Les envahisseurs!

Lépisme et main
Poisson d’argent (lépisme)

Ils sont nombreux et diversifiés. Ils se cachent dans les moindres recoins de votre maison. Non, il ne s’agit pas du scénario d’un nouveau film d’horreur. Ni d’envahisseurs extra-terrestres. Ce sont tout simplement les invertébrés qui habitent avec nous, dans nos humbles demeures!

Bien que certains d’entre eux ne coexistent que de façon temporaire avec nous, question de fuir l’hiver, d’autres demeurent avec nous tout au long de l’année. C’est le cas, par exemple, des lépismes, que vous connaissez sans doute sous le nom de « poissons d’argent ». Les lépismes sont discrets et se tiennent dans les coins plus sombres et humides de nos maisons. Ils sortent de leur cachette la nuit pour se nourrir d’une panoplie de nos « restes » alimentaires et organiques (poussière, cheveux) laissés au sol, ainsi que d’autres produits incluant la colle à tapisserie et les reliures de livres. Ils sont inoffensifs et contribuent même à « nettoyer » certains recoins inatteignables!

Une myriade d’espèces d’araignées est également retrouvée de façon régulière dans nos demeures. C’est le cas de Cheiracanthium inclusum (agrarian sac spider), une araignée jaunâtre d’assez grande envergure (environ 1 cm) qui, bien que normalement retrouvée dans le feuillage des arbres ou des herbacées, à l’affut d’une proie, se faufile aisément dans nos maisons. Ces araignées laissent souvent derrière elles un fil unique, en guise de « corde de sécurité » si elles tombent. Si vous observez de ces fils chez vous (à ne pas confondre avec des fils de poussière!), il est bien possible que vous hébergiez quelques araignées de ce groupe! Selon le livre Common spiders of North America, il s’agit effectivement d’une des araignées les plus communément retrouvées à l’intérieur de nos bâtiments. Toutefois, d’autres espèces, souvent toutes petites (quelques millimètres d’envergure), nous tiennent également compagnie.

Araignée_Sac spider
Cheiracanthium inclusum, araignée commune dans nos maisons

Ces araignées ne représentent aucun danger pour l’être humain. Elles peuvent tout de même mordre pour se défendre, mais aucune d’entre elles n’est venimeuse… si nous demeurons au Québec, bien sûr! Elles contribuent même à nous débarrasser d’autres envahisseurs qui, eux, pourraient s’avérer bien plus néfastes.

Et justement, certains invertébrés « envahisseurs » sont nettement moins bienvenus. Je vous avais parlé, dans un article précédent, de plusieurs charançons qui causaient des dommages aux plantes d’intérieur de mes parents. D’autres envahisseurs s’en prennent directement à nous. Je pense en particulier aux punaises de lit. Ces hémiptères dépourvus d’ailes sont des parasites d’animaux, incluant… les humains. En fait, les punaises de lit nous auraient suivis depuis les cavernes de la préhistoire jusque dans nos demeures des temps modernes. Elles auraient été moins abondantes à partir du milieu du XXe siècle, mais présentent une remontée spectaculaire depuis les années 1990, possiblement attribuable à la mondialisation (accroissement du commerce international, du nombre de voyages internationaux, etc.). Les punaises se nourrissent la nuit, en repérant leurs hôtes par la chaleur qu’ils dégagent. Elles génèrent des morsures qui démangent (et qui dérangent!). Les références que j’ai consultées indiquent qu’il n’est pas démontré que les punaises de lit soient d’importants vecteurs de maladies. Toutefois, une étude a démontré que le VIH pouvait survivre pendant une heure dans l’estomac d’une punaise. Il a aussi été observé que des morsures fréquentes peuvent conduire à une carence en fer, voire à une anémie (comme dans les histoires de vampires!). Nous ne sommes plus bien loin d’un film d’horreur, ici… Et au moment de terminer l’écriture de cette section, j’ai drôlement envie de me gratter!

Un autre envahisseur indésirable est la mite des vêtements (lépidoptère de la famille des Tineidae). J’ai pris des photos de ces mites dans ma maison, ce printemps. Nous retrouvons un adulte par semaine, depuis quelques semaines déjà. L’invasion ne semble pas massive, mais je m’interroge tout de même sur leur provenance. Retrouverais-je éventuellement un vieux chandail de laine rongé? En plus de s’attaquer aux vêtements, les larves de mites peuvent se satisfaire d’autres substrats, tels le tissu d’un tapis, ou encore un amas de poussière localisé sous un meuble. Bref, difficile de trouver la « source d’émanation » dans une grande maison!

Mite vêtements
Mite des vêtements

Des espèces d’invertébrés que nous abritons, certaines sont totalement inoffensives, alors que d’autres sont plus dérangeantes. Mieux les connaître aide à mieux orienter nos actions. Et, bonne nouvelle, la plupart ne nécessitent, en fait, aucune intervention… en autant qu’on soit prêt à ce qu’elles nous tiennent compagnie!

 

Pour en savoir plus

Éphémères, ces insectes!

Certains les appellent des « mannes ». Ils sont bien connus des pêcheurs, qui utilisent des leurres qui leur ressemblent pour pêcher à la « mouche ». Il s’agit des éphémères (ordre des éphéméroptères).

Hexagenia
Éphémère adulte (Hexagenia)

Le nom de ce groupe d’insectes offre un bon indice quant à leur cycle de vie : le stade adulte est effectivement très éphémère et ne dure, pour certaines espèces, que 90 minutes! En fait, ce stade est tellement court que les éphémères adultes ne possèdent même pas de pièces buccales. Leur seul objectif : se reproduire!

Pourtant, les éphémères ont une durée de vie totale qui peut varier de quelques mois à plus de deux ans. C’est cependant sous forme larvaire que les éphémères vont passer la plus grande partie de leur vie.

Les larves d’éphémères se développent sous l’eau. Elles possèdent des branchies le long de leur corps, ce qui leur permet de respirer. Plusieurs espèces sont sensibles à la pollution des milieux aquatiques et sont, par conséquent, utilisées comme indicatrices de la santé des cours d’eau. Lorsque je sillonnais les rivières au Québec, il m’arrivait fréquemment – presque tout le temps, même – d’en capturer. Les larves sont très bien réparties et on les retrouve à peu près partout dans nos lacs et nos rivières. Elles constituent d’ailleurs un maillon important à la base des chaînes alimentaires de ces milieux, étant consommées par d’autres insectes aquatiques prédateurs, ainsi que par de nombreuses espèces de poissons.

Heptageniidae Larve
Larve d’éphémère (Heptageniidae)

Les éphémères constituent également une importante source de nourriture une fois qu’ils sont parvenus au stade adulte, et ce, tant pour les milieux aquatiques que terrestres. En effet, lorsque vient le temps de se reproduire, les larves d’éphémères émergent des milieux aquatiques pour se transformer en adultes ailés. Les émergences peuvent se produire graduellement ou, dans le cas de certaines espèces, de façon soudaine et « massive ». Certaines espèces émergent simultanément en quantités phénoménales et vont même jusqu’à causer certains désagréments! J’avais déjà entendu parler, lors d’une conférence sur les invertébrés aquatiques, qu’il y avait des endroits où l’on devait sortir les camions de déneigement pour ramasser les carcasses d’éphémères à la suite d’émergences massives. En faisant des recherches, je suis tombée sur cet article, qui présente des images concernant une émergence monstre ayant eu lieu en juin 2012 aux États-Unis (Wisconsin).

J’avais également pris une courte vidéo (ci-dessous) lors d’une émergence de caenidae, une sorte de tout petit éphémère, à l’été 2011. Nous étions pris d’assaut par plusieurs individus, qui s’arrêtaient sur nous le temps d’une mue! Fait surprenant, la mue des éphémères qui viennent tout juste d’émerger de l’eau est nécessaire afin que l’individu atteigne le stade final où il peut enfin se reproduire – autrement, il demeurerait à un stade intermédiaire entre la larve aquatique et l’adulte reproducteur! Ce stade, que je qualifierais de pseudo-adulte (organisme ailé qui ressemble à un adulte, mais dont les organes reproducteurs ne sont pas entièrement développés – on parle de subimago dans la littérature), est unique. Il n’existe chez aucun autre insecte.

Malgré les désagréments engendrés chez certains humains, ces émergences font le bonheur de nombreux consommateurs. Tout d’abord, les oiseaux, qui sont souvent en période de nidification lors de ces émergences, s’en servent comme source supplémentaire de protéines! Les poissons aussi se nourrissent des adultes éphémères qui frôlent la surface de l’eau (ou qui y tombent) pendant l’accouplement ou la ponte des œufs. Même les pêcheurs en profitent, en utilisant des leurres qui ressemblent aux éphémères adultes, sachant que les poissons les identifient déjà comme un gourmet repas.

Bref, les éphémères constituent avant tout une espèce utile! D’ailleurs, nombreux sont ceux qui savent profiter de cette « manne », sans mauvais jeu de mots!

Pour en savoir plus

Caeniidae
Éphémère de la famille des Caenidae

Hymne aux pollinisateurs

Papillons, abeilles, mouches, coléoptères et j’en passe! Qu’ont-ils en commun? En fait, de nombreux individus appartenant à ces groupes d’insectes jouent un rôle d’une grande importance, tant pour les écosystèmes que pour nous, les humains : ce sont des pollinisateurs!

Bourdon_Pollinisateur
Bourdon (Hymenoptère)

Pensez-y. Les fruits que nous mangeons proviennent d’une fleur qui a tout d’abord été fertilisée par le pollen d’une seconde fleur. Puisque ces dernières ne se déplacent pas comme les animaux, elles ont besoin d’« entremetteurs ». Il s’agit bien sûr des pollinisateurs! Il en est de même pour les arbres qui nous entourent : sans pollinisation, pas de fruits. Et sans fruits, peu de possibilités de se disperser. Bref, sans insectes pollinisateurs, le paysage « végétal » serait bien différent!

Certes, les insectes ne sont pas les seuls pollinisateurs, mais on pourrait tout de même dire qu’ils dominent cette profession! Un pollinisateur par excellence est sans contredit l’abeille. Vous avez d’ailleurs sans doute remarqué que plusieurs cultivateurs (je pense en particulier aux pomiculteurs) font installer des ruches à proximité de leurs terres, afin de favoriser la pollinisation de leurs fruits. L’être humain a su reconnaître la valeur des pollinisateurs et l’utiliser à son avantage. Mais qu’arrive-t-il quand une plante perd ses pollinisateurs?

Belle-Dame1
Belle-Dame (Lépidoptère)

Il existe quelques cas connus de plantes dont les pollinisateurs sont disparus. Un cas étonnant est celui des abeilles qui ont complètement disparu d’une région de Chine (voir la vidéo Le silence des abeilles dans la section « Pour en savoir plus »). Cette disparition a été dévastatrice pour la culture des poiriers et ce sont maintenant de nombreux ouvriers humains qui doivent grimper dans les arbres afin de les féconder de façon manuelle. Ce service, autrefois offert gratuitement par les insectes, fait maintenant l’objet de nombreuses heures de travail pour l’être humain!

Ce ne serait pas moins de 35% de la production mondiale de nourriture qui serait directement dépendante des pollinisateurs. On parle ici de fruits, légumes, céréales, café, cacao et épices… Ce n’est pas peu dire! Pourtant, des études récentes démontrent une diminution significative des populations d’abeilles dans plusieurs régions du globe. Les pesticides sont pointés du doigt, mais plusieurs autres facteurs seraient également mis en cause (champignons, espèces envahissantes, pollution globale et changements climatiques). Albert Einstein aurait dit « Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre ». Il n’avait probablement pas tort!

Bref, la prochaine fois que vous croquez dans un fruit, une barre de chocolat ou que vous sirotez une tasse de café, pensez qu’il y a sans doute un insecte derrière le tout!

Je termine cette chronique par une petite galerie-photo en guise d’hymne aux pollinisateurs. Vous pouvez cliquer sur les photographies pour les visualiser en plus gros plan! Je vous recommande également de regarder la vidéo de l’émission Le code Chastenay, dans la section « Pour en savoir plus » ci-dessous. Elle parle de la situation des abeilles au Québec, plus particulièrement en rapport avec l’utilisation d’un pesticide.

Pour en savoir plus

Bombyliidae
Bombyle (diptère)
Perce-oreilles Fleur
Perce-oreilles (dermaptère)
Syrphidae_Pollinisateur
Syrphe ou mouche à fleur (diptère)
Hymenoptère petite
Hymenoptère
Hespérie2
Hespérie (lépidoptère)
Papillon Bleu-argent
Bleu-argenté (lepidoptère)
Abeille_Pollinisatrice
Hymenoptère
Abeille cotonnière
Abeille cotonnière (hymenoptère)
Mouche verte_Pollinisateur
Mouche verte (diptère)
Belle-Dame2
Belle-Dame (lepidoptère)
Coléoptère rouge_Pollinisateur
Téléphore fauve (coléoptère). Pollinisateur malgré lui: il se promène d’une fleur à l’autre en quête de petits insectes!

L’araignée-caméléon

Je vous ai déjà parlé du mimétisme dans le monde des insectes (ici). Les insectes ne font pas que « mimer » d’autres insectes ou se camoufler pour se protéger des prédateurs… ils ressemblent aussi à des composantes de leur environnement pour mieux attraper leurs proies!

Araignée-Crabe
Araignée-Crabe (misumena vatia) sur une onagre

C’est notamment le cas de l’araignée dont je vais vous parler dans les prochains paragraphes. Je suis tombée sur cet individu l’été dernier, en voulant prendre des photos de mes fleurs. Quelle ne fut pas ma surprise de réaliser qu’il y avait quelque chose qui bougeait au centre d’une d’entre elles. La « chose » en question était une araignée, qui était toute vêtue de jaune… exactement la même couleur que la fleur dans laquelle elle se cachait! Son objectif, rester tapie en plein centre de la fleur, jusqu’à ce qu’une infortunée proie se présente.

Je suis d’ailleurs retournée voir la même fleur à intervalles réguliers. L’araignée semblait très fidèle à ce site, puisqu’elle demeura dans la même plante pendant plusieurs jours consécutifs. J’ai même pu en apercevoir une seconde, dans une fleur avoisinante. Puis, un jour, j’ai aperçu une mouche au centre d’une des fleurs, dans une drôle de position… avant de réaliser qu’il y avait une araignée jaune derrière elle, la tenant dans ses crocs. Le camouflage était tellement parfait que même mes yeux ne détectèrent pas l’araignée immédiatement!

Araignée-Crabe_2
Même araignée, prise quelques jours plus tard avec une proie entre les crocs

Après avoir pris ces photographies, je ne pouvais m’empêcher d’être intriguée par la couleur parfaitement identique de l’araignée à celle de mes fleurs. Je m’interrogeais sur ce que faisait cette araignée pour se camoufler pendant les moments de l’année où les fleurs jaunes ne dominent pas le paysage.

Ce n’est que récemment que le mystère fut résolu! Je me suis effectivement achetée un livre sur les araignées de l’Amérique du Nord. J’y ai facilement trouvé l’espèce à laquelle appartenait ma belle araignée jaune : il s’agit d’une araignée-crabe (misumena vatia; goldenrod crab spider), de la famille des Thomisidae. Elle détient ce nom à cause de sa posture (pattes avant déployées latéralement), qui fait penser à un crabe. En plus, il s’agit d’une femelle. Les femelles sont en effet beaucoup plus grosses que les mâles – environ deux à quatre fois plus grosses. Elles arborent également plus de couleurs. Fait intéressant – qui répond à mes interrogations – ces araignées sont capables de changer de couleur pour mieux se camoufler parmi les fleurs. Elles peuvent donc passer d’une coloration plutôt blanchâtre (voire vert-blanchâtre) à un jaune vif (comme sur les photos que j’ai prises) et vice-versa.

Bref, cette espèce peut changer de couleur pour se fondre aux fleurs dans lesquelles elle souhaite s’installer, en attente d’une proie. Efficace comme tactique de prédation. Je n’aimerais pas être un petit insecte pollinisateur, moi!

Pour en savoir plus

Une soif à étancher pour un insecte-emblème

Nous sommes au tout début de l’été 2012. C’est une des premières journées chaudes de l’été où il fait bon se baigner. Alors que je me prélasse dans la piscine, un papillon me tourne autour. Je me rends rapidement compte que la bête en question est assoiffée et qu’elle profite des flaques d’eau que j’ai laissées autour de la piscine pour s’abreuver. Il ne m’en faut pas plus pour aller chercher ma caméra et tenter de prendre l’individu en photo. Celui-ci ne se laisse pas facilement approcher et je réalise quelques clichés de médiocre qualité. Tant pis, je continue à me baigner. Mais voilà donc que le papillon s’approche davantage. Je sors de la piscine et j’attends. Ce dernier se pose à mes pieds, où une flaque d’eau s’est formée. Puis je tends ma main mouillée vers ce dernier… qui y monte pour « lécher » l’eau qui dégouline sur mes doigts!

Naturellement, j’ai pris l’évènement en photo et j’ai également pris une vidéo. Sur cette dernière, on voit très bien le papillon « lécher » mes doigts avec son rostre – l’appendice que les papillons déploient pour se délecter du nectar des fleurs. Bref, je n’étais pas la seule à avoir chaud!

Après cette sympathique rencontre, je décidai d’identifier le papillon en question… ce qui fut très facile. Cette espèce de papillon est bien distincte, avec ses ailes foncées traversées chacune d’une large bande blanche. C’est d’ailleurs cette bande blanche qui lui a valu son nom : l’Amiral (Limenitis arthemis).

L’Amiral est l’insecte-emblème (non-officiel, cependant) du Québec. Ce choix s’est concrétisé en 1998, dans le cadre d’un vote populaire auquel 230 000 québécois ont participé. L’Amiral s’était alors présenté contre quelques autres espèces d’insectes, dont la coccinelle maculée et la cicindèle à six points (qui aurait sans doute été mon premier choix si j’avais eu connaissance d’un tel vote). C’est sans doute sa jolie parure qui lui valu le premier prix!

Amiral 2
Amiral vu de dos
Amiral 1
Amiral sur ma main, vu de côté

Cette espèce est abondante dans la portion sud du Québec. En faisant quelques recherches, j’ai appris que l’Amiral se nourrissait non seulement du nectar des fleurs, mais aussi de la sève et des jus provenant de matières en décomposition, telles que des fruits, des excréments et des cadavres d’animaux… Bref, je ne peux pas dire où s’est promené le joli papillon avant d’atterrir sur ma main (et je crois ne pas vouloir le savoir)!

La chenille de l’Amiral a développé un camouflage idéal : elle imite une fiente d’oiseau. Vous en avez peut-être déjà vu une (moi aussi d’ailleurs), mêlée à la matière végétale, sans réaliser qu’il s’agissait d’une chenille. Elle se nourrit des feuilles d’un bon nombre de d’arbres, incluant amélanchiers, bouleaux, saules et peupliers. Il n’est donc pas étonnant d’en retrouver (chenilles et adultes) autour de nos maisons – surtout lorsqu’on demeure à côté d’un boisé!

Si vous voyez souvent des papillons dans votre entourage, portez une attention particulière aux ailes. Si vous tombez sur un papillon d’assez grande taille caractérisé par de belles bandes blanches, il est fort probable que vous soyez tombé face à face avec un Amiral, l’insecte-emblème du Québec!

Pour en savoir plus