vous intéresser : l’Association des entomologistes amateurs du Québec, une organisation dont je suis membre et que j’affectionne particulièrement, parce qu’elle vise justement à sensibiliser, informer et éduquer les gens face au fabuleux monde des invertébrés. Des activités y sont offertes à tous à divers moments de l’année.
Les bienfaits d’un contact plus étroit avec la nature: regardez ce beau sourire !
Un bémol sur le sujet ?
Si le concept de déficit-nature a beaucoup de promoteurs, certains nuancent cette vision. C’est le cas d’Elizabeth Dickinson (2013) qui, tout en prenant soin de mentionner qu’il y a des points positifs et bienveillants dans ce courant de pensée, souligne que le problème est plus complexe qu’au premier abord.
Elle recommande d’explorer davantage les racines culturelles, psychologiques, émotionnelles et socioéconomiques de cette séparation avec la nature, critiquant entre autres le concept de départ comme étant trop centré sur un vécu de classe moyenne blanche masculine, dont les solutions sont pareillement spécifiques à ce groupe. Ainsi, les solutions avancées impliquent que tous aient le temps, l’argent et les modes de transports disponibles pour se rendre « dans » la nature.
Elle soulève également que les promoteurs du concept souffrent « d’amnésie générationnelle environnementale », où l’on se dit que « dans notre temps », on était plus près de la nature (ne l’aie-je pas d’ailleurs fait plus tôt ?). Alors que la dégradation de l’environnement et la déconnexion étaient présentes il y a plusieurs générations, sous des formes différentes.
En matière d’exploration émotionnelle, j’aime le fait qu’elle souligne que la nature est non seulement un espace extérieur à explorer, mais aussi un lieu d’émotions, de mémoire et d’identité personnelle. Elle invite notamment à revaloriser l’émerveillement et la curiosité : deux qualités que je valorise beaucoup. Ainsi qu’à laisser place aux sentiments moins agréables que la nature peut faire ressurgir, comme l’étrangeté, l’incertitude ou la peur (du grand méchant loup, peut-être ?), pour comprendre la relation de chaque individu à la nature. Cela faisant qu’on ne généralise ni les causes de la « déconnexion » ni les solutions.
En outre, Mme Dickinson souligne que l’on doit se voir comme faisant partie de la nature (with and of nature), plutôt que devant sortir pour aller « dans » cette dernière (in nature). Il importe de changer l’angle avec lequel on perçoit le problème si l’on veut mieux y remédier.
Je pourrais écrire encore longuement sur le sujet et je vous invite donc à lire les ouvrages cités plus bas si votre curiosité a été piquée. Loin de moi la prétention d’avoir fait le tour de la question, ni des nuances associées !
Une chose demeure : notre relation à la nature est unique et elle a le potentiel d’apaiser nos maux physiques et psychologiques – malgré les nuances évoquées plus haut. Ce n’est pas rien !
Ainsi, avec l’été qui revient à grands pas, je compte poursuivre mon travail de sensibilisation et inciter petits comme grands à sortir dehors… et profiter des premiers insectes qui se pointent le bout du nez !
Youpi, enfin !
Et vous, quelle relation avez-vous avec la nature ?
Li, Q.; Kawada, T. 2010. Healthy Forest Parks Make Healthy People: Forest Environments Enhance Human Immune Function; Department of Hygiene and Public Health, Nippon Medical School: Tokyo, Japan.
Louv, R. 2010. Do our kids have nature-deficit disorder? Educational Leadership, December 2009/January 2010: 24-30.
À la fin du mois de février, alors que je faisais mes exercices au sous-sol, j’ai été surprise par un papillon de nuit de taille moyenne, volant activement autour de moi.
Que pouvait-il bien faire, en plein hiver, dans ma demeure?
Que fait cet intrus dans ma maison en plein hiver?
Armée de mon iPhone, je pris quelques vidéos qui se retrouvèrent sur Instagram, ainsi que des photos que je diffusai sur les réseaux sociaux. J’étais déterminée à découvrir l’identité de cet intrus.
En parallèle, j’ai capturé le papillon, que j’ai déposé dans une grande cage, avec de l’eau et des fruits. Il faisait encore bien trop froid pour le libérer à l’extérieur!
J’ai documenté son comportement et observé : 1) qu’il semblait se nourrir de l’orange que je lui avais donnée; 2) qu’en plein jour, il se cachait sous un essuie-tout laissé dans la cage, alors qu’il était fort actif le soir venu.
J’espérais le garder jusqu’à sa mort, en pensant ensuite l’examiner de plus près et l’identifier formellement, mais… il réussit à s’échapper de son habitat et je ne l’ai pas revu depuis!
Je vous relate cette petite aventure, aussi capturée en vidéo, ci-dessous.
Vidéo. Comment ma mésaventure s’est déroulée!
Qui est-il?
Première piste : l’algorithme de iNaturalist me souffle un nom : Ufeus satyricus – une noctuelle (papillon de la famille Noctuidae). Un collègue entomologiste (merci, Jean-Benoît!), qui a vu mes photos sur les réseaux sociaux, abonde dans le même sens, ajoutant que c’est une espèce fréquemment observée dans les maisons en hiver. Un suspect de choix!
Son nom anglais – brown satyr moth ou Grote’s satyr – n’a pas de correspondance en français, comme c’est trop souvent le cas pour les insectes.
Fait intéressant, bien que je possède plusieurs ouvrages sur les papillons et leurs chenilles, y compris les papillons de nuit, seulement deux d’entre eux mentionnent le genre Ufeus. Je découvre en outre que les deux genres possibles au Québec – U. satyricus et U. plicatus – sont très semblables. Je ne parviens pas à identifier hors de tout doute mon spécimen.
La chance me sourit peut-être : Handfield (2011) mentionne que « Ufeus plicatus Grt. arbore des ailes primaires d’un beau brun-rouge foncé tandis que les ailes primaires d’Ufeus satyricus Grt. sont plutôt d’un beau brun moyen, ceci ne s’appliquant qu’aux mâles de U. plicatus Grt. et aux deux sexes en ce qui concerne U. satyricus Grt. ». De plus, les notes sur la page Les Insectes du Québec (voir section « Pour en savoir plus » ci-dessous) suggèrent que U. satyricus porte une ligne postmédiane noire sur les ailes antérieures.
Je crois avoir trouvé le truc, mais… en examinant davantage les deux espèces sur Internet, on voit que l’une ou l’autre est tantôt brun-rouge, tantôt brun moyen. De surcroît, la bande postmédiane noire est variable et pas toujours présente quand on examine les spécimens sur iNaturalist ou BugGuide.
Mon Ufeus est d’apparence brune sur cette photo…
Mais il est d’apparence brun rouge sur cette seconde photo!
Enfin, selon l’angle de la photo, mon propre papillon semble parfois brun moyen, parfois rougeâtre… Bref, un vrai casse-tête entomologique!
Verdict final? Je lis que U. plicatus semble nettement plus rare et donc moins probable. Par élimination, je présume dans ce qui suit que « mon » papillon est U. satyricus, comme suggéré dans mes premières recherches.
Vous avez des astuces pour distinguer ces deux espèces? Dites-moi tout! L’enquête reste ouverte!
Ce papillon est d’assez bonne taille : les mâles font de 15 à 22 mm de long, alors que les femelles sont légèrement plus grandes, mesurant entre 19 et 24 mm.
Il est très commun au Canada et on le retrouve d’est en ouest. Au Québec, il est fréquemment observé le long des différentes zones habitées, jusqu’en Côte-Nord.
La chenille se nourrit de peuplier, de peuplier faux-tremble, d’aulne et de saule.
Je m’intéressais beaucoup à connaître l’alimentation de l’adulte, puisque je cherchais comment nourrir celui que j’hébergeais. Or, je n’ai rien trouvé de très probant, hormis Handfield (2011) qui mentionne ne pas l’avoir vu venir à la miellée, contrairement à d’autres papillons de nuit.
J’ai donc laissé un morceau d’orange au papillon et, le lendemain matin, il trônait sur cette dernière. Par contre, je ne l’ai pas vu s’en nourrir activement, donc il persiste un doute sur son alimentation. Je lui ai aussi laissé un morceau de banane et de framboise – ce que j’avais sous la main –, de même que de l’eau. Sans succès. Il semble encore moins s’y intéresser que l’orange!
Mon papillon a trouvé l’orange, mais je ne suis pas certaine qu’il s’en soit nourri.
Pourquoi dans ma maison?
Un papillon de nuit en plein hiver, dans ma maison? Il doit bien avoir une bonne raison d’être là!
Première piste : notre papillon ne fuit pas l’hiver et joue les résistants. Contrairement aux lépidoptères qui migrent ou qui hivernent sous forme d’œuf, de larve ou de chrysalide, il affronte les rigueurs de l’hiver sous forme adulte. D’ailleurs, la plupart des observations de ce papillon se font tôt au printemps (mars et avril) ou tard à l’automne (octobre et novembre), avec un certain nombre d’occurrences recensées tout au long de l’hiver.
Deuxième piste : la température. Certaines sources indiquent qu’on peut apercevoir les adultes lors de redoux hivernaux. Mon moment d’observation coïncide, justement, avec une semaine de redoux, dont des températures flirtant avec le 0 °C.
Troisième piste : Handfield (2011) indique que ce papillon est attiré aux lumières.
Mon hypothèse finale?
L’individu serait entré dans ma demeure lors d’une journée plus douce, attiré par les lumières intérieures. Nous gardons parfois la porte entrouverte quand nous sortons la récupération, ou entrons des objets de la voiture. Il en aurait profité pour se faufiler!
Quant à sa provenance, il y a un boisé près de chez moi où poussent entre autres des peupliers deltoïdes (je me souviens d’en avoir vu), une des plantes-hôtes de cette espèce de noctuelle. Peut-être qu’elle était en transit entre ce boisé et une autre destination, mais qu’elle a été attirée par nos lumières?
Quel que soit le verdict, mon histoire se termine de façon abrupte : mon joli papillon a trouvé une façon de s’échapper de la petite cage où je tentais d’en prendre soin. Sauf si je le retrouve éventuellement séché dans un recoin de la maison, je n’aurai pas la possibilité de l’examiner davantage!
Et le plus étonnant, c’est que je lis qu’un autre collègue entomologiste (page Les Insectes du Québec, citée ci-dessous) a aussi été surpris par une double évasion d’un individu de cette même espèce!
Papillon disparu ou pas… Qu’à cela ne tienne! J’aurai au moins eu une histoire à vous raconter et une petite enquête à élucider!
Pour en savoir plus
Beadle, D. et S. Leckie. 2012. Peterson field guide to moths of Northeastern North America. 611 p.