Étranges vers plats!

Connaissez-vous les vers plats, aussi appelés planaires?

Ces étonnants invertébrés aquatiques qui peuvent régénérer des parties de leurs corps lorsque sectionnés?

J’ai eu la chance d’observer ce phénomène de mes propres yeux, il y a quelques jours.

Curieux d’en voir plus? Plongez dans ce monde fascinant à travers une courte vidéo que je vous ai préparée.

Et si le sujet vous intrigue, vous pouvez également lire cette chronique que j’avais écrite en 2019. Les spécimens y figurant n’appartenaient pas à la même espèce… Voyez-vous les différences?

Bon visionnement!

Génération spontanée de mouches dans mon terrarium, Partie 1 : la découverte !

Comment tout a commencé

J’élève des mille-pattes géants d’Amérique du Nord (Narceus americanus) depuis novembre 2023.

En janvier dernier, je me suis aperçue qu’il n’y avait pratiquement plus de mille-pattes qui se promenaient dans leur terrarium, alors que j’aurais dû en voir une quinzaine.

Souhaitant vérifier qu’ils se portaient bien, j’ai d’abord soulevé la litière de feuilles à leur recherche. Surprise ! Un premier individu était recroquevillé immédiatement à la surface, l’air moribond, mais toujours vivant. N’étant pas certaine s’il était en mue et ne voulant pas l’interrompre, je décidai de le laisser tranquille en me disant que j’y reviendrais.

Quatre ou cinq jours plus tard, l’individu était mort. Zut !

Premier mille-pattes trouvé mort.

Comme il était recouvert de collemboles, de tous petits arthropodes susceptibles de le décomposer, je le mis derechef dans l’alcool. Mon objectif : le préserver et l’examiner plus tard.

C’est aussi à ce moment que je me rendis compte que le substrat de mon terrarium était très sec. Cela me fit craindre une hécatombe de mille-pattes. Étaient-ils tous morts de sécheresse ?

Comme de fait, une fouille rapide me permit de dénicher un second individu mort. Son stade de décomposition était nettement plus avancé : il se réduisait en morceaux sous mes doigts. Je mis les morceaux dans un pilulier, que j’oubliai de ranger au congélateur.

Trois jours plus tard, coup de théâtre ! Une mouche s’agitait dans mon pilulier ! Abracadabra, apparue !

Pouf, apparue ! Mouche dans le pilulier où j’avais déposé les restes du second mille-pattes mort.

Au même moment, je découvrais la présence de quatre pupariums ovales (enveloppes rigides contenant des pupes) à l’intérieur du corps fragmenté du mille-pattes. Des formes que j’avais déjà observées chez une chenille parasitée (cette chronique).

Mouche et puparium.

Ciel ! Était-il parasité ?!?

Comble de malheur, le premier mille-pattes que j’avais préservé dans l’alcool était maintenant accompagné d’une belle grosse larve de mouche (qu’on appelle communément asticot). Elle avait dû s’en extirper lorsque j’ai plongé son hôte dans le liquide.

Constat : mes deux mille-pattes n’étaient pas simplement morts. Ils avaient été victimes de mouches potentiellement parasitoïdes.

Deux actions s’imposaient donc :

  1. Retirer au plus vite mes mille-pattes sains de mon terrarium;
  2. Me documenter sur lesdites mouches pour comprendre le risque auquel mes mille-pattes étaient exposés.
Larve de mouche qui s’est extirpée de mon premier mille-pattes mort.

1. Sauve qui peut !

La macabre découverte s’est faite un jeudi soir et je travaillais le lendemain. Ne pouvant pas nettoyer mon terrarium de fond en comble en pleine semaine, j’ai opté pour une solution rapide: retirer tous les adultes sains, au cas où d’autres parasitoïdes s’y cachaient encore.

Quelle bonne idée ! Le lendemain, je voyais une première mouche apparaître dans mon terrarium. Puis deux de plus le surlendemain. En parallèle, une autre mouche émergea des pupariums dans ma fiole, pour un total de cinq individus matures.

2. Mais qui sont ces mouches, au juste ?

Comme je me suis peu attardée au monde des diptères (mouches, moustiques et semblables) à ce jour, je ne possède pas d’ouvrages me permettant d’aller bien loin dans leur identification. Cet ordre est effectivement très vaste et comprend des individus assez difficiles à identifier comparativement à d’autres groupes taxonomiques. Néanmoins, la clé bien imagée et simple offerte dans Marshall (2009) me permit de me rendre à la sous-famille Sarcophaginae (famille Sarcophagidae – appelées aussi mouches à damier ou mouches à chair, selon les sources consultées).

En parallèle, j’interpellai des collègues entomologistes sur les réseaux sociaux qui, en plus de me guider vers la famille Sarcophagidae, me partagèrent un intrigant article scientifique (Brousseau et collab., 2020)… sur le parasitage de mille-pattes géants d’Amérique du Nord (N. americanus) par deux espèces de sarcophagidés. Le tout observé ici même au Québec !

Il devenait possible que mes mille-pattes soient bel et bien parasités…

Merci, Frédéric, Félix-Antoine et Étienne, pour les tuyaux !

Qu’en est-il à ce jour ?

Un des auteurs de l’article susmentionné a vu mes publications et m’a recommandé de tenter de joindre l’une des coautrices, spécialiste dans l’identification de diptères, dont les Sarcophagidae. Malheureusement, la dame semble être à la retraite et je ne suis pas parvenue à la rejoindre.

Avis à tous si vous connaissez quelqu’un prêt à identifier des spécimens de diptères à l’espèce : j’ai maintenant 7 adultes et une larve, tous conservés dans l’alcool ou au congélateur. Et j’ai diffusé des photos sur mon compte DocBébitte iNaturalist,si vous voulez en voir davantage (voir aussi ci-dessous).

Entre autres choses, j’aimerais avoir le cœur net quant à l’espèce exacte en cause. Cela me permettrait de me documenter sur son cycle de vie pour résoudre quelques mystères :

1. Comment ces mouches se sont-elles retrouvées dans un terrarium fermé, dans une maison du Québec en plein hiver ?

Hypothèse 1 : les larves étaient déjà présentes dans les mille-pattes capturés. Or, j’ai introduit les derniers mille-pattes dans mon terrarium le 2 septembre. Cela date!

Hypothèse 2 : une diapause pourrait-elle expliquer l’émergence différée par rapport au moment d’introduction ?

Hypothèse 3 : les œufs ou les larves ont été introduits par les feuilles mortes ou les légumes avec lesquels je nourris mes mille-pattes.

Que faisaient ces mouches dans mon terrarium?

2. Ces mouches sont-elles bien parasitoïdes et serait-il possible que d’autres de mes mille-pattes, sains et vigoureux lors de mon grand ménage de terrarium (je les ai inspectés un à un), s’avèrent également parasités ?

En particulier, l’article sur le parasitage de N. americanus indique un manque de connaissance sur la nature du parasitage. Il n’est pas clair si les mouches s’attaquent uniquement à des mille-pattes déjà blessés ou si elles peuvent cibler des individus sains. Or, dans mon cas, tous mes mille-pattes étaient en bon état lors de leur capture.

De surcroît, j’ai examiné attentivement chacun d’eux quand je les ai retirés de mon terrarium, il y a trois semaines : ils étaient indemnes et très vigoureux.

Mais…

Au moment d’écrire ce billet, je viens de trouver un autre individu mort, que je n’ai pas encore osé disséquer, mais qui pourrait bien être parasité lui aussi.

Mystère et boule de gomme ! Si vous avez des hypothèses, écrivez-moi !

La partie 2 de cette intrigante expérience vous sera présentée lorsque j’arriverai à en savoir plus.

Comme on le dit dans les séries télévisées : « to be continued » ! À suivre !

Supplément : identifier une mouche !

Dans un autre ordre d’idées, le processus d’identification d’une mouche à la famille m’a beaucoup amusée. Examiner les caractéristiques de mouches sous la loupe de mon appareil binoculaire m’a ouvert sur un monde fascinant, que je veux vous partager !

Sans être exhaustive, je vous présente donc, à l’aide de photos, quelques attributs physiques des mouches qui m’ont amenée à les identifier comme étant des Sarcophaginae.

1. Le visage.

Plusieurs familles de mouches, dont les Sarcophagidae, ont le visage concave. On y remarque une ligne de suture en forme de « u » inversé, qui est arquée au-dessus de la base des antennes.

La suture en forme de u inversé est montrée ici en jaune.
Autre vue de face, sur un spécimen que j’ai épinglé.

2. Les antennes et leurs soies.

Une petite soie, nommée arista, émerge du troisième segment antennaire. Sa présence et sa structure sont des critères à utiliser dans l’identification de diptères. Chez mes spécimens, sa base est plumeuse, alors que son extrémité est filiforme. Une toute fine plume, on dirait ! Jolie, non ?

L’arista de ce Sarcophagidae ressemble à une fine plume.
Autre vue où l’on voit une des soies (aristas).

3. Franges de poils

Sur le côté du thorax, sur la plaque située juste au-dessus de la patte médiane, on remarque une frange de poils. Sa présence fait partie des critères à examiner pour distinguer plusieurs familles de mouches.

Voyez-vous la frange de poils (encerclée de jaune)?

4. La coloration

Plusieurs insectes, appartenant à des groupes différents, ont des colorations similaires et il est par conséquent toujours recommandé d’utiliser une vaste palette de critères pour les identifier – pas seulement la couleur. Parfois, cependant, la coloration peut être utilisée, en combinaison avec d’autres critères, pour distinguer des taxons les uns des autres. Par exemple, certaines grosses mouches comme les Sarcophagidae se différencient de leurs consœurs Calliphoridae par la couleur. Ces dernières arborent fréquemment une robe vert ou bleu métallique (cette page iNaturalist), alors que celle de la Sarcophagidae est dans les teintes de gris et noir.

La robe des Sarcophagidae est dans les teintes de gris et noir.

En outre, même si je n’ai pas toutes les réponses à ma mystérieuse et macabre découverte, j’espère vous avoir fait voyager dans le monde fascinant des diptères !

Un monde que nous n’avons pas exploré beaucoup ensemble à ce jour, mais qui a encore bien des secrets à révéler !

Pour en savoir plus

Avoir une araignée… au sous-sol!

Avez-vous déjà entendu l’expression « avoir une araignée au plafond »?

Certaines mauvaises langues pourraient dire que c’est mon cas! Trêve de plaisanteries, aujourd’hui, je vous entretiens d’araignées qui se blottissent dans nos demeures. Et, plus particulièrement, d’un groupe que j’ai découvert récemment en grande quantité dans mon sous-sol.

L’aventure commence avec une courte vidéo initialement diffusée sur Instagram en août dernier, où je vous montrais une tégénaire domestique (Tegenaria domestica) retrouvée sous une pile de matériel que je m’affairais à ranger au sous-sol. À peine quelques minutes après avoir diffusé la vidéo, je trouvai un second individu, sous une autre pile. Quelle chance!

Dans les jours suivants, je reçus un message de Folles Bestioles, qui me demandait si je pouvais leur capturer un spécimen – ils cherchaient à documenter davantage cette espèce. Comme j’avais terminé mon rangement, je dus partir à la recherche des araignées dans d’autres recoins. En peu de temps, je trouvai deux individus, dont un que je remis à Folles Bestioles.

Au début du mois de novembre, je partis à nouveau à la recherche d’un spécimen afin de le présenter à l’activité Arachnophobie et cie, tenue au musée des Plaines d’Abraham, à Québec. Ce sont quatre individus – deux gros et deux petits – que j’aperçus lors de ma fouille!

Wow! On peut dire que mon sous-sol est bien habité!

Mais qui sont les tégénaires domestiques, au juste?

Sans surprise, elles constituent des occupants fréquemment rencontrés dans nos demeures.

Elles sont si communes que j’ai été surprise d’apprendre qu’il s’agissait d’une espèce introduite en Amérique du Nord. En effet, elle aurait suivi les colons américains au courant des années 1600 et se serait depuis dispersée partout aux États-Unis et au Canada.

La tégénaire domestique dans sa toile en forme d’entonnoir.

La tégénaire domestique appartient à la famille des agélénidés (Agelenidae), un groupe dont je vous ai déjà parlé et que l’on connait bien pour sa propension à tisser des toiles en forme d’entonnoir. On en retrouve beaucoup à l’extérieur, autour de nos maisons, qui appartiennent au genre Agelenopsis.

La tégénaire domestique, quant à elle, préfère le confort intérieur de nos demeures! Chambres, salle à manger, sous-sol : elle se faufile partout!

N’ayez crainte! Bien qu’elle puisse se cacher n’importe où, il ne s’agit pas d’un organisme nuisible ni dangereux. En effet, la tégénaire se nourrit des invertébrés qui peuplent nos demeures, y compris ceux qui sont nuisibles et qui pourraient s’attaquer à nous ou à nos denrées.

D’ailleurs, lorsque je montrais ma tégénaire aux visiteurs, lors de l’activité Arachnophobie et cie, certains me demandaient si elle pouvait mordre.

Ma réponse?

Oui, mais!

Les araignées peuvent mordre, car elles sont munies de crocs conçus pour injecter du venin dans leurs proies. Or, les animateurs de Folles Bestioles ont bien démontré, dans plusieurs de leurs vidéos (voir la section « Pour en savoir plus » ci-dessous), que de nombreuses araignées nettement plus grosses que les tégénaires n’étaient pas capables de percer la peau humaine, ou généraient à peine de petites égratignures. Je soupçonne que ce soit également le cas des tégénaires domestiques… mais je n’ai pas le courage de Folles Bestioles pour tenter la démonstration!

De plus, si vous visionnez ma vidéo, qui accompagne la présente chronique, vous verrez que toutes les interactions où mes doigts se retrouvent à proximité de la tégénaire se concluent… avec ladite bête qui me fuit autant que possible! Sa première réaction semble bien plus la fuite que la morsure! Cela dit, il semble néanmoins que quelques plus grandes espèces d’agélénidés aient déjà mordu des humains, selon certaines des sources consultées.

La tégénaire domestique peut-elle être confondue à d’autres araignées de maison?

Digne agélénidé, la tégénaire domestique porte des filières que l’on peut voir en examinant l’extrémité de son abdomen. Il s’agit d’un des critères d’identification. Elles ne me semblent cependant pas aussi proéminentes que celles des agélénidés observés à l’extérieur de nos demeures (voir cette photo) et il faut une vue de l’arrière pour clairement les voir.

La tégénaire domestique, vue légèrement de l’arrière et de l’avant.
J’ai observé que les bandes sont souvent plus visibles en dessous des pattes.

Aussi, son céphalothorax (premier segment antérieur, qui inclut la tête) est brun pâle ou brun orangé. Il est bordé de lignes plus foncées et est également flanqué de deux bandes plus foncées. Son abdomen est gris-brun clair et est muni de chevrons plus foncés. Enfin, ses pattes sont brun-jaunâtre et comportent des bandes brunes plus sombres, parfois discrètes selon les individus. En examinant mes photos, j’ai remarqué que ces bandes sont souvent plus apparentes sur le côté ou le dessous des pattes. Cette nuance pourrait vous aider dans l’identification!

Dans les sources consultées, je lis que la tégénaire domestique peut être confondue avec la tégénaire noire (Eratigena atrica). Cette dernière est plus sombre et porte des bandes claires de chaque côté du céphalothorax (voir ces photos de iNaturalist). Son abdomen brunâtre à chevrons ressemble à celui de la tégénaire domestique. Or, ses pattes sont sombres et non tachetées, ce qui pourrait aider à distinguer les deux espèces. De plus, sa taille est un peu plus grande : la femelle adulte mesure 12 à 18 mm et le mâle fait 10 à 15 mm. Chez la tégénaire domestique, la femelle mesure 7,5 à 11,5 mm et le mâle, 6 à 9 mm.

Cette différence de taille entre le mâle et la femelle a piqué ma curiosité. Je vous mentionnais plus tôt que j’avais observé deux gros individus et deux plus petits en scrutant mon sous-sol. Ne craignant rien, je suis derechef retournée les inspecter, question de vérifier si j’avais affaire à des mâles et des femelles. En prime, j’ai lu que les sacs d’œufs, lorsque présents, sont couverts de débris organiques… Une autre raison de fouiller les recoins poussiéreux de mon sous-sol!

Autre spécimen typique!

Comme vous le verrez dans la vidéo accompagnant le présent billet, je n’ai finalement trouvé… que des femelles! Et je n’ai pas observé d’amas de débris pouvant être des sacs d’œufs. Surprenant! Il doit certainement y avoir des mâles quelque part pour que j’aie autant de femelles de toutes les tailles!

Pour terminer, Paquin et Dupérré (2003) mentionnent que la tégénaire domestique est connue pour sa longévité : une femelle aurait vécu 7 ans! Productive et longévive, il n’est pas étonnant que j’en retrouve tant dans mon sous-sol!

Et vous, hébergez-vous autant de tégénaires?

Pour ma part, je peux conclure que je n’ai pas une, mais bien de nombreuses araignées… au sous-sol!

Pour en savoir plus

Découvrir le mille-pattes géant dans son environnement

Vous êtes plusieurs à me parler des mille-pattes géants d’Amérique du Nord (Narceus americanus) que j’élève. Ils sont fascinants, n’est-ce pas?

J’ai parlé de leur élevage dans ce billet, accompagné d’une capsule vidéo.

Au début du mois de septembre, je suis partie à la recherche de ces gros mille-pattes dans leur environnement naturel, guidée par quatre acolytes passionnés.

Nous avons fait beaucoup d’autres trouvailles… Mais, bien sûr, nous avons pu mettre la main sur les fantastiques mille-pattes! Accompagnez-nous dans cette sympathique aventure, qui nous conduit au cœur d’un boisé mature du sud du Québec, où une découverte n’attend pas l’autre!

Merci à mes accompagnateurs qui, en plus de trouver TOUS les mille-pattes de la journée, ont aussi découvert beaucoup d’autres fascinantes bestioles. Éva, Charles, Élie et Mylène : mille mercis!

Vidéo : à la recherche des mille-pattes géants!

PS – Les mille-pattes récoltés seront présentés et offerts lors d’une prochaine activité destinée à sensibiliser petits et grands au fabuleux monde des insectes et autres invertébrés.

Pour en savoir plus

À la découverte d’invertébrés aquatiques, un jour de pluie

Que fait-on sur le bord d’un lac, un jour de pluie?

On part à la recherche d’insectes et d’autres invertébrés aquatiques, bien sûr!

Suivez-moi dans cette capsule vidéo, où mes découvertes sont accompagnées de quelques explications sur les comportements observés.

Pour en savoir plus

  • Merritt, R.W. et K.W. Cummins. 1996. Aquatic insects of North America. 862 p.
  • Moisan, J. 2010. Guide d’identification des principaux macroinvertébrés benthiques d’eau douce du Québec, 2010 – Surveillance volontaire des cours d’eau peu profonds. 82 p. Disponible en ligne: https://environnement.gouv.qc.ca/eau/eco_aqua/macroinvertebre/guide.pdf
  • Thorp, J.H., et A.P. Covich. 2001. Ecology and Classification of North American Freshwater Invertebrates. 1056 p.
  • Voshell, J.R. 2002. A guide to common freshwater invertebrates of North America. 442 p.