Découvrir le mille-pattes géant dans son environnement

Vous êtes plusieurs à me parler des mille-pattes géants d’Amérique du Nord (Narceus americanus) que j’élève. Ils sont fascinants, n’est-ce pas?

J’ai parlé de leur élevage dans ce billet, accompagné d’une capsule vidéo.

Au début du mois de septembre, je suis partie à la recherche de ces gros mille-pattes dans leur environnement naturel, guidée par quatre acolytes passionnés.

Nous avons fait beaucoup d’autres trouvailles… Mais, bien sûr, nous avons pu mettre la main sur les fantastiques mille-pattes! Accompagnez-nous dans cette sympathique aventure, qui nous conduit au cœur d’un boisé mature du sud du Québec, où une découverte n’attend pas l’autre!

Merci à mes accompagnateurs qui, en plus de trouver TOUS les mille-pattes de la journée, ont aussi découvert beaucoup d’autres fascinantes bestioles. Éva, Charles, Élie et Mylène : mille mercis!

Vidéo : à la recherche des mille-pattes géants!

PS – Les mille-pattes récoltés seront présentés et offerts lors d’une prochaine activité destinée à sensibiliser petits et grands au fabuleux monde des insectes et autres invertébrés.

Pour en savoir plus

À vous de voter : Concours amical de photographie 2024

La période de soumission des photos pour le 12e concours amical a maintenant pris fin et c’est maintenant à vous de voter!

Cette année, nous avons encore une belle palette de formes, de couleurs et de diversité! Des lépidoptères (papillons et chenilles) flamboyants aux arthropodes peu connus, dont un mille-pattes plutôt rare, vous nous en faites voir de toutes les couleurs!

Ce sont 31 clichés qui se disputent la première place sur le podium. Le prix : une chronique mettant en vedette la photographie gagnante – et son auteur, bien sûr!

Les photographies en lice sont classées par ordre alphabétique d’ordre d’invertébrés (de Araneae à Polydesmida) et sont numérotées en conséquence.

Retenez bien ce numéro, car c’est à vous, chers lecteurs, qu’incombe la tâche de trancher pour votre photo « coup de cœur »! Que ce soit pour l’aspect artistique de la photographie, pour son caractère inusité, parce que vous avez un faible pour l’invertébré mis en vedette… ou tout simplement pour encourager le photographe associé, laissez libre cours à votre cœur !

Après tout, il s’agit d’un concours amical!

Chaque personne a droit à un vote. Si vous avez soumis une photographie au concours, vous avez également droit de vote.

Comment voter ? Remplissez le formulaire de vote situé tout au bas de la présente publication (sous les photographies candidates).

C’est maintenant à votre tour de jouer! Il ne vous reste plus qu’à admirer les photographies ci-dessous et soumettre votre vote. Vous avez jusqu’au vendredi 18 octobre 2024 pour voter. Bonne chance à tous!

Galerie de photos

Cliquez sur une photographie pour accéder à la galerie et visionner les photos pleine grandeur (en mode carrousel).

FORMULAIRE DE VOTE – Remplissez le formulaire ci-dessous pour voter

LA PÉRIODE DE VOTE EST TERMINÉE – MERCI!

À la découverte d’invertébrés aquatiques, un jour de pluie

Que fait-on sur le bord d’un lac, un jour de pluie?

On part à la recherche d’insectes et d’autres invertébrés aquatiques, bien sûr!

Suivez-moi dans cette capsule vidéo, où mes découvertes sont accompagnées de quelques explications sur les comportements observés.

Pour en savoir plus

  • Merritt, R.W. et K.W. Cummins. 1996. Aquatic insects of North America. 862 p.
  • Moisan, J. 2010. Guide d’identification des principaux macroinvertébrés benthiques d’eau douce du Québec, 2010 – Surveillance volontaire des cours d’eau peu profonds. 82 p. Disponible en ligne: https://environnement.gouv.qc.ca/eau/eco_aqua/macroinvertebre/guide.pdf
  • Thorp, J.H., et A.P. Covich. 2001. Ecology and Classification of North American Freshwater Invertebrates. 1056 p.
  • Voshell, J.R. 2002. A guide to common freshwater invertebrates of North America. 442 p.

En bref: une plante mangeuse d’insectes!

On voit souvent des plantes carnivores dans des documentaires sur la fantastique flore de destinations exotiques. Or, saviez-vous que les tourbières du Québec abritent également des espèces de plantes carnivores?

Dans ma capsule vidéo en bref, je vous amène observer la sarracénie pourpre et, plus particulièrement, les insectes dont elle se nourrit.

En prime, nous y voyons des larves de diptères qui sont en mesure de subsister et croître dans ces plantes.

Visionnez ma vidéo sur le sujet!

Vous voulez en savoir encore plus? Jetez aussi un coup d’œil à cette instructive vidéo de Folles Bestioles.

Bons visionnements!

Pour en savoir plus

Féroce molosse : la scutigère véloce!

De tous les invertébrés québécois que j’aimerais vraiment rencontrer, la scutigère véloce (Scutigera coleoptrata) fait certainement partie de mon top 3!

Vous aviez d’ailleurs peut-être remarqué que je porte un chandail arborant fièrement cette espèce dans ma récente capsule YouTube sur l’élevage de mille-pattes. Psitt! Pour les intéressés, mon chandail vient de l’entreprise québécoise Zepam, sur Etsy!

Bref, je n’ai jamais vu de scutigère… Pourtant, vous êtes nombreux à m’en avoir parlé, dont Annie Lestourneau, qui m’a gentiment transmis photos et vidéos qu’elle me permet d’utiliser pour agrémenter la présente chronique. Parce que, moi, hélas, je n’en ai pas encore! Merci Annie!

Même mes parents en ont aperçu une dans leur sous-sol cet hiver. Pensant qu’il s’agissait d’abord d’une souris, ils ont été surpris par cette furtive bestiole.

C’est qu’elles sont plutôt grosses et rapides, comme leur nom « véloce » le laisse entendre.

Mais sont-elles dangereuses ou néfastes? La réponse est : non!

Malheureusement, nombreuses d’entre elles se retrouvent écrasées et éliminées, car peu connues. Démystifions-les!

Tout d’abord, la scutigère véloce est un myriapode de la classe des chilopodes – les centipèdes (cent-pattes). De bonne taille, avec un corps mesurant 2,6 cm, qui paraît encore plus long et large à cause des longues pattes qui le bordent, je ne doute pas du fait que ces furtifs invertébrés puissent passer pour une souris vue du coin de l’œil.

La scutigère véloce a une apparence inusitée et ne se confond avec aucun autre invertébré du Québec. Sa robe beige à jaunâtre est typiquement flanquée de trois rayures dorsales longitudinales sombres. Sa face ventrale est blanchâtre. Elle a quinze paires de pattes striées en alternance de bandes sombres et claires. Elle possède aussi de longues antennes, alors que ses pattes postérieures sont très longues et filiformes. Cela fait qu’on tend à confondre le devant et le derrière! Fait intéressant : les pattes postérieures joueraient un rôle sensoriel plutôt que moteur, un peu à l’instar des antennes.

La scutigère véloce: le devant et le derrière se confondent facilement!

Chaque côté de sa tête est muni d’une paire de pattes qui ont évolué pour devenir des crochets venimeux : des forcipules. Elles lui servent à injecter du venin dans ses proies. C’est le même principe que pour les autres centipèdes dont je parlais ici.

La scutigère est originaire d’Europe. On croit qu’elle aurait été introduite en Amérique par les premiers navires colonisateurs. Elle est considérée comme une espèce cosmopolite.

Dans les régions plus chaudes du globe, on peut la retrouver à l’extérieur. Toutefois, au Québec, elle vit dans les maisons. Elle affectionne les endroits humides et chauds. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’on l’observe souvent au sous-sol, notamment à proximité de drains, ou encore dans la salle de bain. Elle tend à rester coincée dans les bains et les lavabos, dont la surface est lisse : deux des endroits où elle est le plus souvent rencontrée.

Lucifuge, elle décampe dès que la lumière se fait voir. Cela explique sans doute le fait qu’elle échappe habituellement aux regards. De plus, sa vitesse de déplacement peut atteindre 42 cm par seconde. Plutôt rapide, n’est-ce pas?

Malgré son allure digne d’un film d’horreur, elle est bénéfique. Prédatrice hors pair, elle se nourrit de petits arthropodes, dont les mouches, fourmis, punaises de lit, blattes, poissons d’argent, araignées et cloportes. Elle est inoffensive, bien qu’elle puisse mordre si manipulée brusquement (quoique l’une des sources consultées mentionne qu’elle serait peu capable de percer la peau humaine). Elle peut également émettre une mauvaise odeur si perturbée.

La scutigère véloce vue de face.

En préparant la présente chronique, j’ai cependant lu beaucoup de témoignages d’enthousiastes qui en manipulent sans problème. En effet, j’ai eu la belle surprise de voir que bon nombre de personnes en gardent en captivité, les nourrissant d’invertébrés divers. Comme la scutigère peut vivre jusqu’à 7 ans, cela en fait un animal de compagnie bien intéressant!

En dépit de ces connaissances que je vous diffuse, vous demeurez craintifs d’héberger une telle bête?

Sachez qu’il existe plusieurs façons de s’en départir. La première est de les capturer dans un contenant et les sortir de la maison, si pendant l’été. Mieux encore, donnez-les à un amateur! Autre conseil : réduisez l’humidité dans votre maison: elles en ont besoin pour survivre et iront chercher ailleurs si votre demeure est trop sèche. Vous pouvez également calfeutrer les fissures des murs d’où elles proviennent.

L’arrière-train de la scutigère.

Si cela ne vous suffit pas, vous pouvez toujours chercher de l’aide auprès d’une firme d’extermination. Je lis aussi que les chats peuvent s’en nourrir… si jamais vous préférez laisser à Minou la tâche de vous en débarrasser!

Néanmoins, comme je vous l’ai mentionné, le fait d’avoir une scutigère véloce dans votre maison n’est aucunement de mauvais présage. Elle ne transmet pas de maladies, ne cause aucun dommage matériel et il ne s’agit pas d’une espèce envahissante. Bien au contraire, elle peut se nourrir d’autres invertébrés qui, eux, peuvent être indésirables!

En outre, gardez en tête que ces bêtes restent furtives et ne souhaitent pas plus que vous faire connaissance! Laissez-les faire leur boulot de nettoyer discrètement votre maison…ou prenez-les en cliché pour ensuite me narguer!

Pour en savoir plus