L’heure du vote – Concours amical de photographie 2023

La période de soumission des photos pour le 11e concours amical a maintenant pris fin et c’est l’heure de passer au vote !

Chaque année, je suis agréablement surprise par la belle diversité que nous avons au Québec. Et les photos de nos candidats de 2023 en témoignent : cigales, mille-pattes, chenilles, araignées, coléoptères colorés… et j’en passe !

Nous avons aussi droit à des espèces introduites, des espèces rares, plusieurs scènes de prédation et même une coquine scène d’accouplement !

Ce sont 29 clichés qui se disputeront la première place sur le podium. Le prix : une chronique mettant en vedette la photographie gagnante !

Les photographies en lice sont classées par ordre alphabétique d’ordre d’invertébrés (de Araneae à Orthoptera) et sont numérotées en conséquence.

Retenez bien ce numéro, car c’est à vous, chers lecteurs, qu’incombe la tâche de trancher pour votre photo « coup de cœur » ! Que ce soit pour l’aspect artistique de la photographie, pour son caractère inusité, parce que vous avez un faible pour l’invertébré mis en vedette… ou tout simplement pour encourager le photographe associé, laissez libre cours à votre cœur ! Après tout, il s’agit d’un concours amical !

Chaque personne a droit à un vote. Si vous avez soumis une photographie au concours, vous avez également droit de vote.

Comment voter ? Remplissez le formulaire de vote situé tout au bas de la présente publication (sous les photographies candidates).

C’est maintenant à votre tour de jouer! Il ne vous reste plus qu’à admirer les photographies ci-dessous et soumettre votre vote. Vous avez jusqu’au vendredi 13 octobre 2023 pour voter. Bonne chance à tous!

Cliquez sur une photographie pour accéder à la galerie et visionner les photos pleine grandeur (en mode carrousel).

La période des votes est terminée! Merci d’avoir participé!

Mes gerbilles ont des parasites ?!

En septembre 2022, nous avons fait l’acquisition de deux charmantes boules de poils : Léo et Bolt, deux gerbilles mâles.

Au moment de leur adoption, nous étions loin de nous douter que nous allions, par le même fait, faire la rencontre de nombreux autres petits organismes – cette fois-ci à huit pattes.

En effet, seulement quelques semaines après leur arrivée, Léo et Bolt se sont retrouvés infestés par de petits acariens parasites, que l’on appelle familièrement « mites ».

Comme vous me connaissez, j’ai documenté la situation. Dans le cadre d’une capsule vidéo originale, je vous parle de notre découverte et de ce qu’elle nous a appris.

Vous ferez également connaissance avec Léo et Bolt, nos deux petites vedettes !

Bon visionnement !

Pour en savoir plus

Conférence : fabuleux insectes aquatiques !

Les insectes aquatiques sont partout autour de nous. Pourtant, ils sont méconnus.

Si vous me connaissez, vous savez que j’adore ces bêtes !

C’est donc avec plaisir que je vous offre cette conférence, où je vous ferai découvrir toutes sortes de faits fascinants sur les insectes et autres invertébrés habitant nos lacs, rivières et étangs :

  • Comment sont-ils adaptés à leur milieu de vie ?
  • Comment respirent-ils sous l’eau ?
  • Que mangent-ils ?
  • Et bien plus encore !

Prêts à plonger à leur découverte ?

Histoire d’une photo : Psitt ! Psitt ! Psylle !

Mon loisir en tant que DocBébitte m’amène à faire la connaissance de nombreux enthousiastes d’insectes et du monde naturel.

Monsieur Luc Pouliot est l’un d’entre eux. Photographe, il s’amuse depuis déjà quelques années à capturer sur le vif, dans l’œil de sa caméra, une vaste panoplie d’organismes invertébrés.

C’est donc récemment que j’ai eu l’honneur d’être interpellée par ce dernier pour lui donner un coup de pouce dans l’identification de certains sujets.

Si vous me connaissez, vous savez que je ne suis pas une taxonomiste aguerrie, mais davantage une écologiste qui cherche tout de même à connaître l’identité des spécimens qu’elle étudie. C’est un minimum requis si je veux savoir de qui et de quoi je parle !

J’ai donc accepté de relever le défi d’identifier de nouvelles espèces en ayant comme prétexte de pouvoir apprendre plus sur ces dernières… et de pouvoir vous partager mes apprentissages. Car, oui, M. Pouliot m’a gentiment offert d’utiliser également ses photos pour vous parler davantage du fabuleux monde des insectes.

La première découverte que je veux vous partager porte sur les psylles : des hémiptères de la superfamille des Psylloidea, que je ne connaissais pas encore. Plus spécifiquement, je vais parler des membres de la famille Psyllidae.

La photo de Luc Pouliot qui m’a fait découvrir les psylles !

Pourquoi ne les connaissais-je pas déjà ? Peut-être parce qu’il s’agit de tout petits insectes faisant entre 1,5 à 6 mm de long. À cette taille, ce ne sont pas les premiers arthropodes qui nous sautent aux yeux !

Aussi, j’ai d’abord cru que l’organisme photographié était un psocoptère (ou psoque), un ordre complètement différent d’insectes dont certains individus ressemblent beaucoup aux psylles : petite taille, grandes antennes et ailes transparentes, peu nervurées, maintenues en tente au-dessus du corps. J’ai agrémenté la présente chronique d’une photo d’un psoque. Il a un « air de famille » avec les psylles, n’est-ce pas ?

Les psocoptères (psoques), comme celui-ci, ressemblent passablement aux psylles. Ils appartiennent toutefois à deux ordres d’insectes distincts.

Revenons à notre psylle. Pourquoi éprouvai-je tant de difficulté à l’identifier, dès le départ ? C’est que celui sur le cliché de M. Pouliot ne me permettait pas de voir clairement la présence du rostre – un appendice buccal ressemblant à une paille et qui permet d’identifier le spécimen comme faisant partie de l’ordre des hémiptères (voir notamment la clé d’identification dans Marshall 2009). Chez les psylles, le rostre n’est pas aussi visible que, par exemple, chez des punaises assassines. Il est replié et bien caché entre les pattes antérieures. J’hésitai donc initialement à désigner l’individu d’hémiptère.

Une fois la chose classée, il me fallait ensuite distinguer les psylles d’autres hémiptères, comme les cercopes ou les cicadelles. Pour ce faire, j’appris que je devais examiner la taille des antennes. Chez les psylles, ces dernières sont longues et généralement bien visibles, comme en témoigne la photo de M. Pouliot. En revanche, elles sont plus courtes et fines chez les cercopes et les cicadelles. En outre, si vous cherchez une astuce simple pour distinguer les psylles d’autres arthropodes, Marshall (2009) précise que ceux-ci ressemblent beaucoup à des cigales miniatures ornées de longues antennes.

Cela étant dit, les psylles sont des insectes sauteurs et des voleurs actifs. Malgré leur allure plus « sportive », avec leurs pattes adaptées au saut, ils ont des ressemblances comportementales avec les pucerons, d’autres hémiptères jugés moins actifs. En effet, plusieurs produisent du miellat, la substance sécrétée par les pucerons qui attire tant les fourmis (j’en parle dans cette chronique). Nombreux causent aussi des galles sur les plantes et constituent des pestes pour les cultivateurs. À titre d’exemple, le psylle du poirier (Cacopsylla pyricola) excrète du miellat qui génère des moisissures sur les poiriers et leurs fruits.

De plus, les nymphes de psylles sont capables de produire des sécrétions cireuses générant des masses blanches cotonneuses tout autour d’elles, comme ce que l’on peut voir chez les pucerons laineux. J’ai fouillé dans mes photos récentes, où je croyais avoir photographié des pucerons laineux, et je dois avouer que je ne suis pas franchement parvenue à distinguer si je faisais affaire à un puceron laineux ou à un psylle. Pour aider – un tant soit peu ! – Marshall (2009) indique que les psylles « cotonneux » sont observés plus tôt en été, alors que les pucerons laineux le sont plus tard. Hum, ça ne demeure pas très évident, n’est-ce pas ? D’autant plus que les photos que je vous présente ci-dessous datent du 1er juillet, au Parc national de la Gaspésie… Est-ce considéré tôt ou tard en été pour ce secteur ? Tout conseil d’identification de votre part est bienvenu !

Fait intéressant, lors de mes recherches en vue de vous pondre le présent billet, j’ai appris que ces masses duveteuses réduisent la dessiccation en plus de recouvrir la colonie afin de la protéger des prédateurs. Il n’en demeure pas moins que certains prédateurs et parasitoïdes ont appris à contourner cette protection.

Ces nymphes d’hémiptères pourraient être des psylles – les angles de mes photos ne me permettent pas d’en être certaine à 100 %.

Je vous ai parlé plus tôt du rostre. Les psylles sont des insectes piqueurs-suceurs : ils se servent de leur rostre pour siroter la sève de diverses plantes. Les nymphes sont plus spécifiques à une ou quelques plantes-hôtes, mais les adultes font moins la fine bouche et peuvent être retrouvés sur davantage d’espèces.

Je me souviens, au travers des années, avoir pris un certain nombre de clichés de petits invertébrés que j’estimais être des psoques ou des sortes de petits cercopes. J’ai du retard dans l’identification des insectes que je prends en photo (j’en ai des milliers !), mais je vais désormais rester alerte : il se pourrait que plusieurs de ces individus s’avèrent, finalement, être des psylles !

En somme, j’ai la satisfaction de dire que je connais une toute nouvelle famille d’arthropodes. Et tout cela part d’une unique photo de Luc Pouliot ! Que c’est beau, de pouvoir découvrir et apprendre sans cesse !

D’ailleurs, pour ceux qui veulent jeter un coup d’œil aux superbes œuvres de M. Pouliot, sachez que certaines d’entre elles seront exposées du 12 septembre au 19 octobre 2023 à la Maison du Citoyen de Boisbriand (voir l’affiche ci-dessous pour les détails). Il s’agit d’une belle activité de sensibilisation à encourager !

Vous cherchez une activité à saveur entomologique ? Allez jeter un coup d’œil cet automne aux photos de Luc Pouliot !

Pour en savoir plus

11e concours amical de photographies d’invertébrés du Québec

Vous l’avez deviné : c’est le temps de sortir vos appareils photo et prendre des clichés de nos beaux insectes et invertébrés québécois.

Comme chaque année, j’invite photographes néophytes ou aguerris à nous faire découvrir les petites bêtes invertébrées de leur environnement en me transmettant leurs coups de cœur !

Je désigne le concours annuel « d’amical » parce que ce sont les lecteurs de DocBébitte qui seront invités à voter, à la fin de l’été, pour leur photo préférée.

Le « prix » en est un également fort simple : la photo élue favorite du public se verra mise en vedette dans le cadre d’une chronique qui portera sur l’invertébré croqué sur le vif.

Comment participer ?

Premièrement, suivez ces règles:

  • Les invertébrés doivent avoir été photographiés au Québec ou pouvoir y être retrouvés (aire de répartition incluant le Québec);
  • S’il y a des personnes que l’on peut reconnaître sur vos photographies, assurez-vous d’avoir leur consentement avant de me transmettre ces dernières, car elles se retrouveront sur Internet (blogue DocBebitte.com);
  • Les photographies n’ont pas besoin d’avoir été prises pendant l’année 2023. Vous pouvez fouiller dans vos archives!

Ensuite, transmettez vos clichés en suivant ces instructions :

  • Soumettre un maximum de deux (2) photos par personne;
  • Avoir une résolution minimale suffisante (1200 pixels ou plus sur le bord le plus long);
  • Fournir, pour chaque photo soumise, les informations suivantes :
    • Prénom et nom de l’auteur de la photographie;
    • Endroit où la photo a été prise (exemple : Trois-Rivières, Québec);
    • Le nom de l’invertébré photographié, si connu.
  • Apposer votre signature personnalisée à la photo si vous en avez déjà une. Sinon, je me chargerai d’ajouter votre nom sur ces dernières;
  • Transmettre vos photos à Docbebitte@outlook.fr d’ici le 15 septembre 2023. Un accusé de réception de vos photos vous sera transmis dans les jours qui suivent votre envoi.

Concernant les photographies soumises

Votre cliché a reçu le plus de votes ? Je m’engage à publier une chronique consacrée à l’invertébré qui y figure, incluant la photographie gagnante en tête de chronique (et crédits photo associés). Bref, vous serez mis en vedette !

Pour les autres clichés soumis, ils se retrouveront dans la banque de photos DocBébitte et pourraient, qui sait, être utilisés dans le cadre de futures chroniques ou vidéos (accompagnés des crédits photo, bien sûr) !

Un appel aux votes sera effectué auprès des lecteurs DocBébitte après la date limite de soumission.

À vos marques, prêts, cliquez !

Faites-nous découvrir les invertébrés de la province, comme cette DocBébitte concentrée !