Joyeuses fêtes 2023!

Ça y est! Une autre année qui s’achève!

Si l’année 2022 s’est terminée sous le signe de la biodiversité, avec la COP15 qui a fait couler beaucoup d’encre, 2023 n’a pas fait bande à part.

J’ai d’ailleurs planché fort sur ce billet touchant le sujet.

Les outils de science participative comme iNaturalist prennent de plus en plus de place et, en tant qu’entomologistes amateurs ou aguerris, on sent plus que jamais que nos petits gestes comptent.

Personnellement, je reprends également du service au sein de l’Association des entomologistes amateurs du Québec, en tant que bénévole, pour faire rayonner davantage l’entomologie auprès de toutes les strates de la population. Suivez-nous sur les réseaux sociaux: plusieurs activités sont prévues pour 2024!

Naturellement, je reste à la barre de DocBébitte pour vous partager mes apprentissages.

Je ne pourrais terminer l’année sans vous remercier de tout cœur pour vos encouragements et votre fidélité. DocBébitte aura bientôt onze ans et je suis toujours énergisée par cette volonté de partager ma passion!

Ce sera un plaisir de faire de nouvelles découvertes avec vous et de continuer à lire vos commentaires, que ce soit sur le présent blogue, la page Facebook DocBébitte ou encore sur la page YouTube DocBébitte!

Joyeuses fêtes 2023 à vous tous!

Caroline, alias DocBébitte

Joyeuses fêtes de DocBébitte!

Série Voyages! Canot-camping aux Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie

Depuis que je prépare des vidéos avec montage, j’ai commencé à prendre beaucoup de photos et de vidéos de mes différentes escapades dans l’espoir de vous concocter des capsules « Série Voyages ».

J’ai jusqu’à maintenant amassé beaucoup plus de matériel que je n’ai eu de temps pour vous le partager!

Qu’à cela ne tienne, lentement, mais sûrement, vous verrez passer des capsules de voyages ou de petites escapades!

Place à l’une d’entre elles : ma première (ou presque!) expérience de canot-camping! Qui, de surcroit, a été réalisée dans un très bel endroit : le Parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie, au Québec.

Vous y verrez les lieux de camping (camping de l’Équerre), nous suivrez, mes deux acolytes et moi, dans une randonnée en montagne (Chute du Ruisseau Blanc et Point de vue des Géants), puis ferez avec nous l’aller et le retour, de 8 km chacun, en canot et en kayak.

Bien sûr, vous pourrez y observer de nombreux animaux… dont mes préférés : des insectes d’origine aquatique!

Je tiens à remercier mon conjoint Alexandre, ainsi que Jean-Isaac Blais-Roy d’avoir accepté de figurer dans la capsule vidéo.

Merci également à Jean-François Desroches pour l’identification des poissons!

Suivez moi et mes deux acolytes dans cette escapade en canot-camping!

Tirage du calendrier DocBébitte 2024

La magie des fêtes s’est déjà installée parmi nous!

Les chansons de Noël retentissent un peu partout où l’on va et la neige recouvre enfin le sol de son manteau blanc.

Il est venu… non pas le divin enfant, mais le temps de faire tirer le seul et unique calendrier DocBébitte! Qui aura la chance de le remporter cette année?

Vous le savez déjà, DocBébitte est une initiative réalisée sur mon temps personnel, pour le plaisir d’apprendre et de partager mes apprentissages. Ainsi, le calendrier en est un inédit que j’offre en cadeau seulement à quelques membres de mon entourage – il n’est pas en vente, ne le cherchez pas dans un magasin près de chez vous!

Néanmoins, comme les années précédentes, j’offre une version à un lecteur chanceux qui sera choisi par le hasard!

Voici comment participer :

  • Vous devez posséder une adresse postale au Québec, où je pourrai vous envoyer ledit calendrier*;
  • Pour vous inscrire, écrivez-moi à DocBebitte@Outlook.fr en indiquant que vous souhaitez participer au tirage du calendrier 2024;
  • Veuillez vous inscrire avant le dimanche 24 décembre à 23h59.

Le tirage (un seul calendrier est à tirer) aura lieu dans les jours qui suivront ! D’ici là, bonne chance et je vous souhaite de très joyeuses fêtes!

Caroline, alias DocBébitte

*Veuillez noter que je me dégage de toute responsabilité liée à un bris lors du transport par Postes Canada. Merci pour votre compréhension.

Recto et verso du calendrier DocBébitte 2024… Qui sera le chanceux ou la chanceuse?

Histoire d’une photo: Guêpe parasitoïde et sa proie!

Avez-vous déjà vu une guêpe parasitoïde attraper une proie?

Ces guêpes, à l’affût d’une source de nourriture pour leur progéniture, attrapent parfois des proies plus grosses qu’elles.

C’est ce que mon conjoint et moi avons pu constater – photos et vidéos à l’appui – en juillet 2023, lors du congrès de l’Association des entomologistes amateurs du Québec (AEAQ) tenu à la Station de biologie des Laurentides.

D’ailleurs, si vous êtes membres de l’AEAQ, vous avez sans doute vu passer la photographie de mon conjoint sur ce sujet, en première page de l’édition Automne 2023 du bulletin Nouv’Ailes – un périodique conçu par l’AEAQ.

La scène que mon conjoint et moi avons observée. La même photo s’est retrouvée dans le bulletin Nouv’Ailes de l’AEAQ.

Nous avons observé ladite guêpe saisir, déplacer et relâcher sa proie, une grosse chenille vert pomme, à plusieurs reprises.

Que faisait-elle au juste?

Tout d’abord, la guêpe en question s’avère être une ammophile de l’espèce Ammophila procera (identification par l’équipe de Nouv’Ailes). Appartenant à la famille des Sphecidae, elle constitue une espèce commune en Amérique du Nord, avec une présence un peu plus sentie dans l’est du continent.

Il s’agit d’une grosse espèce de guêpe dont la longueur varie entre 25 et 38 mm et pour laquelle les femelles surpassent les mâles en taille. Sa robe est principalement noire et orange, mais son thorax est aussi orné de traits argentés, qui constituent un critère pour l’identification de l’espèce.

Les adultes se nourrissent principalement de nectar; une des sources que j’ai consultées mentionne qu’ils peuvent également manger de petits insectes. Toutefois, dans le but de nourrir leur progéniture, les femelles capturent des chenilles ou des larves de symphytes, d’autres hyménoptères qui incluent par exemple les tenthrèdes. Les larves de symphytes sont d’ailleurs souvent confondues pour des chenilles par beaucoup de gens et j’en parle dans ce billet sur les « imposteurs de chenilles ».

Que font les ammophiles avec ces proies?

C’est qu’elles sont des « parasitoïdes ». Elles ont besoin de parasiter un organisme vivant pour accomplir leur cycle de vie.

Pour ce faire, la femelle creuse d’abord un terrier en sols meubles (fins ou sableux). Elle bouche ensuite temporairement l’entrée de ce dernier, puis mémorise sa localisation en voletant un peu partout autour. Elle remarque les roches, les plantes ou les autres repères présents.

Quelques jours plus tard, elle revient au bercail et capture une proie qu’elle immobilise grâce au venin provenant de son aiguillon. Elle entreprend ensuite le transport de cette dernière en effectuant un curieux rituel de va-et-vient, saisissant et relâchant sa proie, comme illustré dans ma capsule vidéo ci-dessus. Bien que je n’aie pas trouvé la raison derrière ce comportement, je soupçonne qu’il pourrait être en partie dû à la taille imposante de la proie qu’elle doit déplacer. La guêpe doit peut-être prendre de petites pauses ou encore réajuster sa prise en cours de route.

Qu’à cela ne tienne, elle finit par ramener la proie dans son terrier, y pond un unique œuf, en ressort et bouche entièrement l’entrée. L’œuf éclot après environ deux jours. La larve qui en sort se nourrit pendant environ cinq jours de la chenille, paralysée, mais encore vivante. Elle forme ensuite sa pupe, toujours bien protégée au sein de son nid, avant sa transformation finale en adulte ailé.

Chaque femelle peut creuser plus d’un terrier. Il arrive qu’une femelle vole le nid d’une autre, en délogeant l’œuf pondu par la première pour le remplacer par son propre œuf. La proie étant déjà attrapée et maîtrisée, cela demande moins d’énergie!

La guêpe relâche sa proie à plusieurs reprises. Prend-elle une pause?

Une question qu’on me pose souvent sur les guêpes est de savoir si l’individu en question pique. Cette espèce d’ammophile va normalement fuir en présence de danger. Toutefois, elle est capable d’infliger une douloureuse piqûre si elle se sent coincée. Doigts trop curieux s’abstenir!

Autre question qui revient fréquemment : à quoi sert cet insecte?

Sachez qu’en tant qu’organisme parasitoïde, cette guêpe peut aider à réduire la population de chenilles qui, autrement, pourraient dévorer les feuilles des arbres et arbustes environnants. Elle entre aussi dans les chaînes alimentaires en nourrissant, entre autres, oiseaux et insectes prédateurs.

De plus, les adultes constituent des pollinisateurs utiles. Enfin, en creusant des terriers dans les sols meubles, les femelles contribuent à leur aération et au recyclage des nutriments.

Qu’en est-il de la pauvre proie?

Tout au long du présent billet, vous demandiez-vous : quelle est cette belle chenille verte?

Grosse prise pour cette guêpe! Il s’agit de l’hétérocampe du chêne.

Il s’agit de l’hétérocampe du chêne (j’ai aussi vu la chenille variable du chêne), Lochmaeus manteo (identifié par l’équipe de Nouv’Ailes).

Ce lépidoptère, commun dans l’est de l’Amérique du Nord, fait partie de la famille Notodontidae. L’adulte est un papillon de nuit comme on les voit souvent, dans les teintes de brun et de beige. Sa longueur est de 20 à 27 mm, alors que son envergure d’ailes est de 37 à 50 mm, ce qui en fait un assez gros papillon. La chenille, quant à elle, peut atteindre 45 mm.

Comme son nom le suggère, la chenille se retrouve sur les chênes, mais elle ne fait pas la fine bouche et est également susceptible de se délecter d’autres feuillus.

Fait intéressant, les sources consultées indiquent que la chenille peut projeter de l’acide formique pouvant irriter la peau.

L’histoire ne nous dit pas si la malheureuse chenille capturée par la guêpe ammophile a tenté de se défendre de cette façon. Tout ce que nous savons, c’est qu’une jeune guêpe en devenir en fera sans aucun doute un délicieux festin!

Pour en savoir plus

  • Association des entomologistes amateurs du Québec. 2023. La petite histoire d’une photo. Nouv’Ailes, 33 (2) : 4.
  • Beadle, D. et S. Leckie. 2012. Peterson field guide to moths of Northeastern North America. 611 p.
  • Biokids. 2000-2003. Ammophila procera. http://www.biokids.umich.edu/critters/Ammophila_procera/ (page consultée le 24 novembre 2023).
  • Bug Guide. 2023. Species Ammophila procera. https://bugguide.net/node/view/11119 (page consultée le 25 novembre 2023).
  • Bug Guide. 2023. Species Lochmaeus manteo – Variable Oakleaf Caterpillar Moth – Hodges #7998. https://bugguide.net/node/view/418 (page consultée le 25 novembre 2023).
  • Encyclopedia of Life. Ammophila procera Dahlbom 1843. https://eol.org/pages/2738892 (page consultée le 24 novembre 2023).
  • Evans, A.V. 2008. Field guide to insects and spiders of North America. 497 p.
  • iNaturalist. 2023. Ammophila procera. https://inaturalist.ca/taxa/129147-Ammophila-procera (page consultée le 24 novembre 2023).
  • iNaturalist. 2023. Lochmaeus manteo. https://inaturalist.ca/taxa/153443-Lochmaeus-manteo  (page consultée le 24 novembre 2023).
  • Marshall, S.A. 2009. Insects. Their natural history and diversity. 732 p.
  • Normandin, E. 2020. Les insectes du Québec. 620 p.
  • Wagner, D.L. 2005. Caterpillars of Eastern North America. 512 p.

Joyeuse Halloween 2023!

Aimez-vous l’Halloween?

C’est ma fête préférée! Sorcières, araignées et bêtes étranges incluses!

Le prétexte est donc bon pour vous partager quelques-unes de mes chroniques préférées au sujet d’arthropodes dont l’allure semble tout droit tirée d’un film d’horreur.

Je vous souhaite une joyeuse Halloween… et de terrifiantes (bon, peut-être pas trop!) lectures!