Ça pique ou ça mord?

Si vous êtes amateur de films de science fiction, vous avez sûrement vu la trilogie du Seigneur des anneaux. Vous rappelez-vous quand Frodon lutte contre une immense araignée et que cette dernière le pique à l’aide d’un appendice venimeux situé à l’extrémité de son abdomen, le paralysant? Peut-être était-ce voulu pour mousser l’action, mais il y a une erreur dans ce portrait : les araignées ne piquent pas, elles mordent!

Araignée_Crocs
Les araignées possèdent des crocs

Dépendamment du type d’invertébré concerné, celui-ci aura le potentiel de piquer ou de mordre – bien que certains soient tout simplement inoffensifs! Dans la présente chronique, je vais tenter de vous démystifier les différents types de morsures et de piqûres, question également de vous aider à savoir comment manipuler les invertébrés sans vous faire pincer!

Commençons par les piqûres réalisées à l’aide de dards. Les membres de l’ordre des hyménoptères (guêpes, abeilles, bourdons) vous viennent sans doute déjà à l’esprit. En fait, les dards ne sont pas que l’apanage des hyménoptères, bien que ces derniers remportent la palme. Outre ceux-ci, seuls quelques autres organismes possèderaient des dards : scorpions, raies à aiguillon et ornithorynques. Selon le Petit Robert, un dard, c’est un organe pointu et creux qui sert à inoculer un venin. Ce n’est donc pas surprenant que la douleur soit aigüe et persistante.

Fait étonnant, il existe une échelle mesurant la pénibilité des piqûres d’insectes! C’est Justin O. Schmidt, un entomologiste américain qui a eu la joyeuse idée de se faire piquer par de nombreuses espèces d’hyménoptères, qui est à l’origine de cette échelle (que vous pouvez visionner ici).

Pour m’être faite piquer par une abeille, je peux vous confirmer que je n’ai absolument aucune envie de recommencer! Dans mon cas, j’avais eu l’infortune de mettre le pied à côté d’un nid, alors que je me déplaçais à pied le long d’une rivière que j’échantillonnais.

Côté manipulation, la meilleure façon d’éviter la piqûre d’un hyménoptère, c’est naturellement de le laisser tranquille. Cependant, il m’arrive à l’occasion d’en extirper de ma piscine, alors qu’ils se noient. Habituellement, je me sers d’un bout de bois ou d’une feuille pour ne pas les toucher directement. Il m’arrive cependant d’attraper les plus petits spécimens en les faisant monter sur mon ongle de pouce (s’ils décident de piquer, c’est moins risqué)!

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Les hyménoptères, comme ce bourdon, possèdent des dards

La deuxième catégorie porte sur les « piqûres » effectuées à l’aide de rostres. On pourrait parler également de morsure – ce qui me semble d’ailleurs plus juste, car les rostres sont les pièces buccales de certains insectes. On retrouve dans cette catégorie les hémiptères, dont la punaise d’eau géante (Famille : Belostomatidae). Cette dernière a le potentiel d’infliger une morsure fort désagréable qui, semble-t-il, excéderait le dernier niveau de l’échelle de pénibilité de M. Schmidt. Toutefois, comme le rostre est situé à l’avant et que le corps est rigide (ne plie pas comme le corps d’une abeille, par exemple), la punaise d’eau géante peut être manipulée de sorte à éviter la pénible morsure. Vous pouvez d’ailleurs visionner ce film sur YouTube, dans lequel une punaise d’eau géante est manipulée (voir vers 4 minutes 25 secondes).

Un autre insecte que vous connaissez bien et qui est muni d’un rostre – bien qu’il ne fasse pas partie des hémiptères – est le maringouin (Famille: Culicidae). C’est la femelle qui est responsable des redoutables morsures. Bien que nous n’apprécions guère cette attention que nous portent les maringouins, la cause est noble : le sang procure aux œufs portés par les femelles les protéines nécessaires pour se développer! C’est ainsi que ces dernières assurent un futur à leurs rejetons!

Troisièmement, on retrouve les morsures réalisées à l’aide de crocs ou de mandibules. Ceci nous ramène à l’exemple de l’araignée dont je parlais en début de chronique. Les araignées sont dotées de deux crocs dont elles se servent pour mordre leurs proies et y injecter leur venin. On les perçoit bien sur cette illustration. Il n’y a pas vraiment de façon que je connaisse pour manipuler une araignée manuellement (sans outils) de sorte à éviter ses crocs. Or, jusqu’à maintenant, je n’ai pas été mordue par les araignées que j’ai manipulées. Si elles ne se sentent pas menacées, les chances qu’elles mordent sont faibles. De toute façon, la plupart des gens ne font pas particulièrement de détour pour prendre des araignées dans leurs mains!

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Les hémiptères, comme cette punaise assassine, peuvent se servir de leur rostre pour nous piquer

Certains insectes, dont quelques espèces présentées dans de précédentes chroniques (cicindèles et corydales, par exemple), sont munis de larges et puissantes mandibules qui peuvent causer de sérieux dommages – en particulier si on est un autre insecte! Bien sûr, ces mandibules peuvent aussi servir à mordre des doigts inquisiteurs, d’où l’intérêt de manipuler les organismes qui les arborent avec prudence! Encore une fois, si les insectes ne se sentent pas menacés, les probabilités qu’ils mordent sont faibles. Je peux d’ailleurs dire avec confiance que j’ai manipulé plus d’un insecte doté de large mandibules sans subir de fâcheuses conséquences!

En somme, il est facile d’éviter la piqûre ou la morsure de plusieurs invertébrés lorsqu’on prend soin de les manipuler avec prudence. En cas de doute, on porte des gants, on utilise des « outils » (branches, etc.) ou on fait de notre mieux pour les éviter!

 

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Une armée de pucerons

Pucerons fourmis
Pucerons envahissant mon aubépine et fourmis associées

Que vous soyez fin jardinier ou que vous appréciez tout simplement avoir un peu de verdure autour de votre maison, vous n’êtes pas sans connaître les pucerons!

Comme tout hémiptère qui se respecte, les pucerons sont dotés d’un rostre dont ils se servent pour drainer la sève des plantes. Leur arme secrète? Ils s’attaquent à vos plantes par centaines!

C’est à la suite du constat que mon aubépine arbustive était envahie de pucerons – et quand je parle d’envahie, c’est que je ne trouve pas un pouce carré de l’arbuste qui n’est pas affecté – que j’ai décidé de vous parler de ce groupe d’insecte. Mon aubépine est effectivement en état de siège non seulement par des pucerons, mais par une armée de fourmis qui les protège. J’ai d’ailleurs pu prendre plusieurs photographies qui témoignent de ce fascinant partenariat.

Pucerons fourmis 2
Autre branche, même histoire!

Mais pourquoi donc les fourmis protègent-elles de simples pucerons? La réponse réside dans ce que les pucerons éjectent de leur arrière-train : le miellat. Le miellat est un liquide sucré sécrété par les pucerons dont les fourmis raffolent. Ces dernières font d’ailleurs, en quelque sorte, l’élevage des pucerons, afin de pouvoir profiter au maximum de cette denrée.

Et gare aux intrus! Les fourmis les mordront et les attaqueront sans hésiter! C’est d’ailleurs parce que je me suis fait mordre par des fourmis, alors que je nettoyais la plate-bande située à côté de mon aubépine, que j’ai découvert le pot aux roses!

Revenons à nos pucerons! Sur les photographies où l’on voit les pucerons et les fourmis, on ne voit que des pucerons aptères (ne possédant pas d’ailes). Toutefois, certains individus sont dotés d’ailes et peuvent se déplacer, assurant ainsi la dissémination de l’espèce. Un fait étonnant que j’ai appris en faisant des recherches pour la présente chronique, c’est que les femelles ne sont fécondées qu’une seule fois à l’automne. Elles pondent des œufs et donnent ainsi naissance à des femelles dites vivipares, c’est-à-dire qui produisent des individus sans fécondation, un peu comme des clones. Ce sont ces femelles qui produiront des rejetons tout l’été suivant, jusqu’à une nouvelle fécondation à l’automne. Étrangement, alors que ces « clones » sont encore à l’intérieur du ventre de leur mère, ils commencent déjà à former leurs propres clones. Bref, chaque femelle peut se retrouver à porter plusieurs générations à la fois! Pas difficile de croire qu’elles peuvent coloniser rapidement toute plante!

Puceron ailé
Puceron ailé tenant sur le bout de mes doigts

Comme je l’ai mentionné en début de chronique, les pucerons ont pour principale occupation de s’agglomérer en colonies afin d’aspirer la sève des plantes. Herbacées, arbustes, arbres, rien de les arrête… ou presque! En effet, nous avons heureusement quelques alliés dans le monde animal qui se nourrissent de pucerons, entre autres les chrysopes, les coccinelles et leurs larves, ainsi que les larves de syrphes (voir cette précédente chronique).

Outre la lutte biologique, plusieurs solutions dites écologiques existent pour faire face à une armée de pucerons. Plusieurs concoctions à base de savons doux, vinaigre ou autres peuvent être trouvés sur Internet ou dans les livres d’horticulture. Quant à leur efficacité ou encore leur impact sur les plantes-hôtes et les autres espèces d’invertébrés, je ne pourrais vous en dire plus. La meilleure solution est d’y aller avec parcimonie et, comme le suggère le jardinier paresseux, si une plante est trop problématique, c’est peut-être signe qu’elle n’est pas la bonne pour vous ou pour sa localisation géographique!

 

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Des araignées à grandes pattes?

Ils sillonnent nos plates-bandes et nos jardins. On les voit fréquemment agrippés aux murs de nos maisons. Ils sont surnommés « araignées à grandes pattes ».

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Opilion

Or, bien qu’ils soient dotés de huit pattes – et que de longues pattes il s’agit! – les opilions ne sont pas des araignées proprement dits. Ils y sont toutefois apparentés, puisqu’ils font partie de la classe des arachnides, qui comprend également les scorpions, les acariens et les « vraies » araignées.

On distingue les opilions des araignées par la forme de leur corps. Alors que les araignées possèdent une « taille » qui segmente leur corps – thorax et abdomen – en deux portions (voir sur cette photo), les opilions sont entièrement ronds, comme des ballons! De plus, ils ne possèdent que deux yeux, situés sur une excroissance sur le dessus de leur corps.

Tout comme leurs proches parents scorpions et araignées, les opilions sont également des prédateurs hors pairs. Ils ne refusent pas, par ailleurs, un repas composé d’organismes déjà morts. Ils ne tissent pas de toile et chassent au sol. Bref, on peut compter sur eux pour « nettoyer » nos plates-bandes et éliminer les insectes indésirables!

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Les opilions ne possèdent pas de « taille », contrairement aux araignées

En plus d’être bénéfiques, ils sont inoffensifs. Selon une des références que j’ai consultée, il semblerait que les opilions ne soient pas munis de pièces buccales suffisamment fortes pour traverser la peau d’un humain. Pour avoir manipulé de nombreux opilions, je peux effectivement dire que je ne me suis jamais fait mordre.

Il m’est cependant déjà arrivée de rester aux prises avec une patte d’un opilion que j’étais en train de manipuler. Il s’agit bien sûr d’une tactique de défense : tout comme d’autres invertébrés et certains lézards, les opilions ont la capacité de « perdre » volontairement un membre lorsqu’ils se sentent menacés, question de confondre le prédateur. Le membre en question fini cependant par repousser. Pratique, n’est-ce pas?

 

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Un tigre parmi les insectes!

Je vous écris aujourd’hui au sujet d’un insecte que j’affectionne tout particulièrement. Il s’agit de la cicindèle à six points (cicindela sexguttata), surnommée en anglais le six-spotted tiger beetle.

Comme son nom anglais « tiger » le suggère, il s’agit d’un prédateur hors pair. En fait, la cicindèle à six points, un coléoptère, fait partie du sous ordre Adephaga dont la racine grecque adephagos signifie « vorace ».

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Cicindèle à six points (cicindela sexguttata)

Il s’agit de l’espèce de cicindèle la plus commune en Amérique du Nord. Au Québec, on retrouve un total de treize espèces de cicindèles (ce site montre de jolies photos d’autres espèces). La cicindèle à six points est facile à distinguer, dû à sa belle coloration vert-métallique et aux six points blanchâtres qui ponctuent ses élytres (les élytres sont les ailes durcies des coléoptères qui recouvrent les vraies ailes, plus tendres; c’est en quelque sorte leur carapace). Il faut cependant faire attention lors de l’identification, car il arrive parfois que les cicindèles à six points arborent 0, 2 ou 4 points!

Les cicindèles adultes chassent au sol. Elles attendent, immobiles, qu’un insecte se pointe. Une fois l’insecte localisé, elles le prennent en chasse. Elles se déplacent très rapidement. J’avais déjà tenté d’en photographier dans le passé, mais en vain. Dès que je m’approchais, elles disparaissaient! Il fallu que j’attende d’en sauver une en détresse, dans ma piscine, afin de pouvoir l’approcher. C’est cette dernière qui figure sur les photos et la vidéo qui accompagnent la présente chronique. J’en avais déjà manipulé une autre, dans le passé, qui avait failli me mordre : je l’avais laissée tomber au sol comme je la voyais ouvrir les mandibules et enligner mon doigt! Bien qu’elles préfèrent nettement nous éviter, elles sont dotées de larges mandibules dont elles pourraient fort bien se servir contre nous si nous les manipulons contre leur gré!

Fort heureusement, ce sont plutôt d’autres invertébrés qui mettent les mandibules des cicindèles à l’ouvrage!

Les larves de cicindèles sont, tout comme les adultes, de voraces prédateurs. Je n’en ai jamais vu, mais leur façon d’embusquer des proies est étonnante! En fait, les larves vivent enfouies sous terre, dans un long trou vertical. Seule leur tête frôle la surface. Les mandibules étant égales au sol, elles passent inaperçues… jusqu’à ce qu’un pauvre insecte passe trop près. Elles déploient alors leurs mandibules à la vitesse de l’éclair et, si elles sont chanceuses, se rétractent dans leur trou avec un bon dîner en bouche!

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Les cicindèles sont munies de larges mandibules, comme le témoigne cette photo

Les larves broient leurs proies à l’aide de leurs mandibules. Elles liquéfient les tissus de ces dernières à l’aide de fluide digestif qu’elles régurgitent. Un des livres que j’ai utilisé comme source d’information pour écrire la présente chronique décrit en détail la façon de manger des larves et des adultes cicindèles. Comme le tout est très explicite – et savoureux!!! – j’ai décidé de partager ces descriptions avec vous. Je me permets une traduction libre, que voici :

« Tel un homme doté d’une forte moustache filtrant sa soupe entre les poils de sa lèvre supérieure, la larve de cicindèle consomme sa victime liquéfiée tout en filtrant les morceaux à l’aide de poils situés sur son labrum (lèvre supérieure). Les adultes liquéfient également leur nourriture, en utilisant leurs formidables mandibules pour mastiquer les proies de la même  manière que vous mangeriez une orange pulpeuse, écrasant et avalant le jus plutôt que de mastiquer et d’avaler les morceaux solides. » (Traduit et adapté de Marshall 2009)

Sur ce, je vous souhaite bon appétit, chers lecteurs!!!

 

Vidéo de la cicindèle:

 

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Odonates en émergence aux abords du fleuve Saint-Laurent!

J’avais déjà prévu écrire une chronique cette semaine au sujet de l’émergence d’une espèce particulière de libellule à laquelle j’ai récemment assisté. Quelle ne fut pas ma chance d’observer une seconde émergence – cette fois-ci de demoiselles – lors d’une sortie de pêche, à peine une semaine plus tard! Il ne m’en fallu pas plus pour me lancer dans l’écriture d’une chronique parlant de cette merveilleuse transformation que subissent les odonates (libellules et demoiselles), les faisant passer de bestioles parfaitement adaptées à la vie aquatique à des organismes volants, maîtres du ciel!

Gomphe-Cobra adulte
Gomphe-Cobra venant d’émerger

Ma première expérience se fit sur le bord du fleuve Saint-Laurent à Québec, à la plage Jacques-Cartier. Il s’agit d’un lieu aménagé pour les piétons et dont les sentiers longent le fleuve. Lors d’une récente balade, j’y aperçu un grand nombre de libellules écrasées… ce qui me conduisit à formuler différentes hypothèses sur leur présence, dont celle qu’il s’agissait de jeunes libellules venant d’émerger et n’étant pas encore capable de voler. Ceci expliquerait pourquoi elles se retrouvaient écrasées en aussi grand nombre. Aussitôt formulée, je tentai de trouver des indices pour confirmer mon hypothèse. C’est ainsi que j’aperçu éventuellement un grand nombre de libellules adultes jonchées sur des roches le long du fleuve, accompagnées d’un grand nombre d’exosquelettes (coquille externe des invertébrés) de larves vides. Et voilà, mon hypothèse était confirmée!

Ayant à la fois des larves et des adultes à étudier, il me fut facile d’identifier les individus. Il s’agissait de gomphes-cobras (gomphus vastus), de la famille des gomphidae. Les gomphes-cobras sont très communs le long du fleuve Saint-Laurent et ils se reconnaissent facilement, en particulier grâce à leur abdomen dont l’extrémité est enflée. C’est d’ailleurs cette caractéristique qui lui valu son nom anglais de clubtail (queue en forme de bâton de golf).

La seconde émergence que je pu contempler est issue d’un pur hasard! Une semaine après avoir assisté à l’émergence des gomphes-cobras à Québec, je me retrouvai plus au sud dans mon patelin d’origine, en bateau sur le Saint-Laurent. Comme la pêche n’était pas des plus fructueuses, je me laissai aller à regarder les alentours… et me rendre à l’évidence qu’une larve de demoiselle (famille des Coenagrionidae) s’était hissée sur le bateau et était en train de se métamorphoser en adulte ailé! J’ai pu filmer une partie de cette métamorphose et la vidéo est présentée à la fin de la présente chronique. J’ai également inséré quelques photos prises à différents intervalles et démontrant la progression de la métamorphose de la demoiselle.

Gomphe-Cobra exosquelettes
Exosquelettes de Gomphes-Cobras

Je suivi avec attention les différents stades de la métamorphose, qui dura environ 30 minutes à partir du moment où j’ai remarqué la chose. C’est lorsque notre bateau traversa un nuage de demoiselles fort similaires que « ma » demoiselle décida enfin de s’envoler. Après avoir passé une année sous l’eau, il était temps pour elle de compléter son cycle de vie : se reproduire, puis mourir d’ici la fin de l’été.

En effet, la durée de vie des odonates adultes varie entre 2 semaines et 2 mois, selon l’espèce. Cela leur laisse tout de même suffisamment de temps pour se reproduire et assurer la présence de générations futures de libellules et de demoiselles.

On voit bien sur les photos que j’ai prises les différences entre les larves et les adultes des libellules (anisoptères) et des demoiselles (zygoptères). En effet, les demoiselles sont plus petites et plus délicates que les libellules. Malgré cette apparence frêle, il s’agit tout de même de voraces prédateurs, tant au stade larvaire qu’adulte. J’en avais d’ailleurs parlé lors de chroniques antérieures (larves et adultes, respectivement).

Bref, ce que cette chronique veut vous apprendre d’abord et avant tout, c’est que la métamorphose dans le monde des insectes n’est pas que l’apanage des papillons. La prochaine fois que vous voyez une libellule ou une demoiselle, pensez à ce fantastique cycle de vie qui les caractérise!

 

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Émergence d’une demoiselle en vidéo et en photo

Demoiselle Émergente 1
Début de la transformation

 

Demoiselle Émergente 2
L’adulte est entièrement sorti de l’exosquelette

 

Demoiselle Émergente 3
Les ailes se déploient progressivement

 

Demoiselle Émergente 6
La métamorphose est presque complétée

 

Demoiselle Émergente 7
Voici le résultat final!