Cette année, la période de vote pour le concours de photographies m’aura tenu en haleine jusqu’à la toute dernière journée.
En effet, ce sont six photos, de six photographes différents, qui se sont fait la course côte à côte jusqu’à la toute fin ! Je croyais bien devoir vous annoncer six gagnants… mais les votes du dimanche 3 octobre, dernière journée où je recevais vos votes, furent déterminants.
Aussi, je suis bien heureuse de laisser le public voter et de m’abstenir de tout vote, puisque ce sont deux membres de ma famille qui ont gagné. Il faut dire que la pomme n’est pas tombée très loin de l’arbre et beaucoup de gens de mon entourage sont des amoureux de la nature et de la photographie; ils ont amplement participé au présent concours en transmettant plusieurs photos !
Vous avez également été bon nombre de lecteurs DocBébitte à soumettre de superbes clichés : tant qu’à moi, vous êtes tous gagnants et des dizaines d’amateurs auront vu passer vos magnifiques clichés ! On m’a même déjà parlé de certaines de vos photos sur lesquelles figurent tantôt des insectes moins connus, tantôt des invertébrés qui étaient fort abondants cet été ! Bravo et merci pour votre participation !
Comme promis, je m’affairerai à vous concocter non pas une, mais deux chroniques pour vous parler davantage des organismes qui figurent sur les deux photos gagnantes de cette année, soit :
La périthème délicate par Sylvie Benoit;
L’araignée-loup par Céline Benoit Anderson.
Avez-vous hâte d’en savoir plus sur ces bêtes pour lesquelles vous avez voté ?
La suite viendra sous peu !
Merci encore pour votre grande participation, tant par la soumission de photos que par vos votes ! Pour les clichés qui n’ont pas remporté la victoire, ce n’est que partie remise ! On se revoit l’an prochain ?
La périthème délicate de Sylvie Benoit a séduit plusieurs voteurs!
Est-ce l’apparence en peluche de cette araignée-loup qui a fait fondre les coeurs?
La période de soumission des photos pour le 9e concours amical a maintenant pris fin et c’est l’heure de passer au vote!
Cette année, la cigale caniculaire est à l’honneur, ainsi que plusieurs insectes qui aiment se régaler de nos légumes du jardin (chrysomèle rayée du concombre, chrysomèle maculée du concombre et chenille du papillon du céleri)!
Les 24 clichés reçus se disputeront la première place sur le podium pour le volet 18 ans et plus (aucune photo n’a été reçue dans le volet des moins de 18 ans). Le prix : une chronique mettant en vedette la photographie gagnante!
Les clichés en lice sont classés par ordre alphabétique d’ordre d’invertébrés (de Araneae à Odonata) et sont numérotés en conséquence.
Retenez bien ce numéro, car c’est à vous, chers lecteurs, qu’incombe la tâche de trancher pour votre photo « coup de cœur »! Que ce soit pour l’aspect artistique de la photographie, pour son caractère inusité ou encore parce que vous avez un faible pour l’invertébré mis en vedette, laissez libre cours à votre cœur!
Chaque personne a droit à un vote. Si vous avez soumis une photographie au concours, vous avez également droit de vote – pourquoi pas, puisqu’il s’agit d’un concours amical!
Comment voter? Vous devez remplir le formulaire de vote situé tout au bas de la présente publication (sous les photographies candidates).
C’est maintenant à votre tour de jouer! Il ne vous reste plus qu’à admirer les photographies ci-dessous et soumettre votre vote. Vous avez jusqu’au dimanche 3 octobre pour voter. Bonne chance à tous!
PHOTOGRAPHIES CANDIDATES – Cliquez sur une photographie pour accéder à la galerie et visionner les photos plein écran.
#1. Céline Benoit Anderson. Araignée-loup et ses œufs, Salaberry-de-Valleyfield.#2. Alexandre Lapointe. Épeire diadème et sa proie, Granby.#3. Alexandre Lapointe. Épeire diadème et sa proie, Granby.#4. Catherine Dubois. Bupreste, Salaberry-de-Valleyfield.#5. Diane Godin. Chrysomèle maculée du concombre, Gatineau.#6. Luc Pouliot. Chrysomèle rayée du concombre, Sainte-Thérèse.#7. Christian Anderson. Mouche du genre Rivellia sp., Salaberry-de-Valleyfield.#8. Alexandre Roy. Mouche prédatrice Coenosia tigrina, Québec.#9. Johanne Anderson. Tipule, Terrebonne.#10. Sylvie Benoit. Cigale caniculaire, Salaberry-de-Valleyfield.#11. Josette Rodrigue. Cigale caniculaire, Québec.#12. Josette Rodrigue. Cigale caniculaire, Québec.#13. Stéphanie Desrosiers. Cigale caniculaire, Upton.#14. Stéphanie Desrosiers. Cigale caniculaire, Upton.#15. Dominique Aumais. Pentatome, Salaberry-de-Valleyfield.#16. Christian Anderson. Punaise du genre Stenodema sp., Salaberry-de-Valleyfield.#17. Luc Pouliot. Punaise réticulée du chrysanthème, Sainte-Thérèse.#18. Dominique Aumais. Chenille du papillon du céleri, Salaberry-de-Valleyfield.#19. Jérôme Marty. Chenille du papillon du céleri, Ottawa.#20. Alexandre Roy. Polygone à taches vertes, Saint-Fulgence.#21. Johanne Anderson. Monarque et bourdon, Terrebonne.#22. Catherine Dubois. Demoiselle, Salaberry-de-Valleyfield.#23. Sylvie Benoit. Périthème délicate, Plaisance.#24. Céline Benoit Anderson. Sympétrum éclaireur, Salaberry-de-Valleyfield.
FORMULAIRE DE VOTE
PÉRIODE DE VOTE TERMINÉE. MERCI POUR VOTRE PARTICIPATION!
L’été est déjà bien amorcé et passe même trop vite!
Il est donc grandement temps de lancer la 9e édition du concours amical de photographies d’invertébrés DocBébitte!
J’invite photographes néophytes ou aguerris à découvrir les petites bêtes invertébrées de leur environnement et les photographier!
Ce concours en est un amical parce que ce sont les lecteurs de DocBébitte qui seront invités à voter, à la fin de l’été, pour leur « coup de cœur ».
Le « prix » en est également un fort simple : la photo élue favorite du public se verra mise en vedette dans le cadre d’une chronique qui portera sur l’invertébré en question.
Comme j’aime encourager la relève, j’offre depuis l’an dernier deux volets et donc deux gagnants possibles :
Participants de 17 ans et moins (dits « les nymphes »);
Participants de 18 ans et plus (dits « les imagos »).
Comment participer?
Premièrement, suivez ces règles:
Les invertébrés doivent avoir été photographiés au Québec ou pouvoir y être retrouvés (aire de répartition incluant le Québec);
S’il y a des personnes que l’on peut reconnaître sur vos photographies, assurez-vous d’avoir leur consentement avant de me transmettre ces dernières, car elles se retrouveront sur Internet (blogue DocBebitte.com);
Les photographies n’ont pas besoin d’avoir été prises à l’été 2021. Vous pouvez fouiller dans vos archives!
Ensuite, transmettez vos clichés en suivant ces instructions :
Soumettre un maximum de deux (2) photos par personne;
Avoir une résolution minimale suffisante (1200 pixels ou plus sur le bord le plus long);
Fournir, pour chaque photo soumise, les informations suivantes :
Si la photo a été prise par une personne de moins de 18 ans;
Prénom et nom de l’auteur de la photographie;
Endroit où la photo a été prise (exemple : Trois-Rivières, Québec);
Le nom de l’invertébré photographié, si connu.
Apposer votre signature personnalisée à la photo si vous en avez déjà une. Sinon, je me chargerai d’ajouter votre nom sur ces dernières;
Transmettre vos photos à Docbebitte@outlook.fr d’ici le 17 septembre 2021. Un accusé de réception de vos photos vous sera transmis dans les jours qui suivent votre envoi.
Concernant les photographies soumises
Votre cliché a reçu le plus de votes? Je m’engage à publier une chronique consacrée à l’invertébré « croqué » sur le vif, incluant bien sûr la photographie gagnante en tête de chronique (et crédits photo associés). Bref, vous serez mis en vedette!
Pour les autres clichés soumis, ils se retrouveront dans la banque de photos DocBébitte et pourraient, qui sait, être utilisés dans le cadre de futures publications (accompagnés des crédits photo, bien sûr)!
Un appel aux votes sera effectué auprès des lecteurs DocBébitte après la date limite de soumission.
Allez, c’est le temps de sortir, beau temps mauvais temps, à la découverte de la faune invertébrée de votre quartier!
Gagnants des concours passés
Vous pouvez jeter un coup d’œil aux gagnants des années passées :
Pourquoi ne pas tourner la page sur cette année, que certains voudront voir disparaître rapidement, en commençant 2021 avec le seul et unique calendrier DocBébitte?
Comme vous le savez, DocBébitte est un blogue que j’alimente dans mes loisirs et je n’en retire aucun bénéfice autre que vos généreux commentaires qui me font progresser dans mes réflexions et mes connaissances!
Loin de moi est donc l’idée de commercialiser des calendriers et c’est pourquoi, comme chaque année, je souhaitais offrir un calendrier inédit DocBébitte à un lecteur chanceux qui sera choisi par le hasard!
Voici comment participer :
Vous devez posséder une adresse postale au Québec, où je pourrai vous envoyer ledit calendrier*;
Pour vous inscrire, écrivez-moi à DocBebitte@Outlook.fr en indiquant que vous souhaitez participer au tirage du calendrier 2021;
Vous inscrire avant le vendredi 18 décembre 2020 à 23h59.
Le tirage (un seul calendrier est à tirer) aura lieu dans les jours qui suivront! D’ici là, bonne chance et je vous souhaite du courage pour terminer cette année 2020 pas comme les autres (on l’espère)!
Caroline, alias DocBébitte
*SVP noter que je me dégage de toute responsabilité liée à un bris lors du transport par Postes Canada. Merci pour votre compréhension.
Sortez tambours et trompettes! C’est l’heure du dévoilement de la photographie élue favorite dans le cadre du concours amical DocBébitte 2020!
Vous aviez à choisir parmi 25 jolis clichés d’invertébrés que l’on peut observer au Québec. Et c’est la charmante punaise de M. Marc Bergeron, posée sur une fleur aux doux et chauds contrastes, qui a séduit le plus grand nombre d’entre vous! Bravo, M. Bergeron, pour votre beau cliché!
La belle punaise euschistoïde de Marc Bergeron: photo gagnante du concours 2020
Chose promise, chose due, ladite photo est mise en vedette dans la présente chronique et je m’affairerai à vous parler de cette fantastique punaise dans quelques instants!
Mention honorable à Alexandre Roy pour la seconde place
Or, avant de commencer, j’aimerais chaleureusement remercier tous les participants qui nous ont fait voir de beaux invertébrés québécois, tantôt sur des fleurs et du feuillage, tantôt de plus près sur les murs de nos demeures… ou même sur une toile de chasse entomologique!
En particulier, j’offre une mention honorable pour la photographie « Couple de charançons » d’Alexandre Roy qui s’est hissée sur la seconde marche du podium. L’esthétisme de la photo et l’apparente complicité entre les deux bêtes auront sans doute charmé les électeurs.
La punaise euschistoïde
Malgré plus de 300 chroniques à mon actif, je n’avais pas encore eu l’occasion de vous parler de la punaise euschistoïde (sous-espèce Euschistus servus euschistoides). C’est donc avec plaisir que je vous brosse un portrait de ce sympathique arthropode que M. Bergeron a si bien su mettre en valeur.
Cette punaise ne m’était pas inconnue, puisqu’elle est très commune. J’avais d’ailleurs recueilli plusieurs individus, retrouvés morts dans des piscines, que j’avais identifiés dans mes débuts en entomologie vers 2013-2014. Il est fort probable que vous ayez vous-même déjà rencontré cet insecte.
Une des caractéristiques de la punaise euschistoïde (à combiner aux autres critères)
Plusieurs critères sont à examiner pour distinguer cette punaise de ces consœurs : la couleur globale de l’insecte, la forme du thorax, les segments et la couleur des antennes, de même que la disposition du rostre en sont des exemples (Canadian Journal of Arthropod Identification 2013a; Entomofaune 2020). De plus, l’extrémité de la tête est à regarder de près, car notre punaise a une tronche caractéristique : les joues dépassent le tylus (cela signifie qu’il y a une partie centrale plus courte logée entre deux segments un peu plus longs; voir ma photo ci-contre). Combinée aux autres caractéristiques, il devient assez aisé de la reconnaître, même à partir d’une photo!
La robe arborée par cet arthropode est d’un gris-beige sobre. Selon Entomofaune (2020), certaines variations dans la couleur peuvent être notées entre le début et la fin de l’été. Ces teintes peu criardes n’empêchent cependant pas l’œil averti de repérer notre jolie punaise sur les plants où elle s’alimente. En effet, cette dernière est munie de pièces buccales de type piqueur-suceur (qu’on appelle « rostre ») dont elle se sert pour siroter la sève de nombreuses plantes : « mauvaises herbes », cultures fruitières, maïs et soya peuvent y passer! Elle est donc considérée par certains comme une peste… et n’est pas toujours aimée des jardiniers!
Ce n’est certainement pas le cas de notre punaise qui a remporté le premier prix au concours amical 2020! Cette dernière semble en avoir charmé plus d’un!
Selon les sources consultées, la longueur des individus varierait de 10 à 15 mm. La croissance est importante, les œufs et les rejetons fraîchement éclos mesurant environ 1 mm! D’ailleurs, concernant le cycle de vie de cette punaise, vous apprécierez les photos et explications disponibles sur cette page d’Entomofaune.
Les adultes matures aperçus à la fin de l’été vont se chercher un abri pour traverser les rigueurs de l’hiver. Ainsi, la litière de feuilles et les débris végétaux laissés au sol leur serviront de protection. Plusieurs individus ne réussiront malheureusement pas à survivre jusqu’au printemps. C’est un fait que j’ai observé moult printemps alors que j’enlevais d’épaisses couches de feuilles de mes plates-bandes : je retrouvais beaucoup de carcasses de ces punaises, ainsi que de la punaise verte (Chinavia hilaris) dont je vous ai entretenus dans cette précédente chronique. Heureusement, il m’arrivait aussi de tomber sur des spécimens vivants qui, dès qu’un peu réchauffés par les rayons du soleil, prenaient leur envol.
De nombreuses sources indiquent que les membres de la famille Pentatomidae, dont fait partie la punaise euschistoïde, sont réputés pour l’odeur nauséabonde qu’ils dégagent. Il semble que ce soit là un mécanisme de défense bien utile contre les prédateurs. Pourtant, de toutes les fois où j’ai manipulé un pentatome, jamais je ne suis parvenue à sentir l’odeur si caractéristique. Se pourrait-il que certaines personnes ne parviennent pas à détecter cette odeur? Ou peut-être n’ai-je pas suffisamment malmené les spécimens que j’ai manipulés, qui sait? Avez-vous déjà senti leur odeur, de votre côté? Je serais curieuse d’en connaître la réponse!
Vous voulez en savoir plus sur cette jolie punaise croquée sur le vif par notre gagnant M. Marc Bergeron? Jetez un coup d’œil aux sources citées dans la section « Pour en savoir plus ».
Bravo encore à Marc Bergeron et merci à tous pour votre participation et votre intérêt!
Pour en savoir plus
Borror, D.J. et R.E. White. 1970. Peterson Field Guides – Insects. 404 p.
Canadian Journal of Arthropod Identification. 2013a. Stink bugs (Pentatomidae) and parent bugs (Acanthosomatidae) of Ontario and adjacent areas: A key to species and a review of the fauna. http://cjai.biologicalsurvey.ca/pmmm_24/pmmm_24_12.HTM (page consultée le 4 octobre 2020)