Les « bébittes » du pêcheur

Êtes-vous déjà allés à la pêche?

Avez-vous remarqué à quoi ressemblait l’appât que vous utilisiez?

Il s’agissait sans doute d’une imitation d’un poisson ou d’un invertébré.

En effet, un bon moyen pour capturer une prise digne d’un trophée est d’utiliser un leurre qui ressemble aux organismes dont elle se nourrit habituellement. Rien de plus alléchant!

C’est un lecteur de DocBébitte qui m’a donné envie d’explorer ce domaine. Ce dernier me demandait si j’avais quelques photos de larves de chironomes (voir cette chronique), mais également d’autres organismes d’origine aquatique retrouvés au Québec qui pouvaient lui servir d’inspiration dans la fabrication de leurres.

Aussi, je m’amusais dans la dernière chronique (ici) à vous faire deviner quelques imitations d’invertébrés que je retrouvais moi-même dans mon coffre à pêche. Bref, les échanges m’avaient vraisemblablement inspirée!

L’intérêt des invertébrés aquatiques pour la pêche

Les invertébrés aquatiques représentent un intérêt certain pour le pêcheur, puisqu’ils font partie du milieu où évoluent les poissons. Les adultes de ces mêmes espèces ont aussi un cycle de vie qui les amène près des milieux aquatiques. C’est le cas par exemple des éphémères, des trichoptères et des libellules : les adultes iront se reproduire et pondre près de la surface de l’eau… là où des poissons les attendent impatiemment! Si un individu a le malheur de s’aventurer trop près de la surface de l’eau ou encore d’y tomber, c’en est fini pour lui!

Bref, quand on parle de « pêche à la mouche », on fait référence au leurre qui ressemble à une mouche ou à un insecte ailé quelconque. Souvent, ledit leurre cherche à imiter les insectes rencontrés près de la surface de l’eau comme les éphémères et les trichoptères adultes.

D’autres appâts, sans doute moins connus, prennent l’apparence des invertébrés œuvrant sous l’eau. Dans le billet de la semaine dernière, je présentais une photographie de quelques leurres que j’avais gardés dans mon coffre à pêche et qui représentent de tels organismes. Y étaient inclus des insectes terrestres qui peuvent parfois s’aventurer trop près de la surface de l’eau. Aviez-vous reconnu certains d’entre eux? Notamment une écrevisse, un ver de terre, une naïade de libellule (vivant sous l’eau) et de multiples imitations d’insectes ailés, tels les trichoptères, éphémères et autres que je ne saurai identifier exactement!

Ma récente incursion dans ce domaine m’a également appris que plusieurs pêcheurs fabriquent eux-mêmes leurs leurres, dont certains imitent de toutes petites créatures aquatiques comme les larves de chironomes. C’est le cas du lecteur qui m’a écrit sur le sujet; vous pourrez voir certaines de ses photos (et propres chefs-d’œuvre) qui accompagnent la présente chronique. Fascinant, n’est-ce pas?

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Quelques leurres fabriqués à la main – qu’y reconnaissez-vous?
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Autres leurres fabriqués à la main

Chaque leurre en son temps!

Vous pensiez que la pêche nécessitait simplement de lancer n’importe quel appât à l’eau peu importe le moment? Détrompez-vous!

En effet, comme les invertébrés aquatiques ont un cycle de vie les amenant à être plus ou moins abondants à certaines périodes de l’année, il est d’intérêt pour le pêcheur d’utiliser le bon leurre à la bonne période. Il en est de même pour le stade de vie (larve/nymphe vivant sous l’eau contre l’adulte ailé), qui ne se rencontre pas en tout temps de l’année.

Dans les ressources citées ci-dessous, vous pourrez visionner des vidéos d’un pêcheur aguerri (Brian Chan), qui nous présente une vaste palette d’imitations d’invertébrés (cette vidéo), tout en nous indiquant les meilleurs moments de l’année pour utiliser un leurre plutôt qu’un autre.

On y retrouve aussi un épisode de pêche d’une durée de 24 minutes (Phil Rowley on fishing a new lake) où le spécialiste nous indique notamment comment collecter des invertébrés en rive, ainsi que dans l’estomac des poissons capturés pour mieux identifier les leurres à utiliser selon la période de l’année. Une émission de pêche fort instructive que plusieurs d’entre vous apprécieront sans aucun doute!

Quelques ressources pour les curieux!

Comme je n’ai pas la prétention d’être une experte pêcheuse, je souhaitais compléter la présente chronique avec quelques ressources pour ceux d’entre vous qui utilisent ou fabriquent des appâts à poisson… Ou pour les entomologistes curieux comme moi!

Dans les éléments présentés ci-dessous, j’ai choisi de me concentrer davantage sur les organismes pouvant être rencontrés dans les écosystèmes lacustres et d’eau plutôt stagnante (lacs, élargissements du fleuve et étangs), question de répondre aux interrogations récemment reçues.

N’oubliez pas de vous rendre au bout de la chronique : quelques photos et vidéos supplémentaires vous y attendent!

1) Produits DocBébitte déjà existants (invertébrés retrouvés au Québec) :

2) Quelques sites Internet pertinents :

3) Vidéos et émissions de pêche (ailleurs au Canada) :

  • Phil Rowley on Fishing A New lake. Émission vidéo présentant des astuces pour bien choisir son secteur de pêche ainsi que ses leurres (incluant l’échantillonnage d’invertébrés): https://youtu.be/sYhumUOD4M8
  • Brian Chan. Vidéo expliquant les leurres à utiliser en fonction d’une connaissance des moments d’émergences ou de prolifération d’invertébrés divers : https://youtu.be/pHVfoRdQGxQ
  • Brian Chan. Vidéo au sujet de l’utilisation des chironomes comme leurres (incluant cycle de vie, locomotion, etc.) : https://www.youtube.com/watch?v=cXSEyvkqORQ
  • Brian Chan. Vidéo portant sur l’utilisation des sangsues comme leurres : https://www.youtube.com/watch?v=MKL17Tupn68
  • Brian Chan. Vidéo au sujet de l’utilisation d’amphipodes (crustacés d’eau douce) comme leurres : https://www.youtube.com/watch?v=eDvt4SjYcIA
  • Brian Chan : plusieurs autres vidéos disponibles! Je vous conseille de faire davantage de recherches en utilisant le terme « Brian Chan » et « fly fishing » selon les invertébrés qui vous intéressent!

4) Guides et clés d’identification d’invertébrés aquatiques d’Amérique du Nord

  • Hutchinson, R. et B. Ménard. 2016. Naïades et exuvies des libellules du Québec: clé de détermination des genres. 71 pages.
  • Merritt, R.W. et K.W. Cummins. 1996. Aquatic insects of North America. 862 p.
  • Moisan, J. 2010. Guide d’identification des principaux macroinvertébrés benthiques d’eau douce du Québec, 2010 – Surveillance volontaire des cours d’eau peu profonds. 82 p. Disponible en ligne : http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/eau/eco_aqua/macroinvertebre/guide.pdf
  • Thorp, J.H., et A.P. Covich. 2001. Ecology and Classification of North American Freshwater Invertebrates. 1056 p.
  • Voshell, J.R. 2002. A guide to common freshwater invertebrates of North America. 442 p.

Galerie photo et vidéo d’invertébrés aquatiques du Québec

Enfin, vous trouverez ci-dessous une galerie photo et vidéo en complément aux ouvrages préalablement cités, qui présente quelques spécimens couramment rencontrés au Québec!

Il importe de souligner que ces ressources – incluant mes propres chroniques et photographies – sont loin d’être exhaustives! En outre, j’aurai certainement l’occasion de vous parler de nouvelles espèces lors de prochaines chroniques!

Si entretemps vous avez d’autres sources à suggérer ou des propositions de sujets connexes, n’hésitez pas à me le signaler!

Galerie vidéo

Vidéo 1. Sangsue observée au lac Cromwell (Station de biologie des Laurentides, Saint-Hippolyte, Québec).

Vidéo 2. Chironomes rouges en déplacement dans un petit plat.

Vidéo 3. Corise (Corixidae). Cet hémiptère aquatique fait partie des espèces retrouvées dans le contenu stomacal de certains poissons, comme le témoigne l’émission de pêche susmentionnée de Phil Rowley.

Vidéo 4. Lors d’une partie de pêche avec mon père, nous avons observé cette dolomède (voir cet article) se mouvoir à la surface de l’eau. Mon père s’est amusé à lancer son appât à proximité. Peut-être existe-t-il des leurres en l’honneur de cette gigantesque araignée d’eau qui doit sans doute attirer des poissons gourmands?

 

Galerie photo (cliquez sur les photos pour les agrandir)

Corixidae1_AR
Corise (Corixidae), vue dorsale
Corixidae2_AR
Corise (Corixidae), vue ventrale
Veliidae_LacDesPlages
Vélie (Veliidae), lac des Plages (Lac-des-Plages, Qc)
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Amphipode capturé dans une mare d’eau à marée basse dans le fleuve Saint-Laurent (Québec, Qc)
Asellidae_LacDesPlages2
Aselle (Asellidae), lac des Plages (Lac-des-Plages, Qc)
Naïade_Ephemere_LacBonny
Naïade d’éphémère, lac Bonny (Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson, Qc)
Naïade_Anisoptera_LacDesPlages
Naïade de libellule, lac des Plages (Lac-des-Plages, Qc)
Gomphidae_LacDesPlages
Naïade de gomphe (Gomphidae; libellule), lac des Plages (Lac-des-Plages, Qc)
Macromiidae_Larve_LacDesPlages
Naïade de Macromiidae (libellule), lac des Plages (Lac-des-Plages, Qc)
Naïade_demoiselle_LacGeai
Naïade de demoiselle, lac Geai (Saint-Hippolyte, Qc)
Chironomidae_Larve_AR
Larve de chironome

 

DocBébitte en bref : Quel couvre-chef!

Drôle de couvre-chef
Drôle de couvre-chef
Et il bouge!
Et il bouge!

La fin de semaine dernière, je me suis affairée à nettoyer l’étang à poissons, comme je le fais chaque printemps. Il s’agit d’une tâche que j’aime bien exécuter : enfiler mes bottes-salopettes et jouer dans la boue, les algues et tout un tas de résidus végétaux! La raison pour laquelle je dois faire ce nettoyage est fort simple : si je laissais toute cette matière organique dans l’étang, les bactéries qui la décomposent engendreraient un manque en oxygène et une qualité de l’eau qui pourraient s’avérer nocifs pour mes poissons adorés – qui, il faut le dire, passent l’hiver dans des aquariums, bien au chaud à l’intérieur.

Bref, chaque année, cette activité devient en quelque sorte une chasse au trésor : quelques invertébrés bien spéciaux prennent refuge dans mon étang – outre les très communs moustiques, chironomes et Dixidae.

Cette année, ce sont deux naïades de libellules de la famille Aeshnidae que j’eus l’honneur de découvrir. Et, oh, surprise, l’une d’entre elles portait un couvre-chef très spécial… et vivant! Cette dernière s’avérait parasitée par une sangsue qui s’agitait alors que je manipulais ma belle naïade hors de l’eau.

C’est un mélange de curiosité et de pitié pour ces libellules que j’aime tant qui me conduisit à retirer la sangsue de la tête de la naïade. Tenant la sangsue dans une pince, ne tirant celle-ci que très légèrement, je fus surprise de voir qu’elle lâcha prise rapidement. Comme vous le savez, je préfère préserver uniquement les invertébrés trouvés déjà morts dans ma collection. Je me permis cependant une petite entorse à cette habitude afin de pouvoir examiner la sangsue de plus près, sous le stéréomicroscope. Cette dernière se retrouva par conséquent dans une fiole remplie d’alcool… et sous la loupe de mon appareil binoculaire!

Le résultat de l’examen approfondi vous est présenté parmi les photographies agrémentant la présente chronique. Il en est de même pour quelques photos et une vidéo de l’Aeshnidae portant fièrement son couvre-chef! Aviez-vous déjà vu quelque chose de tel?

 

Vidéo 1. Remarquez la sangsue qui s’agite sur la tête de la naïade!

 

Quelques autres photographies, pour le plaisir de vos yeux!

Vue dorsale
Vue dorsale
4. Gauche : la sangsue était très petite. Haut à droite : vue ventrale. Bas à droite : vue dorsale.
Gauche : la sangsue était très petite. Haut à droite : vue ventrale. Bas à droite : vue dorsale.
La belle, enfin libérée de son parasite!
La belle, enfin libérée de son parasite!

Reconnaître les macroinvertébrés aquatiques d’eau douce – Partie 1

Hirudinea_micro
Vue dorsale d’une sangsue en phase d’étirement; on voit les yeux à droite
Gastropoda marée basse
Escargot rampant à marée basse

J’ai eu le plaisir, lors du dernier congrès de l’Association des entomologistes amateurs du Québec (AEAQ) tenu à Waterville, d’animer un atelier d’introduction aux macroinvertébrés d’eau douce. Il ne m’en fallait pas plus pour juger bon de vous faire part de quelques trucs et astuces qui s’avèreront utiles pour identifier des individus pris en clichés ou capturés (selon vos champs d’intérêts, bien sûr!). Étant donné que les invertébrés d’eau douce (lacs, rivières, étangs) sont relativement méconnus, j’espère que ce premier contact vous sera instructif!

Avant de démarrer, je souhaite souligner que, dans la présente chronique, je n’aborderai que les principales catégories d’invertébrés qui se voient à l’œil nu (dits « macroinvertébrés »). Il y aurait matière à écrire beaucoup plus pour tout ce qui est approximativement de la taille d’un grain de sable en descendant, ce que je ne ferai pas dans le présent cas! Par ailleurs, je ne serai pas complètement exhaustive et miserai sur les invertébrés les plus communément observés dans nos lacs et rivières du Québec méridional – avec un petit penchant pour les rivières compte tenu de mon expérience passée à cet effet.

En un premier temps, il importe de mentionner que l’on retrouve trois grandes catégories d’invertébrés dans les milieux aquatiques d’eau douce: 1) les invertébrés non-arthropodes, 2) les arthropodes non-insectes et 3) les insectes proprement dits.

Les non-arthropodes se distinguent des arthropodes par les caractéristiques suivantes : ils ne possèdent ni pattes, ni capsule céphalique (tête) munie de rostre, mandibules ou crochets – à noter cependant que cette dernière peut parfois être dissimulée chez certains insectes. C’est l’absence combinée de ces deux critères qui importent, certaines larves d’insectes n’ayant pas de pattes, mais une tête développée – j’en parlerai ultérieurement.

Identification_Schéma_CAnderson
Critères d’identification des invertébrés d’eau douce, adapté de Voshell (2002)

Le groupe des non-arthropodes inclut des organismes au corps mou et allongé comme les sangsues, les vers de terre aquatiques, les vers ronds (Nématodes et nématomorphes) et les vers plats. Il comprend également des mollusques, organismes au corps mou mais dotés d’une carapace, comme les moules et les escargots. Les sangsues et les vers de terre sont des annélides (Embranchement Annelida). Cela signifie que leur corps est couvert de petits sillons, tels des anneaux. C’est une bonne façon de les distinguer d’autres invertébrés qui ont une forme de ver, comme les nématodes (Nematoda) et les nématomorphes (Nematomorpha), mais qui ne possèdent pas d’anneaux. Les sangsues possèdent de petits yeux sur les premiers segments situés à l’avant (vue dorsale), ainsi que deux disques localisés à chaque extrémité et destinés à la « succion » (vue ventrale) qui leur permettent de demeurer accrochées au substrat (ou à une proie). Les vers de terre aquatiques (sous-classe Oligochaeta), quant à eux, ne présentent pas ces caractéristiques et sont relativement uniformes, ce qui permet de les différencier des sangsues. Selon l’espèce en cause, ils peuvent être aussi fins qu’un cheveu ou encore atteindre la taille des vers de terre « terrestres » que nous connaissons bien.

Nematomorpha
Nématomorphe recueilli dans la rivière du Cap-Rouge, Québec

Fait intéressant, vous connaissez sans doute les nématomorphes (aussi nommés vers gordiens) à cause de leur propension à parasiter des invertébrés… et à s’en extirper si l’invertébré en question est tué. Vous avez probablement vu sur Internet, comme moi, quelques vidéos de très longs « vers » qui sortent du corps d’invertébrés, un peu à l’instar du monstre « Alien » qui sort du corps d’un humain (cette vidéo, par exemple, qui est devenue très populaire sur YouTube). Il s’agissait de nématomorphes!

Les vers plats, de leur côté, font partie d’un tout autre embranchement : Platyhelminthes (Classe : Turbellaria). Leur corps n’est pas segmenté et a une forme plutôt aplatie (voir cette image). De plus, on peut apercevoir deux yeux à l’avant du corps. Les vers plats d’eau douce sont largement méconnus, notamment parce qu’ils sont généralement petits et qu’ils se dissimulent très bien dans l’environnement. Ils ressemblent à de petits débris mous, arborant des couleurs sobres comme le brun, le gris et le noir. J’en ai rarement vu en rivières, ceux-ci affectionnant davantage les milieux à courant lent selon Voshell (2002).

La deuxième catégorie d’invertébrés d’eau douce dont je veux vous entretenir porte sur les arthropodes non-insectes. Comme mentionné plus haut, les arthropodes sont habituellement dotés d’une capsule céphalique assez développée (ou minimalement d’appendices buccaux visibles comme des crochets) et, la plupart du temps, de pattes segmentées. Les arthropodes non-insectes sont munis de 4 à 7 paires de pattes, alors que les insectes en possèdent 3 ou aucune.

Décapoda
Les écrevisses n’ont pas besoin de description!
Amphipoda Port-au-Saumon
Exemple d’amphipode (celui-ci a toutefois été collecté en milieu marin)

Ils comprennent tout d’abord les mites d’eau (photo), membres de la classe des arachnides. Ces dernières, généralement appelées Hydracarina ou Hydrachnidia, ont huit pattes et sont de petite taille – presque microscopique (1 à 3 millimètres). Elles sont abondantes en eaux douces et j’en ai souvent retrouvé dans mes échantillons pris en rivières au Québec. Elles sont faciles à reconnaître, puisqu’elles ressemblent à de petits acariens (elles font d’ailleurs partie de l’ordre Acariformes).

Les arthropodes non-insectes incluent aussi les écrevisses, les amphipodes – de petites crevettes d’eau douce – et les asellidés, des isopodes aquatiques apparentés aux cloportes. Il s’agit dans les trois cas de crustacés (sous-embranchement Crustacea). Ils se distinguent aisément : les écrevisses sont munies de pinces et ressemblent à de petits homards. Ils ont cinq paires de pattes au total. Les asellidés (Asellidae) sont aplatis sur le plan horizontal et portent sept paires de pattes (voir cette photo). Les amphipodes sont couramment appelés gammares bien que ce ne soient en réalité pas tous les individus observés en eaux douces qui fassent partie de la famille Gammaridae. Ceux-ci possèdent également sept paires de pattes comme les isopodes, mais ils sont aplatis sur le plan latéral. D’autres espèces de crustacés sont retrouvées en eaux douces, mais on les observe habituellement surtout en lacs (quoique présentes dans les rivières élargies ou dans les tronçons situés en aval de barrages), alors que j’ai fréquemment collecté des écrevisses, des gammares et des asellidés dans les rivières du Québec. Ces autres groupes pourront sans doute faire l’objet de futures chroniques!

Pour ce qui est de la troisième grande catégorie, les arthropodes qui sont des insectes, celle-ci comprend de nombreux ordres. J’aborderai les principaux ordres d’insectes retrouvés en eaux douces québécoises dans le cadre de la prochaine chronique.

Bonne identification d’ici là!

 

Vidéo 1. Sangsues sous une roche soulevée à marée basse (Cap-Rouge, Québec)

 

Vidéo 2. Ver gordien (Nématomorphe) recueilli dans la rivière du Cap-Rouge, Québec

 

Pour en savoir plus